‹ Voyage autour du grand mondeChapitre 15 sur 42 · FAISONS NOS FARCES · texte numérisé non relu

FAISONS NOS FARCES

Le salon de la comtesse OTempora O’Mores, dans son hdtel du Faubourg Saint-Honoré.

LA MARÉCHALE PRINCESSE DE TILSITT, entre. — VoUS

êtes seule ?

LA COMTESSE o’tempora o’mores. — Seule.

LA maréchale. — Personne sous les tentures, sous les meubles ?

LA COMTESSE. — Princcssc !... pour qui me prenezvous?

LA MARÉCHALE. — Je ne vous prends pour personne, ma chère amie ; ces largesses ne regardent que vous !

LA COMTESSE. — Où voulez-vous en venir?

LA MARÉCHALE. — J’ai quclque chose de très-grave à vous dire.

LA COMTESSE. — Est-cc au sujet de la sotte lettre publiée par nos chères collègues dans la Vie Parisienne?

Faisons nos Farces.

LA MARÉCHALE. — Poîllt.

LA COMTESSE. — Comprend -OH qu’elles aient Joint mon nom au leur sans me consulter !

LA MARÉCHALE, — Les malheureuses en sont au repentir. La baronne m’a invitée à son bal du 27.

LA COMTESSE. — Moi aussi, mais je n’irai pas.

LA MARÉCHALE. — Avcz-vous remarqué qu’elles ont attribué à Offenbach V Orphée aux Enfers deMeyerbeer.

LA comtesse. — Vous voulez dire de Gounod.

LA MARÉCTALE. — N QU, de Meyèrbeer.

LA comtesse. — Cela ne fait rien.

LA MARÉCHALE. — On n’est pas plus ignorante. Ce que j’ai à vous confier est bien autrement important! Je veux vous signaler une jolie petite fredaine inédite à faire.

LA COMTESSE. — Ah f bah I — Comment l’entendezvous ?

LA MARÉCHALE. — Il s’agit de quelque chose d’insensé, Devinez ?

LA COMTESSE. C’est honnête ?

i*A MARÉCHALE. — Pourquoi pas ?

LA COMTESSE. — Scabreux ?

LA MARÉCHALE. — Je le crains.

LA COMTESSE. — Eist-ce qu’il faudra oublier ses devoirs?

LA MARÉCHALE. — Cela n’ira pas jusque-là.

LA COMTESSE. — Je parie que vous voulez voir décapiter le docteur Grumeley.

LA MARÉCHALE. — C’est plus fort que ça.

LA COMTESSE. — Vous me faites trembler!... S’agirait-il, par hasard, d’aller jusqu’à Suez?...

loo Voyage autour du grand Monde. ^

LA MARÉCHALE. — C’cst cticore plus fort. Allons, je vous viens en aide, vous ne trouveriez jamais. — Je veux aller... en omnibus.

, LA COMTESSE. — Ah! fi!... Vous n’y pensez pas.

LA MARÉCHALE. r^J’en rêvc. ’ ,

LA COMTESSE. — Je n’oserai jamais. Et puis, si mon mari le savait! ^ .

LA maréchale. — Bah I qu’est-ce qui vous dit qü’il n’y est plis allé bien des fois, sans que vous vous en doutie? ? , r

LA COMTESSE. — Il ne ferait pas une chose semblable sans m’en prévenir. Je connais Hector !

' LA MARÉCHALE. — Vous h’êtes pas la seule.

LA COMTESSE. — Eh bien, tant pis pour elles.

LA MARÉCHALE. • — Après tout, comtcsse,. VOUS savez... moi, je ne veux pas vous entraîner pour qu’ensuite vous me fassiez des reproches. J’ai eu une fan-, taisie, j’ai pensé que vous pouviez avoir la même, je vous ai offert de partager mes dangers, mais vous avez peur...

, LA COMTESSE. — Oh ! pcur !

LA MARÉCHALE. — N’en parloqs plus.

LA COMTESSE. — Patlons-en, au contraire, afin de bien assurer le sefcret et l’impunité de nos folies.

LA MARÉCHALE. — A la bonne heure! vous voilà raisonnable. Tenez, savez-vous ce que nous pouvons faire? Disons à Whattson de nous suivre avec le coupé.

LA COMTESSE. — Bravol... (Avec Msitaüon.) Vous ne voudriez pas que Cléry nous accompagnât?

LA MARÉCHALE. — Ma chèrc enfant, permettez-moi de vous donner un avis dans le calme du tête-à-tête. Vous êtes plus naïve que Chloé et vous finirez par

Faisons nos Farces.

lor

afficher Daphi>is. Cela dit, en amie éprouvée, revenons à notre grande affaire. ’ .

LA COMTESSE. — Jc ne sais pas ce que vous voulez ■■ dire. ' •

LA MARÉCHALE. — Bien entendu. — Quand faisonsnous notre escapade?

LA COMTESSE. — Quand vous voudrez.

LA MARÉCHALE. — Alors, demain? ■ * .

LA COMTESSE. — Soit.

LA MARÉCHALE. — Troishcures? . ' . ' .

LA COMTESSE.' — Trois heures. ' •. •

LA MARÉCHALE. — Je Serai ici à 2 heures Sq minutes. — A demain, toute belle. ’ ’ ■ ’ .

LA COMTESSE. Vous partez déjà? , , ' '

LA MARÉCHALE. — Je suis attendue à la même heure dans dix endroits. ■

LA COMTESSE, — Et VOUS allez ?...

LA MARÉCHALE. — Dans un Onzième OÙ j’attendrai, •

peut-être. . - ' - i.

LA COMTESSE. — Avec CCS ycux-là ? ' ' '

LA -MARÉCHALE. — Le fait est que ce “u’est pas leur '

habitude'. A demain. Ah! à propos.... ■ . .. , . ^

LA COMTESSE. — Quoi donC ? . , , • ■ ■

LA , MARÉCHALE, —r En pctltc tenuc, bien entendu. ” . • •

LA COMTESSE. — Une toilette d’omnibuSj enfin. , / ;

LA maréchale. T- Que mettrez -vous ? '

LA COMTESSE..— Une robe de velours noir — la jujje, de dessous en peluche jonquille. - . • •

LA MARÉCHALE. — C’cst Cela. Moi je mettrai tout •

simplement une robe de satin lie-de-Botirgogne, agrémentée de blanc. A demain, chère. '

LA COMTESSE. — A demain. •• ‘

Il •

Le petit saloii de la comtesse O’Tempora O’Mores.

LA MARÉCHALE. — Vous êtcs prête?

LA COMTESSE. — Je n’ai plus que mes gants à mettre.

LA Maréchale. — -^Vous avez un flacon ?

LA comtesse. — J’en ai deux. En voulez-vous un ? LA maréchale. — Non, merci, j’ai pris une petite • bouteille de t Preston sait. »

La comtesse. — Alors, en route ! '

Dans l’antichambre.

LA MARÉCHALE. — J 'ai dit à Whattson de nous conduire dans quelque quartier perdu. •

. LA COMTESSE. Croiriez-vous que mon cœur bat comme si j’allais à quelque rendez-vous... sérieux. Vous comprenez.

LA MARECHALE, à Wbatfson qui, raide sur son siège, en tenue banale, le fouet sur la cuisse, attend les ordres. — Go On, as I

told you.

(Whattson incline légèrement la t£te. — La voiture part.) Dans la voiture.

LA COMTESSE. — PouTvu que noüs ne rencontrions personne I

Digitizoo by y 'gic

Faisons nos Farces.

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LA MARÉCHALE. — follcl Puisquc je VOUS dis que nous allons au diable.

LA COMTESSE. — Je conoals du monde partout.

(Bruit dans la rue; la voiture redouble de vitesse.)

LA COMTESSE, efiarde. — Qu’cst-Ce qu’il y a?

LA MARÉCHALE. — Rassufez-vous, mignonne, ce n’est rien. Whattson a failli Écraser un pompier.

LA COMTESSE. — J’ai eu une peur !

LA MARÉCHALE. — Figurez-vousque j’ai envoyé mon njari à Joinville-le-Pont inspecter l’école de gymnastique de la Faisanderie. Il m’a bien promis de ne pas rentrer avant sept heures. ■

LA COMTESSE. — J’ai dit au comte qu’il y avait aujourd’hui une exposition de chevaux cochinchinois sur la terrasse de Saint-Germain, et il est parti par le train de 3 h. 3o.

LA MARÉCHALE. — Bien. De ce côté-là nous sommes sans crainte.

(On entend des cris.)

LA COMTESSE, effrayde. — Qu’cst-cc qu’il y a encore?

LA MARÉCHALE. — Nc VOUS tourmcntez donc pas ainsi, rna chère amiç. C’est Whattson qui a rasé une marchande de poissons. Mais rassurez-vous, le voilà qui s’arrête. Descendons.

Rue du Vieux-Colombier.

LA MARÉCHALE, à Whattspn. — Never mind what we are doing, and follow us every where.

' ' (Whattson s'incline et suit i distance.)

LA COMTESSE. — ,Jc VOUS assuFfi quc nous aurions dû nous faire accompagner par Cléry... ou par tout autre.

LA MARÉCHALE. — Vous n’êtes pas plus faite pour les grandes entreprises que'rpoi pour le cloître.

LA COMTESSE. — Où sommcs-nous?

LA MARÉCHALE. — Jc n’en sais rien. Mais que voyez-vous sur cette plaque bleue ?

LA COMTESSE. — Où Cela ?

.LA, MARÉCHALE. — Là-haut, au-dcssus du pharmacien.

' LA COMTESSE. — Ruc du Vièux-Colomhier.

LA MARÉCHALE. — Alors, c’cst parfait. On m’a assuré que nous verrions passer là un omnibus vert, avec une ceinture ^blanche, qui nous conduira au Panthéon.

UN GAMIN. — .Eh ben f, merci. Plus qu’çà d’chic! Des femmes embaumées à la Croix-Rouge.

DEUXIÈME GAMIN. — Cot-cot-cot-cot-cot-codette ! En v’ià des tout chauds. <

PREMIER gamin. — A la cOque f à la coque!... A quand la ponte, mes petites cocottes ? -

UN ÉTUDIANT. — Ah ça; Gavrochc manqué, vas-tu laisser ces dames... ( A la maréchale. ) Eugénie, prends mon bras.

LA MARÉCHALE. — Mais, monsieur, je ne vous connais pas.

l’étudiant, bas. — Ne comprenez-vous donc pas que c'est pour vous sauver?

LA MARÉCHALE. — Ne prenez pas tant de peine, nous saurons bien nous sauver toutes seules.

l’étudiant. — Un homme comme il faut n’est ja-

Faisons nos Farces. ' io5

mais de trop. Ah ça ! il me semble que je t’ai vue quelque part.

LA maréchale. — C’est possible, j!y vais quelquefois. ■ . ■

LA COMTESSE. — Ah ! enfin ; voilà l’omnibus. Cocher!... cocher!... arrêtez. (La voitur# s'arratt.)-Venjez, princesse, venez vite.

l'étudiant. — Princesse !... Ce n’est pas à Honoré Pipanter qu’on la fait avaler celle-là. A bientôt,' princesse de Monaco. Si tu tiens absolument à me revoir, viens ce soir chez Dreher, tu auras une canette. Je te sacrifierai Clara; si la pauvre fille en meurt..., ma foi, tant pis. Et puis tu as une jambe comme on n’en fait plus. Conducteur, Je vous recommande mon Amanda.

LE coNpucTEUR. — Le Panthéon?

PREMIER GAMIN. — A la morguc, cocher !... et plus vite que ça. Ces dames ont dTodeur 1

En omnibus.

La maréchale et la comtesse sont debout dans l’omnibus, ne sachant où s'asseoir. Le conducteur tire le cordon, la voiture se remet en marche. Les voyageuses, qui ne s’y attendaient pas, perdent l’équilibre. Là comtesse ^est cramponnée aux genoux d’un gros monsieur.

LE GROS MONSIEUR. — Vous mc chatouillcz, mais ça ne fait rien, belle dame, prenez votre temps, (ii la

io6 Voyage autour du grand' Monde,

soutient danssesbras.) Là.... c’cstça.... prenez là barre.... là-haut... vous y êtes. Ça ne sera rien.

(La maréchaîe s’est assise Sur les genoux d’un sapeur de grenadiers.)

LE SAPEUR. — Sapré-mille-nom-de-nom-d’un-tonnerre-de-Brest ! On n’a pas de cors dans vot’régiment, la belle femme, que vous marchez insehsiblementaur mes pieds, comme ça ?

LA MARÉCHALE. — Est-ce quc vous croyez que c’est pour mon plaisir?

LE SAPEUR. — Il n’est tout d’même pas probable que c'est pour le mien. Enfin, c’est passé, n’est-ce pas. J’accepte vos excuses'. Asseyez-vous là.

(Il la prend par les reins et l’emboîte dans une stalle.) LA COMTESSE, bas i la maréchale. — J’ai peurt Si noUS descendions ?

LA MARÉCHALE. — Bah!... le plus fort est fait.

UNE FEMME EN TARTAN, à une femme en bonnet. — Qué

, malheur! m’ame Tasdhommes, si c’est Dieu permis de s’attifer comme ça ! On dirait des ânes de procession.

LA FEMME EN BONNET. — C’cst ça des mangeuses I Ça vous vide un homme, poche par poche, gousset par gousset, pus vite que nous n’troussons une volaille.

UNE CUISINIÈRE, (retour des Halles, s’adressant A la femme en tartan et regardant dans le blanc des yeux la comtesse et la maréchale.)

— Faudrait me payer les yeuxd’la tête.pour me faire sortir avec ces toilettes-là.

^ LE SAPEUR, à la maréchale. — J’âi peut-être été un peu vif à l’endroit de mon cor ; mais, vous savez ça comme moi, y’a des jours que ça porte au coeur. (La maréchale ne répond pas.) C’est tout d’même un crâne régiment

Faisons nos Farces. .107

que celui dans lequel vous servez. Notre tambourmajor Barbamouche, qu’il se nomme, — n’a pas de si chouettes plumets.

(La comtesse prend son flacon, la maréchale en fût autant.)

LE CONDUCTEUR. — Vos places, là-bas!

LA MARÉCHALE^ qni ne l’a pas entends. — Quelle OdoUf

affreuse t

LA COMTESSE. — C’cst à SC tTouvcT mal.

LE conducteur. — Il manque deux places.

LE SAPEUR, à la maréchale. — Il manque deux places.

LA MARÉCHALE, à sa Toiûne. — Il paraît qu’il manque deux placés.

LA VOISINE.— Faut-il payer pour vous, par hasard? : LA MARÉCHALE. — Qui VOUS demande cela?

LA VOISINE.' — Envoyez votre argent au conduc- . teur.

LA MARÉCHALE. — C’cst justc, nous n’avons pas payé nos places. (An conducteur.) Combien est-ce?

LE CONDUCTEUR. — Vous le savcz bien.

LA MARÉCHALE. — Si je le demande, c’est que je n’en sais rien.

LE CONDUCTEUR. — Faites donc pas des manières.

LA maréchj^e. — Quel butor!

LE coNDUCTEim. — Gardez vos familiarités pour vos semblables. Est-ce que vous me prenez pour un gandin? ,

LA maréchale. — ; Ah ! Dieu m’en garde ! (au sapeur.) Dites-moi, sapeur, combien est-ce par place ?

LE SAPEUR. — JVas vous dire : les militaires qui sont en tenue. . . eh bien !... y n’payent que trois sous. , LE CONDUCTEUR. — Allous, voyous, VOS placcs. Si vous voulez faire des farces avec moi, revenez diman-

io8 Vovage autour du grand Monde.

' cbè, je suis, d’ repos ; mais aujourd’hui, j’ai pas le , temps. ■ . '

' LE, sapeur, au conducteur. — Ah ça, dis douc, roulcut ' aü rabais, est-ce que t’as pas bientôt fini d’mécaniser tespratiques? Laisse-leur z’ydoncl’tempsd’se fouiller.

LA MARÉCHALE. — Merci, sapeur,' vous êtes un brave, vous.

LE sapeur. •— Ça, ç’est aussi vrai que vous êtes une belle femme...

’ LA MARÉCHALE. — " Combien devons-nous payer ? .

■ LE SAPEUR. — Deux portions d’six sous, ça fera l’affaire. ,

LA MARÉCHALE, cherchant inutilement son porte- nxinnaie. —

Comtesse, je suis sortie sans argent, voulez-vous payer?

LA COMTESSE, après avoir fait des recherches aussi inutiles que celles de la maréchale. ‘I— Nous sommes perdues ! je n’ai • pas un louis sur moi. ' -

LA MARÉCHALE, émue. — 11 ne s’agit pas d’un louis, avez-vous un franc ? ' . , ‘ '

• LA COMTESSE. — Je n’ai rien emporté. - ■ ' .

LA MARÉCHALE. — Nous sommes bien !

LE CONDUCTEUR. — Eh bien ! ces places , c’est-il pour ce mois-ci ? ' > • .

LA COMTESSE. — ‘ Nous avons oublié de prendre de l’argent, monsieur, nous réglerons en arrivant.

' LE CONDUCTEUR. — C’est pas tout ça. Vous allez «voir affaire au contrôleur.

'la CUISINIÈRE. — Conducteur, si vous avez besoin d’un sergent de ville, en voilà un qui pasàe.

' LE CONDUCTEUR. — A pas peup! il y a sur la place Saint-Sulpice tout ce qu’il faut.

'Faisons nos Farces. 109 .

LA COMTESSE,, bas à la mariichale. — Qu’est*-Ce qu’on Vfl

nous faire?

LA MARÉCHALE. — Je n’en sais rien, mais cela commence à m’inquiéter. Après tout,, je ferai signe à Whattson d’avancer, il payera pour nous.

LE SAPEUR défait avec ses dents un nœud dnorrfie serré à l’un des coins de son mouchoir de poche et en retire une pile de sOus. ^ Tenez, la belle des belles, voilà' le fruit de mes économies : c’est le tabac de la semaine. Je le dépose à vos’ pieds charmants, avèc mes compliments pour votre fourniment.

LA MARÉCHALE. — Sapeur,' voilà une belle action qui VOUS portera bonheur. Comment Vous nommez-^ vous? . , • , . . ' ;

LE SAPEUR. — Capiton, tontaine-tonton. La fin, c’est une malice du régiment; papa, lui, était'clënommé Capiton tout court. ,

LA MARÉCHALE. — Et votre régiment ?

LE SAPEUR. —T Dire que c’est le plus beau de tous, c’est nommer le i®*' grenadiers de la garde.

LA MARÉCHALE. — Eh bien ! , Capiton, tontainetonton, venez me voir demain. Voilà mon nom et mon adresse. (Eiip lui parie ài’oreiiie.) Surtout n’ayez pas l’air de me connaître. ' ' ' ■

LE SAPEUR."’ — Mille millions de paillasses,! ... Vous seriez la mar... , .

(Capiton veut absolument rester debout au milieu de l’omnibus.

La maréchale insiste pour qu’il l'asseye.

• LE SAPEUR. — Je n!y consentirai jamais,

LA MARÉCHALE. Je Ic veux.

le’ sapeur. — C’est donc pour yous obéir. Mais faites excuse pour mon peu d’éducation.- L’école du

iio Voyage autour du grand Monde.

malheur est la seule... avec l’école du peloton, ousque ' je me soye distingué.

LA MARÉCHALE, bas au sapeur. — PaS un mOt de pIus.

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