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LIVRE III. — De.Tmkïr aux Mariannes inclusivement

lies Marianne-

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••• Industrie commerciale.

Rien n’est assurément moins développe que le commerce des Mar riannes. Tout consistoit jadis en quelques échanges d’objets en nature, dont il seroit bien difficile d’apprécier maintenant l'importance. Tinian avoit sa fabrique datas {1), dont les produits , répandus dans les iles voisines , étoient probablement payés en écaille de tortue , substance qui , jusqu'à un certain point, paraît avoir été ici, dans les temps anciens , une sorte de mesure des valeurs. Si l’on ajoute à ces transactions le» échanges en vivres que necessitoient les penuries locales, on aura sans doute une idée à-peu-près complète des opérations commerciales des premiers habitans.

Elles se réduisent aujourd'hui à fournir des rafraichissemens aux navires qui viennent relâcher à Goaru ; àl ivrer en petite quantité des tripeins [holothuries] à ceux qui se dirigent vers le grand archipel d’Asie ou vers la- Chine; enfin à faire entre habitans de misérables échanges d’objets usuels.

La fécondité du sol , le peu d’étendue des besoins à satisfaire , sont dans ces contrées des motifs trop puissans d’indolence, pour qu’il soit permis d’espérer que de long- temps la sphère d’activité de l’intérêt mercantile tende à s’y agrandir. Et pourtant la nature a tout disposé .pour lui fournir un aliment inépuisable. Des substances naturelles variées qu’on néglige, offriraient dès ce moment de précieux moyens d’échange; l’agriculture, portée à un plus haut degré de perfection, seroit libre de déployer ses opérations sur un plus vaste théâtre; l’éducation des bestiaux, .

la chasse , la pêche, l’industrie manufacturière elle-même , ranimées par une impulsion vivifiante, devieridrôient peu à peu desélémens de richesse et de prospérité. Mais que d’obstacles à surmonter avant tout ! La population, invitée par son bien-être à se procurer plus amplemènt les com-

( 1 ) Colliers ou monnoie» écaille de tortue ( m. .p. 3 1 1 )-

Iles Marianne», niodités de ia vie ; des débouchés assurés par un gouvernement dont Industrie l’efficace sollicitude se feroit mieux sentir; l'autorité étendant sur tous

commerciale. . . .... „ . . .* , ■

une main protectrice; 1 anéantissement dun monopole inique et décourageant; un esprit fiscal plus équitable; les travaux -et les services requis, . moins mesquinement rétribués : voilà ce que les Mariannais sont en droit •d'espérer; alors, mais seulement alors. Ils sortiront de cet état de torpeur où nous les avons vus croupir! ,

En jetantun simple coup d*ceit sur les tableaux récapitulatifs qui suivent, on connoîtra quelles sont les ressources en productions du sol et de l'industrie que ces îles peuvent offrir aux navigateurs, et quels sont les articles d’échange qui seroient susceptibles d’y trouver un écoulement plus ou moins facile. -,

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