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LIVRE NK — De Timor aux Mariannes inclusivement

Rarement le nombre des champions se trouve-t-il aussi limité, et presque toujours il est beaucoup plus considérable; partagés en deux bandes égaies , ils se rangent réciproquement sur les lignes C C et DD . Lorsque le jeu commence, un des acteurs crie comme ci-dessus. Ami mu! on Lui répond du côté opposé,- et aussitôt la lutte s'engage. Deux autres personnes leur succèdent , et l’on continue de la même manière , jusqu’à ce que tous les nageurs soient en mouvement. La partie jouée ainsi d'une manière complexe paroît à-la-fois plus vive et plus agréable.

La course, le saut, la lutte sur le terrain, la conversation (1), la danse, étoient encore des occupations auxquelles les Mariannais airaoient à' consacrer leurs loisirs. Il y avoit des danses de divers caractères, auxquelles le chant étoit généralement adapté. La seule dont j’aie vu exécuter le simulacre étoit une ronde consacrée aux fêtes solennelles. Les hommes et les femmes s’y trouvoient alternativement mêlés ; au milieu devoit être placé le chef de la peuplade , de la famille , ou enfin la personne à laquelle on vouloit faire honneur. Tantôt les paroles étoient relatives à l’objet de la cérémonie, tantôt elfes n’étoient que l’expression de la joie. A l’issue d’une guerre et pendant les réjouissances . qui accompagnent le retour de la paix , on s’exprimoit ainsi : . ' .

lies Marunu».

De l’homme en société.

Hasngon gof-djà . pala-nan *-

De propos délibéré , belle femme *

Nga (a) ho sadili ,

ho,

mienne ,

je (\e) fais asseoir sur mes genoux , en

Ho somni ngm ».*

Mol enflammer (tes desifs) avec (une chique de)

mima - . ho ; présence - mienne;

A— T— *-af

matnaon , bctel ,

A pUpUJjon ( 3 ) djan p»g*aon.

Avec (la) feuille de bétel et (ia ) noix d'arék (mâché#)’.

■4+ Jiabi

A ces paroles succédoit un refrain composé de phrases mystérieuses (4), dont quelques personnes seulement pouvoient jadis connoitre' fe sens.

( 1 ) Dans leurs réunions, ils avoient un grand plaisir, scion le Gobien,à raconter ou plutôt

à chanter les aventures de leurs ancêtres.

[2) Atgd, particule conjontive dont il a cté parlé ci-dessus, page 199; an note.

. (3) On dit , par étaiorf, plmpUdjon au lieu d e p*pml*d)on. 4 - **

(4) plus haut, page 37a * * «4 ' r-

j 98 . VOYAGE AUTOUR DU MONDE.

Marianne». mais qui , facilement rendues intelligibles par les gestes dont s'accompa- ?noiem cl'anteurs» excitoient toujours, parmi les spectateurs, une gaieté universelle et bruyante. Ces paroles aujourd’hui n’ont aucune, signification (1). - ..

Voici la chanson toute entière, y compris ia musique et la ritour-

^>;L , , »... itnniMiM

t», dr,-..r - * G

Nous ne reviendrons pas sur les danses modernes, dont nous avons donné de suffisait* détails dans notre chapitre XXIV (2), à l’occasion du récit de nos aventures personnelles. Nous croyons, toutefois, qu’on ne verra pas .sans intérêt l’air original que jouoit l’orchestre pendant l’exccUtion du ballet de Moniézunia. Le voici :

MUgn.

( 1 ) Le major U. Luis , à qui j’en dcmandois le sens , rue refondit , après y avoir un peu rêvé: Cfmt le falalira durtjaine de vos chansonniers français. '

(2) Vtyti ci-dessus, p. 144.

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