‹ Voyage autour du mondeChapitre 89 sur 115 · CHAPITRE QDINZIÈUE. 31T · texte numérisé non relu

CHAPITRE QDINZIÈUE. 31T

calme, brillant et agréable aux sens; ob! non, mes- BÎeurs, je n'irai pas chez vous. «

C'est à peu près ainsi que nous répondit ce phi- ]osopbe, qui, comme celui de Sedaine, l'élail sans le savoir ; nous nous sentions quelque honte de voir ce grand u gueux n , uniquement vêtu d'une vieille chemise de laine ronge , faire si bon marcbé de notre civilisation dont nous sommes si vains.

Enfin notre navire prit le large, et nous noas éloignâmes de cet archipel qu'habite an peuple doux , intelligent et fort, très-susceptible de se plier aux travaux de l'agricultare et de la mer; la colonisation peut compter sur lui , pourvu qae l'on prenne garde à apaiser les discordes religieuses qui ont déjà commencé k amener de graves complications parmi ces hommes, nés pour la paix et le travail.

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T«mn. — Idt vie k berd d'ane frégate. — L'tle Bapa. — Tahiti. — Une heureuse rencantre. — Eiploralion de l'Ile, — Sat Vorigiae de« Polynésiens.

Mes travaux étaient terminés

La frégate la Sibylle était de passage, faisant le tour da inonde. Elle devait relâcher à Tahiti. C'était nne superbe occasion de voir la n perle de l'Océanie n , et j'en profitai. D'ailleurs la plupart des officiers de l'état-major de cette belle frégate étaient demes amis.

Nous appareillAmes le 4 août 1866. J'éprouvai nne vive émotion à quitter cette île, où venaient de s'écouler plusieurs de mes belles années de jeunesse. Le souvenir des luttes, des dangers, des fatigues que j'avais essuyés sur cette terre sauvage, loin de me la faire haïr, me l'avait rendue chère, et il me semblait qu'en la quittant je me détachais d'une partie de moi-même.

C'est toujours un événement, dans nos colonies lointaines, que le départ d'une frégate française. Elle est venue habituellement pour apporter tout un personnel de colons , de fonctionnaires , des compagnies d'infanterie destinées h relever celles qui

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