‹ Voyage autour du CaucaseChapitre 13 sur 20 · n face de la porte de F.église, on mon · texte numérisé non relu

n face de la porte de F.église, on mon

byGoogk

tait par un escalier à un bâtiment vaste ^ à plusieurs grandes divisions et occupant le plus haut point de la citadelle. C^était quelque palais fortifié des rois des Lazes. On dominait de là sur toute Timmensité de ce beau paysage ; on plongeait d\m côté sur le bassin de la Colchide ; de Pautre, la vue se perdait dans les gorges du Rion. jusqu'au-delà de Ghélathi, et dans tout le chaos de ces combes et de ces cratères porphyrîques, qui ont ici déchiré le sol principalement crayeux. Au nord, Tœil aperçoit même les cimes blanches du Passmta et du Kadèla, malgré Télévation et le rapprochement des montagnes crayeuses qui séparent Koutaïs du Ratcha, et parmi lesquelles le QuamU présente sa muraille pâle et escarpée (i).

3. Un chemin souterrain voûté en briques, comme dans, tant d'autres forteresses du pays, à Atskour, à Zéda-Tmogvi, à Darial, etc., menait, par une pente très roidc, presqu'au pied du rocher qui sert de postument à la citadelle. Là jaillit toujom's à gros bouillons une source superbe (2), qui s'échappe à travers les couches épaisses et compactes d\m roc jaunâti e qui ap-

(0 Voyez les deux vues de Koùtaïs, 2*^ série, pi. i3, a, i3, b.

(1) Température 10® 3/4 de Réaumur, elle est à 5o pieds au-dessus du Rion.

byGoogk

— 4oîi —

partient, selon toute apparence, à l'étage inférieur de la craie ou néocomien. Ce chemin secret mettait ceux qui allaient chercher de Peau à Tabri des flèches de Pennemi. Un aqueduc muré aussi dans le souterrain, en tubes cylindriques de terre cuite, me ferait soupçonner qu'on avait profité de la pression artésienne de cette source pour l'encaisser et la fiiire mon^^ ter plus haut. On a déjà eu de ces idées dans Faniiquité ; témoin les sources des aqueducs de ïyr (1).

B. Ville haute fortifiée : elle s'étendait sur le plateau de la montagne, à l'ouest de Pskropolis* Une énorme muraille 4 qui partait d'une tour ronde, à l'angle S. O. de la citadelle, séparait la ville haute de la ville basse, servant en même temps de mm*s de soutènement à une vaste place terrassée, occupée actuellement par les bâtiments en bois de l'archevêché. C'est là que 6ou8 les tilleuls et les noyers antiques , qui étendent au loin leur ombrage, l'on trouve l'un de ces points déUcieux où l'ame aime, en dominant les demeures nombreuses des vivants ^ à se perdre dans le vaste panorama des œuvres de la créa-» tion, heureuse dans sa contemplation. A chaque heure delà journée c'est une scène ravissante. Je ne vois rien qui me rappelle cette terrasse de

(i) Volney, Voyage en Syrie^ etc., II, 2ô< .

Koiitaïs comme la terrasse de Berne, celle de Baie, ou le jardin des Capucins à Fribourg en Suisse. Le travail de cette muraille est trèa soi** gbé} elle est révêtue du haut en bas de pierres de taille très bien travaillées.

5. Tour ronde du même style, ^ui faisait Pangle de la terrasse ; elle est en ruine^ et Pécole ye0t adossée.

6* Ancienne fortificatiOii très massive, changée en séminaire. Voyez ces deux bâtiments en face au^evant du tableau, %^ série, pi. i3, a.

7. Porte principale de la ville haute. Cest sous cette porte que fut assassiné, en i663, la fa* meuse Daredjan dont Chardin raconte Taffreuse histoire dans son voyage.

8. Le reste dé la muraille qui entourait la ville haute était appuyé de fortes tours carrées, massives, consti^uites avec le plus grand soin en belles pierres de taille, et appartenant aussi aux constructions les plus anciennes de la forteresse entière. Il est facile de voir qu^une partie de la muraille a été jadis ouverte en brèche, et qu^on Ta réparée grossièrement avec de plus petites pierres de taille mal travaillées : paiMîi , par-là elle a été exhaussée de la même manière. Les habitants de Koutaïs, ne pouvant quitter ceâ veilles ruines^ se sont logés dans quelques*-unes de ces tours, ou ont posé leurs maisons en bois en sailhe sur la muraille, ce qui forme un en-

byGoogk

semble des plus pittoresques au milieu des arbres, g. Portes.

10. Aqueducs en tuyaux de terre cuite, qui amenaient une source voisine dans la forteresse.

1 1 . Puits taillés en partie dans le roc vif.

Page 1