‹ Voyage autour du mondeChapitre 62 sur 115 · CHAPITRE DtXliUB. «H · texte numérisé non relu

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qa'i] serait remis à flot à la marée montante. Ad bout de qnelques minutes, nous débarqnAmes sur ane plage Eablonnense où les naturels s'approchèrent, fomaanl bientAI un groupe épais autour de notre petite escorte. M. Danaré fit demander le chef par Peterson, et nous vîmes bientdt apparaître un vieillard dont la physionomie n'avait rien de la férocité empreinte parfois sur les trails de ces sauvages. Au contraire, celui-ci paraissait doux et affable; il témoigna une grande joie en revoyant Peterson, qui, ainsi que je l'ai déjà dit, habitait ce pays quelques jours auparavant. — D'^rès ce qne nous raconta Peterson luî-mËme, ce chef, dont le nom est Mongo, quoique le plus viens et le plus illustre par sa naissance, n'était pas le plus influent; autrefois, à la 161e de la grande tribu de Koné, qui s'étend au bord de la mer vers le snd de la baie Chasseloup , il avait en à soutenir des guerres nombreuses contre Poindi-Palchili et Gondou : le premier , ainsi qu'on l'a va , habitait les montagnes situées entre Houagap et Koné, au milieu de l'île; quant an second, allié et voisin de Poindi-Patchili, sa tribu est plus rapprochée de la cAle ouest, et nous aurons à nous occuper bientôt de lui.

Par leurs attaques constantes contre Mango et ses hommes, ces deux chefs de la montagne réussirent à les affaiblir, d'autant mieux que, choisissant toujours pour faire leur drscenio le moment des ré-

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SOS LA NODVELLE-CALËDONIB.

coites , ils ne regagnaient jamais leurs montagnes qu'après avoir détruit et dévasté toutes les plantations , réduisant ainsi la tribu entière à ne vivre que de racines ou de pèche pendant le reste de la saison. Cette existence de terreur devint à la fin insoutenable , d'autant plus que Gondou, qui, dans le principe, n'était que le chef d'une petite peuplade , avait su , par son énergie et par la crainte qu'inspirait sa nature belliqueuse et féroce, rallier k lui les petites tribus des enviroDS, qui le craignaient et exécutaient ses moindres désirs.

Devant un aussi formidable ennemi , Uango fut obligé de céder la place et de se réfugier avec tout son clan à Galope, sur le littoral de la baie oti vivait une petite tribu amie et dépendante de la sienne; quant à Gondou , il établit alors une partie des siens sur le territoire qu'on lui abandonnait, dont les champs étaient plus fertiles que ceux de ses montagnes ; pour lui , semblable à l'oiseau de proie et comme tous ceux qui ont la conscience un peu lourde , il continua à vivre sur les sommets, où on le disait inexpugable. Depuis unedizaine d'années environ , Mango Était donc à Gatope ; il s'y trouvait entouré de plusieurs autres peuplades, avec lesquelles il vivait ordinairement en bonne intelligence, car les tribus ne se fout la guerre que lorsqu'elles sont séparées par de grandes barrières naturelles qui empêchent les relations fréquentes : c'étaient, sur les

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