‹ Voyage autour du mondeChapitre 69 sur 98 · LIOU-TCHEOU.— HISTOIRE, GEOGRAPHIE ET MOEURS · texte numérisé non relu

LIOU-TCHEOU.— HISTOIRE, GEOGRAPHIE ET MOEURS

on a quelque peine à s'habituer. J*eus à la table le siège d'honneur à cAté du mandarin, tandis que le reste des convives se plaça sur des banquettes plus basses, et à quelque distance de iioxji&. Chacun des convives avait devant soi un petit bol émaillé avec une soucoupe et des petits bâtons à la chinoise. Les ragoûts, les sauces, les ▼iandes, me semblèrent avoir beaucoup d'analogie avec ce que j'avais goûté à Macao ; mais ce qui me parut appartenir à la- cuisine indigène , ce fut une incroyable quantité de gâteaux et de pâtisseries. A ces plats sucrés succédèrent du porc rôti, des volailles hachées , et une espèce de pouding en vermicelle ; puis des plats énormes de riz qui formaient la base du repas. Pour délayer tout cela, il fallait à chaque minute avaler un verre de chazzi et prouver, en renversant le verre sur la table, qu'on n'en laissait pas une goutte. La fête fut terminée par des chansons que répétaient en chœur les convives, et par des danses bizaires et peu gracieuses. Les danseurs sautaient sur une seule jambe, en tenant l'autre en l'air ; puis ils alternaient, faisaient des contorsions, frappaient des mains, et chantaient sur un rfaythme lent, de manière à conserver toujours la mesure. De la salle à manger on passa dans le jardin, où la soirée se termina avec du thé et des pipes.

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