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CHAPITRE DIXIÈME

et od il eût été imprudent de s'engager poar plusieurs jours avec les chaloupes non pontées de la Fine. — Le Secret marchait devant nous pour reconnaître les récifs.

Le 23 août, veille de la Sainl-Barthélemy , vers le soir, nous arrivions à la hauteur des plateaux de Paquièpe, c'est-à-dire dans le voisinage du lieu oii l'équipage de la Reine des Iles avait été massacré. A cause de l'heure avancée, il élait imprudent d'essayer de reconnaître l'étroit canal formé par ce plateau et un récif isolé situé auprès, passage qui n'a pas plus de six cents mètres de longueur et qui allait être franchi par un navire de guerre ponr la première fois depuis le voyage AnDuroc ', en 1855,

Nous jetâmes l'ancre à l'abri du plateau de Paquièpe. Pendant ce temps le Secret mouillait, mais à deux milles et demi de nous environ ; nous fîmes peu attention h ce fait, il était dans les habitudes du patron du cotre, qui, par je ne sais quelle raison, nous rejoignait rarement el seulement lorsqu'il en recevait un ordre formel du commandant de la Fine. Le lendemain, 24 août, nous appareillâmes au point du jour avec nue légère brise du nord-est venant de

■ Corvette à vapear qui peu aprè», ea reveniuil ea France, le perdit »ur l'ilot UellBch, entre la nioavelle-Cal^doDie et 1( dëlroit de Torrès, et dont le naarrage eicîCa en France un inlé< rét dû tout Jk U fois à l'héroïque fermeté de son commandant, à la présence de m jeune femme et de leur petite ûlle, et 1 l'admirable discipline de tout l'équipage.

la terre; cette brise faiblit de plus en plus et finit par nous manquer conoplétement au milieu du canal , dans sa partie la plus resserrée , et au moment même où nous étions drossés par le courant.

M. Banaré était sur le point de mouiller, lorsque au loin sur la mer calme, du càté du large, on irit des rides se former ; la brise arrivait en effet de l'ouest, et nous aida à sortir de ce mauvais pas pour reprendr&larouledelabaieCbasselonp, oà, suivant les instructions, nous devions commencer une enquête sur la catastrophe de la Reine des Iles et étudier le chenal par lequel les navires de guerre attendus de Nouméa pourraient pénétrer dans la baie sous notre pilotage.

Le Secret avait appareillé en même temps que nous ; il était resté le long de terre, où il ne sentait pas aussi bien que nous l'influence de la brise; aussi fot-il très-IoDg à arriver jusqu'au plateau de Paquiëpe, et lorsqu'il y fut, voyant la mer haute, il crut pouvoir, à cause de son faible tirant d'eau, le franchir sans le contourner, et par ce moyen gagner àa temps et nous rejoindre; malheureusement il se trompait dans ses prévisiops, et bientôt nous le vîmes amener rapidement ses voiles; il était échoué I Quant à nous , poussés par une forte brise , il ne nous était guère possible de revenir sur nos pas; du reste la mer était presque calme , le Secret serait remis à flot h la marée montante; il ne courait au-

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