IV INTRODUCTION
mer du Sud eu 1764 et 1765; mais son voyage fut peu fructueux et ne procura à la géogra phie que la comiaissance de quelques petites lies. Wallis le suivit immédiatement ; ses découvertes furent plus nombreuses, et il eut l'honneur de nous donner le premier des renseignements positifs sur la.délicieuse Taîti, ào/at le nom est devenu si Êimilier à tous les amateurs de voyages. Dans la même année 1767, son compagnon Carteret, avec les moyens les plus ohétifs , exécutait de son côté de nobles travaux et augmentait considérablement la liste des îles connues dans TOcéanie.
Imitant Texemple de TAngleterre, la France expédia Bougainville dans ces mers. Sa campagne fut fertile en découvertes importantes : il signala le premier plusieurs îles de Tarchipel Dangereux, aujourd'hui Pomotou, les îles des Navigateurs, de la Louisiade et des Anadio-. rètes ; il retrouva les terres du Saint-Esprit et les îles de Salomon, presque perdues pour la géographie depuis Mendana. Une relation piquante et remplie d'intérêt donna une grande célébrité à ce voyage.
Enfin Gook arriva , et dans trois voyages consécutifs , de 1769 à 1779 , il eut la gloire de eompléter, presque à lui seul , la connaissance générale de l'Océanie. Une exactitude aussi grande ^e pouvaient le comporter les méthodes employées de son temps, présida constamment à ses travaux. Aussi, toutes ses découvertes sont restées authentiques, et des rectifications de détail ont été l'unique partage laissé à ceux qui devaient suivre ses traces. La décou* verte de la Nouvelle<^lédonie , des Nouvelles-Hébrides , des îles Sandwich , et ses belles reconnaissances de la Nouvelle-Zélande, de la côte orientale de la Nouvelle-Hollande, des îles de Taîti , de Tonga , de Nouka-Hiva , des détroits de Terres , de Gook et de Behring , sont les Utjres imprescriptibles que Gook offrira à l'étemelle admiration des navigateurs et des géographes. Mais , tout en rendant justice à ce grand homme , il ne faut point oublier les beaux travaux de Banks , Solander, Andersen , et surtout des deux Forster : on doit même avouer que les observations en tout genre de ces savants naturalistes ont fait le principal mérite et assuré le brillant succès des belles publications qui firent connaître les voyages de Gook.
Tandis que Gook exécutait ces grandes opérations , Surville, en 1769 , retrouvait les îles Salomon, et découvrait la baie d'Oudoudou, sur la partie N. E. de la Nouvelle-Zélande; Marion , en 1771, examinait une grande étendue de la côte de la Nouvelle-Zélande , et trouvait la mort à la baie des lies, où ses compagnons recueillirent des documents précieux sur les naturels et les productions de cette terre australe ; l'Espagnol Boenecheo, en 1 772 et 1 773, visitait Taîti et signalait quelques îles nouvelles dans les parages voisins; enfin, Ferez découvrait en 1774 l'entrée de Nootka.
Maurelle fut sans doute un navigateur peu instruit et fort incorrect dans ses déterminations; mais son nom doit être conservé pour avoir découvert, en 1781 , plusieurs îles de l'Océanie, et surtout le groupe de Vavao.
Jaloux de rivaliser avec l'Angleterre , le gouvernement français prépara l'expédition que dirigea La Pérouse en 1785, 1786, 1787 et 1788. Mais La Pérouse ne devait pas revoir sa
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patrie, et les sdenees ont beaucoup perdu au désastre qui nous a ravi le fruit de ses recherches. On sait seulement qu'il avait déoou?ert deux grandes tles dans l'ardiipel des Navigateurs ou Hamoa , et qu'il avait opéré de courageuses reconnaissances dans la Blanche de Tartarie et sur la côte N. O. d'Amérique. Avant de se perdre sur les éeueils de Vanikoro ^ nul doute que d'importantes opérations avaient dû signaler sa traversée àegu\s Botany-Bay jusqu'à cette tie de funeste mémoire.
Dans oes mêmes années, Portlock et Dixon parcoururent l'Océan Pacifique etrecueillirent des documents sur les tles Hawaii , et notamment sur la côte N. 0. d'Amérique. G. Bligh , en 1788 » découvrit le petit groupe Bounty et Whytoutaky. Ayant, par sa violence , soulevé contre lui une partie de son équipage, il fut jeté par les rebelles dans une chaloupe; sur cette frêle embarcation, il opéra son retour à Timor et découvrit encore quelques tles dans cet ^nnant trajet, notamment le groupe de Banks.
Edwards, envoyé en 1790 à la recherche des mutins de BautUy, ajouta encore, l'année suivante , plusieurs tles à celles que l'on connaissait dans cet Océan. Le capitaine de commerce Mardiand reconnut , en 1791 , une partie des tles Nouka-Hiva , et la publication de son voyage par le savant Fleurieu lui donna une célébrité qu'il n'aurait jamais eue sans cette heureuse circonstance.
Vancouver, en 1791, découvre encore quelques petites tles et exécute de belles reconnaissances sur la côte N. 0. d'Amérique. On doit à son compagnon Broughton la connaissance des lies Chatam et Yavitou. Les résultats de cette expédition furent publiés sur une vaste échelle 9 et l'on ne peut reprocher à la narration de Vancouver qu'une polixité souvent minutieuse.
A la même époque, d'Entrecasteaux parcourait l'Océan Pacifique, pour y découvrir les traces de l'infortuné La Pérouse et y tenter de nouvelles explorations. Le premier but du voyage ne put être atteint ; mais on accomplit des travaux remarquables par leur étendue coomie par leur précision. Les plus importants furent la reconnaissance de la côte méridionale de la Nouvelle-Hollande, de la côte occidentale de la Nouvelle<^lédonie , des lies de l'Amirauté, de Santa-Cruz ou Nitendi, de plusieurs tles de la Louisiade , d'une petite partie delà Nouvelle-Guinée et d'une portion considérable des Moluques. 11 faut joindre à cela la découverte de plusieurs lies ou tlots jusqu'alors inconnus.
En 1792 , Bligh fit un second voyage dans la mer du Sud , et découvrit encore de nouvelles tles, surtout dans l'archipel Viti ; mais ce voyage n'a point été publié, et les détails en sont restés inconnus. En 1796 , Wilson , chargé de transporter des missionnaires dans les tles de rOcéanie , découvrit plusieurs tles nouvelles. Sa narration est fertile en documents de la plus grande exactitude sur les moeurs, les coutumes et les opinions des insulaires. Tumbull , simple subrécargue d'un bâtiment marchand, recueillit aussi, de 1800 à 1804* des matériaux dignes dlntérét , particulièrement sur les événements qui s'étaient passés à Taïti depuis la dernière visite de Gook jusqu'à l'époque où il s'y trouvait lui-même.
A cette époque , la France et l'Angleterre , chacune de son côté , résolurent de compléter