‹ Voyage autour du mondeChapitre 84 sur 115 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

dtivant eux cette masse énorme, le soir ils étaient arrivés , ayant parcouru avec un semblable fardeau une distance de près de six lieues dans une rade si ouverte qae l'on peut dire que c'est la pleine mer.

Ce travail presque incroyable expose encore à la dent des requins ceux qui l'entreprennent; les squales ne sont pas rares à Lifon , et peu de temps ' avant notre passage un enfanl avait été dévoré par l'un d'eux près de Hiacho; un vieillard, passant sur la plage, s'aperçut du danger que courait le jeune garçon: il s'élança dans la mer, sa hache à la main, pour lui porter secours; quand il arriva, le requin s'enfonçait lentement sous les flots , laissant derrière lui un sillage sanglanl : la tête de l'enfant, séparée du tronc et .flottant entre deux eaux, put seule être recueillie

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' Lei Ouvë* et leurt babitanti. — L'élëpbuitiuii. — Une eipédilioQ Docturoe. — Faf«houë. — Scènei de mteort. — Ua nouvetD philoMphe unt te ttvoii.

Le ^oupe des Ouvéa est composé de quatre îles principales : Jfou/ij au sud; Ouvéa, au nOTà;Fayahoué, entre les deux , et eufin Lékain, qui longe en partie la côte occidentale i'Ouvéa et de Fayahoué. — Toutes ces îles sont séparées par des canaux très-étroits : dans l'ouest, on aperçoit plusieurs ilôts très-bas, qui se succèdent en formant une ligne circulaire qui vient aboutir, d'une part, au sud de Mouli, et de l'autre au nord d'Ouvéa. Ce cbapelei de petites îles s'enfle en sa partie orientale, formant la série d'ilots que d'Urville a nommés les Pléiades et qui circonscrivent un petit lac de quelques lieues de diamètre.

Arrivés devant l'île de lUonli, nous jetâmes l'uicre à une assez forte distance des cales ; la terre n'avait point l'aspect de celle que nous venions de quitter: à Lifùu, des falaises s'élancent verticalement de la mer, atteiginant soixante mètres de hauteur; ici, le rivage est sablonneux , il s'élève en pente douce, et

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