‹ Voyage autour du CaucaseChapitre 12 sur 20 · DESCRIPTION DE ROUTAIS ANCIEN ET MODERNE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE ROUTAIS ANCIEN ET MODERNE

* Xji YiUe de Koutaïs actueUe, avec ses nimes ^ ranferiAe deux localités bien distinctes chez les aAÔeos, et surtout dans Vrocoçe (i), Oddiîmé^ i^on et Kmriâtissium.

, OuklHfiiénoii était la ville fortifiée qui est au noi:d^ wm la me droite du Phase*

Koutatissium comprenait la ville actuelle qui est dans la plaine au sud du Phase, sur la rive gauche.

Oukhimérion, ou la viDe fortifiée, était divisée en trois parties : Fakropolis A , située à Tangle est du rocher, sur la sommité la plus élevée; la ville haute fortifiée B, assise à Fouest de TakropoUs, sur le plateau de la montagne y et la ville basse C, qui s^étendait sur les pentes escarpées du rocher du plateau élevé jusqu^aux rives du Phase ou Rion.

Bien au loin, à Pouest de cette ville fortifiée, s^étendaient, siu* les ondulations du sol, des Êiubourgs, des marchés, etc.

(i) II, 536, Ed. Bon.

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Pour hien me comprendre, il Êiut me BuLvre sm- lepknque fai fait graver T* ftérie, pi. 18. Je me suis servi, pour les formes' du t^rain y d'un plan qui a été relevé récemment des environs de Koutaïs, par ordre du gouveraemenL J^j ai placé, avec la plus grande exactitude, tout ce qui est ruine ou monument de Pantiquité, dont Tingénieur ne sYtait pas occupé. Je vais d(mner quelques détails importants sur ce plan.

Explication du plan deKoutôs.

A. La citadeUei ou akropoUs, était sans doutfi rOuklân^éirioii primitif de Procop?, et sa fondbr ticm remonte bien haUt dans Fantiquilé : l^e est élevée di^envirûn dôo pieds au-*dasaiis du niveaà du Phase : \m miMrst ejLtérii^ira sont revétui d'énormes ^artiiw^ de roc càlcûre* U est&eîle de âuiivvb plusieurs .â^ dé fondationa qm se dessineiàt sur.lef svialioes. du rocher» Les eôlés du nord et de Test soni inaooessibleâ»

Lst destruction de cette citaddyie date de Paiv rivée du général Tadld>en, quand, traversant le pi^s des Ossètes et le Ratcha, il vint, en 1769, au secours de Salomon I, roi d'Iméreth, contre lequel les Iniérélienis s^étaient révoltée. Ceux-<Â avaient dcmafiidé du secours aux Tutqi, qui possédaient les principalei&foneressesdù parjhEl, Lit révolte étmt déjà apaâsée l(^sqiie les Russes pé-

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Détrèreni en Iméreih; leur tache fut de déloger les Turcs de toutes les places fortes qa^ik occu^* paient. A Koutaïs, Fartillerie russe les foudroya des hauteurs des cimetières et les força à se rendre : Vartsikhé, Bagdag, etc., ne coûtèrent pas plus de peine, et pour ôter aux Turcs toute possibilité de pouvoir s^ rétablir, le général , avec le consentement du roi Salomon, fit sauter ou démanteler toutes ces places ; on s^attaqua le plus à Kontaïs comme à la plus importante. Les énormes débris roulèrent de toutes parts et encombrèrent une partie de la montagne : les masses qui sont restées sur place, renversées s^is dessus dessous , empêchent de bien reconnaître le plan d^une partie de Fancienne citadelle. La nouvelle est bâtie à peu près dans le sens de ^ancienne, seulement elle est plus petite et en retrait sm* les fondations de Fancienne.

i. Parmi les édifices dont il reste des traces dans la citadelle, Féglise ^t ce quHl y a de mieux conservé. Les portes étaient couvertes de scadptures dans le style géorgien : elle datait du quatorzième siècle. Les Turcs, en prenant possession de la forteresse en 1671, en firent une mosquée. Il y avait sur la porte dunord'une inscription turque que vit Gûld^istadt en 1772, mais que je n^ai pu découvrir. Cki Va, restaurée pour en faire une poudrière.

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