INTRODUCTION
ont tour à tour sillonné TOoéan Pacifique, théâtre principal des nos descriptions, et dont les travaux successifs ont perfectionné la connaissance. Un aperçu rapide , constatant Tépoque et les résultats de leurs navigations , aura du moins le mérite de &miliariser le lecteur avec des noms qu*il verra souvent figurer dans notre récit
Grâce aux efforts des navigateurs espagnols vers rOccident • , T Amérique était en majeure, partie connue, et dans TOrient les Portugais • avaient pénétré jusqu'aux îles de l'archipel Indien et aux côtes de la Chine. Mais une étendue de plus de 160® en longitude, c'est-à-dire près de la moitié de la superficie du globe, était encore inconnue. Comment cet immense espace était-il occupé ? Enfin les flot3 d'un Océan sans bornes occupaient-ils seuls cette vaste portion de notre planète ? Un troisième continent devait-il s'y rencontrer ? ou bien TAsie et TAmérique, se tendant les bras vers le nord, venaient-elles se prolonger au sud pour y former une pointe comme celle de l'Afrique ?
L'intrépide Magellan, en 1520, fut le premier qui osa s'aventurer sur les flots de l'Océan Pacifique , après avoir traversé le détroit qui reçut sou nom. Sur sa route , il ne rencontra que trois ou quatre petites lies ; mais , en se rapprodiant des côtes de l'Asie , il découvrit les archipels des lies Mariannes et des Philippines. Son expédition constata, dès cette époque, qu'aucun continent ne pouvait exister au nord de l'équateur dans cette étendue du globe.
Garcia de Loysa en 1625, Sébastien del Cano et Alfonse de Salazar parcourent cet Océan, sans y faire de découvertes remarquables. L'année suivante, Alvar de Saavedra se dirige du Mexique vers les Moluques : (m pense généralement que ce fut en revenant de Tidor au Mexique qu'il eut la première connaissance de la Nouvelle-Guinée.
D'une expédition exécutée sept années plus tard dans le même Océan, on n'a guère conservé que les noms des capitaines Hurtado et Grijalva. On doit surtout regretter qu'aucun document authentique n'ait constaté les découvertes nombreuses opérées par Juan Gaétan, en 1542, et la reconnaissance suivie qu'il dut faire de la Nouvelle-Guinée.
C'est à Mendana qu'on dut, en 1587, la connaissance de ces fiimeuses tles de Salomon , qu'il explora avec tant de soin, et dont la position resta pourtant si longtemps après lui une énigme pour les géographes. Alvar de Mendana , dans un second voyage , en 1595 , ne put retrouver ses tles Salomon ; mais il découvrit les tles Marquises ou Nouka-Hiva , quelques autres petites îles , et enfin la belle île de Santa-Cruz , où il fit de vains efforts pour fonder une nouvelle colonie. Ses observations assignèrent encore des limites plus étroites à l'existence du continent austral.
En 1600, de Cordes et Van-Noort traversent la mer du Sud, et ne font aucune découverte. Mais en 1608, Fernand Quiros, pilote de Paz-de-Torres, opère d'importantes découvertes au sud de l'équateur. A ce voyage on doit notamment la première connaissance de Taïti et des tles du Saint-Esprit ou Cyclades de Bougainville. Il paraît constant aussi que le vaisseau de
4. Clirislophe Colomb, Aniéric Yespnce, Cortex, Pizarre, elc. t, Vusco (le Gain<i, Albuqoerqao, Cabrai, elc.
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Quiros opéra son retour dans Tarehipel Indien par le détroit qui sépare la Nourelle-Guinée de la NouTelle-Hollande, et qui prit son nom de ce navigatienr.
Le voyage de Spielberg, en 1615 et 1616, ne produisit rien pour la géographie; mais il D^m fut pas de même de celui qu'exécutèrent Schouton et Lemaire dans le même temps, el qui amena la connaissance de plusieurs tles nouvelles. Ils avaient aussi prolongé presque mtièrement la côte septentrionale de la NouvelMkûnée et tracé sa configuration d'une manière approximative.
De 1619 à 1639, divers navigateurs, Hertog, Edels, Nuitz, Witt, Garpenter et Pelsart, tous Hollandais , reconnurent successivement divers points de la grande terre qui avait reçu le nom de Nouvelle-Hollande.
Tasman , navigateur d'un ordre distingué pour son siècle, en 1643 et 1648 découvre la Nouvelle-Zélande, plusieurs des îles Tonga et Viti, et longe une partie de la côte nord de la Nouvelle-Guinée; ce Jiroyage eut particulièrement le mérite de fixer une limite à l'étendue des terres de la Nouvelle-HoUande vers l'est. Dans un second voyage, Tasman dut faire d'importantes découvertes sur la côte méridionale de la Nouvelle-Guinée, mais qui restèrent ensevelies dans les ardiives de la Compagnie hollandaise.
En 1683, Cowley rattache son nom à la géographie de rOoéanie , en reconnaissant avec exactitude les tles Gallapagos, jusqu'alors à peine connues. Les Espagnols, en 1696, obtiennent la première notion des lies Palaos ou Peiew par des habitants de ce groupe , jetés par la tempête sur la côte de Samar, l'une des Philippines.
Dampier, le plus assidu, le plus judicieux des navigateurs de cette époque, après avoir longtemps parcouru l'Océan Pacifique comme un simple aventurier, est expédié en 1699 avec mission de son gouvernement pour y £Biire des découvertes. Dans cette expédition, il signale plusieurs tles nouvelles au nord de la Nouvelle-Guinée et de la Nouvelle-Bretagne , et franchit le premier le détroit qui sépare ces deux tles. Ses relations offrent un précieux recueil d'observations intéressantes. Huit années plus tard, sur les mêmes mers, il servait de pilote au capitaine Rogers.
En 1710 , Padilla entame la reconnaissance des tles Pelew, et il ne peut la terminer. La Barbinais traverse en 1716 l'Océan Pacifique, et n'y fait aucune découverte. Plus heureux , le Hollandais Roggewein, en 1722, découvre plusieurs tles, dont quelquesHines sont encore à retrouver.
L'amiral Anson, en 1741, traversa aussi cet Océan sans rencontrer aucune terre nouvelle. Mais la relation de son voyage, écrite avec soin, fournit d'utiles renseignements sur les différents lieux qu'il visita.
JusquMd , la cupidité seule avait suscité ces grandes et aventureuses expéditions. Désormais, des sentiments plus généreux présideront à l'exécution de celles que nous allons mentionner : l'amour de la gloire, le désir de compléter la connaissance du globe par des explorations méthodiques, agrandiront chaque jour le domaine des sciences.
Les instructions données à Byron étaient déjà conçues dans cet esprit. Il navigua dans la