LES VAISSEAUX TUBULEUX DES VÉGÉTAUX
Les renseignements que j'ai déjà signalés sur une liane hydrophore que j'ai nommée Cissus hydrophora (2), à cause de la grande quantité d’eau séveuse qu'elle recèle et qu’elle laisse couler dès qu’on la coupe transversalement , joints à des observations microscopiques , à des anatomies plus ou moins com-
Fe se mémoire a E ere en 1834; mais Miéé ayant été de circumna-
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Aeléon st sur /a Be, en remit, 4 rédacteurs des Annales , et les chargea de Piééter plus tard et lorsqu'il y aurait opportunité de le faire. Comme la question de la continuité des vaisseaux tubuleux a été indirectement soulevée à l’Académie des sciences en février 1841, à propos des expériences de M. Boucherie sur la pénétration des bois par des liqueurs colorées, et que M. Gaudichaud, à cette occasion, a rappelé les observations et les expériences qu’il avait faites sur les vaisseaux tubuleux, mais qui étaient encore inédites , nous avons pensé que le moment était venu de les imprimer telles qu’elles nous ont été remises en 1834, en y ajoutant néanmoins , avec le concours de l’auteur , e nn à ins qu il vient de publier sur P des végétaux. (4nnales des sciences ratitlisle mars 1841 de ( Note des rédacteurs .) (2) Annales des sciences naturelles, septembre 1836.
plètes et à des injections au moyen de cires colorées fondues, me portent à penser que les vaisseaux tubuleux des lianes, arrivés à leur état parfait de développement, sont perforés depuis le sommet des nervures des feuilles jusqu’à l'extrémité des racines; qu'ils ont la facilité de se réunir et de se grouper de diverses manières, par approche et par le collage des tissus qui les constituent, de communiquer directement entre eux ainsi qu'avec les autres tissus celluleux et fibreux, par imbibition , pour me servir d’une expression depuis longtemps consacrée, ou, autrement dit, par une circulation intercellulaire dont on peut trèsfacilement se rendre compte dès qu'on connaît les phénomènes de l’endosmose et de l’exosmose; que ces vaisseaux tubuleux servent évidemment de conduits aux sucs séveux absorbés par les racines ; que ces sucs et les corps solides et gazeux qu'ils tiennent en solution sont modifiés par les tissus , et convertis en fluide organisateur (ou carnbium?) par leur contact avec l'air et la lumière, dans les appendices foliacés des végétaux , et peut-être aussi dans toutes les parties vertes de leurs surfaces; faits qui déjà sans doute ont été convenablement établis par les physiologistes. Je pense que les remarques suivantes peuvent être de quelque importance pour l’histoire des vaisseaux tubuleux ou séveux, et conséquemment pour celle de la circulation générale dans les végétaux (1).
(1) Les physiologistes n'étant pas d’accord sur la nature des vaisseaux des plantes, non plus que sur leurs fonctions, j'ai dû,