‹ Voyage autour du mondeChapitre 71 sur 115 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

s'avançant dans le lube, parvint à saisir l'une des jambes du malheureux enfant, qui, se croyant perdu, se cramponnai! de toutes ses forces aux parois de son asile: Aux cris de notre prisonnier et an moment où le sergent venait de le mettre au jour, Tî se précipita vers nous , et , d'un mouvement aussi prompt que l'Éclair, il saisit par les cheveux ce jeune enfant en élevant en l'air son tomahawk. C'en était fait de ce petit captif si, devinant l'intention de l'implacable Kanak, je u'eusse arrêté son zèle en lui envoyant la crosse de mon fusil dans la poitrine. Cet argument ad hominem valait miens que la parole, qui aurait pu arriver trop tard. Du reste , Ti comprit le procédé et ne s'en fâcha pas, se contentant de dire : «■ Pikini Pamalé, non léU ■ (petit de Pauialé, très-mauvais).

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Un baptême. — NoaTetni combats. — Le chef Kaboua. — Tmte sort de six parlementairea. — Richetae du sol de la côte occidentale.

Tous les événements qui précèdent s'étaient passes dans un temps très-court , de sorte que la colonne u'a¥ait pas encore eu le temps d'atteindre le pla^ teau. Toujours engagée dans les hautes herbes, elle avait même encore fait halte pour reprendre haleine. D'un autre côté, les habitants du village commençaient à s'apercevoir de notre petit nombre, et, se ralliant par groupes épars, ils nous envoyaient des pierres qui rebondissaient avec un bruit retentissant sur les troncs d'arbres qui nous environnaient ; quelques balles même sifflèrent à nos oreilles. Heureusement, les tireurs visaient peu on mal sous le feu de nos carabines. Nous nous retirâmes donc à reculons pendant que nos alliés les Kanaks jetaient en passant des torches enflammées sur les cases, qui flambèrent en quelques minutes, ftlons rejoignîmes ainsi le gros de la troupe, et je présentai le prisonnier au commandant. Notre jeune Kanak était un garçonnet complètement nu, mais nos soldats l'eurent

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