‹ Voyage Autour du MondeChapitre 41 sur 165 · EC · texte numérisé non relu

EC

Hei MariaiTnçi.

H u ton».

îio VOYAGE AUTOUR DU MONDE, i '- ‘ .

He> Maritnné». cueillis avec bonté par le gouverneur, et repartent le -même an me pour Hntoirè. regagner Lamoursek, leur île natale, d’où ils étoiene parti*. ,

»7§? (urne). L'exécution lente et incomplète des mesures relatives à la propagation '7*9- de la- langue castillane, donna lieu, en 1787 et 1 789 , à d'autres ordre* plus impératifs d’établir, de nom'elles écoles aux Mariarmes , et d’interdire absolument aux naturels l'usage de leur Idiome national. Les autorités % subalternes ou chefs de villages reçurent en même temps le titre de goberiHlÂorcillo. -

. Informé des visites que les Carolinois fkisoient à Goem, le gotnrer- 1791. neur général des Philippines ordonna, par sa dépêche du 2o.juiti 179 1 , qu’ils fussent accueillis et traités avec bonté. On espéroit par-là Içs exciter à multiplier leurs voyages et engager peut-être quelques-unes de leurs familles à s’établir aux Mariatmes : dès-lors les relations devenues plus intimes attroient permis de se concilier la confiance .entière .de' rts étrangers , et de Travailler avec succès à leur conversion au christianisme.

La lèpre ayant fait de nouveaux progrès, et l'bttpital consacré a ce genre d'infirmité étant devenu insuffisant , on en constrnisit iin second, ce . qui donna les moyens de placer les malades des deux sexes dans des . bâlimens séparés.

179t. jyEn 1 771 , le célèfoi» navigateur espagnol Malaspjna, voyageant en découvertes , après avoir Vu ies îles Ti niait et Rota .vint relâcher iG«am. df Les Mariannais téihqignoient toujours une’ répugnance invincible A cegser de parler leur langue maternelle : on crut pouvoir stimuler leur inertie, en faisant) è- l'amour-propre- un nouvel appel, plus sérieux e*

179Î- plus -exclusif; des ordres, arrivés en 1773 , enjoignirent de ne confier les. emplois’. publics qu’à des naturels qui sattroient l'espagnol, et d’admettre à les remplir , sous cette condition , même les hommes des classes inférieures, à f exclusion de ceux d’un rang plus élevé.

.Certains' abus, tolérés par i'autoritc coloniale', se renouveloient avec 1794. si peu de précaution. et de pudeur, qu’en 1794» le gouverneur général ' de» Philippine» fut obligé de défendre .'expressément à D. Manuel Muro, parvenu cette année au gouvernement des Marianne*, délaisser équiper à favènlr des embarcations particulières avec ies soldais et autres employés de Sa Majesté , comme aussi de permettre quelles fusse»*

LIVRE m. — De TiMoit aux Maria nnes- inclUsive/aent. m àrmées avec le*- voile» , menues armes , canons et autres effets- ajtparte- île» MaràmtM. nam àTÉtat.

- Trois Caroiinois partis de File Gouiiay , « long- temps battus pat- la tempête, arrivèrent enfin à Gobm, cette même aimée, dans hjhatfcpfol* misérable : ils y reçurent les secours qued-hotnaniité prescrit, Jm* -»■ -én-t Cependant l'abondance étoit loin de régner aux Marianne*; la disette même s’y fàisoit cruellement sentir, attendu qye les vivres qu’on avoit demandés aux Philippines pour ia nourriture des troupes nvoient été impitoyablement Refusés. Pour prévenir le retour de pareilles calamités , le roi ordonna, en 1796, que dorénavant 011 enverrait chaque année, de Manille à Goant , une certaine quantité de poissons secs et de riz.

chef d’escadre D. Ignacio Maria de Àlava mooilla , a® rruds de décembre,. en rade dïomata, avec sa division. Le navire artgfo-Miméricaio fExperimtnt se perdit sur l'inian a ia même époqiie.

V Soifs le' gouvernement de D. Muro , tous 10» genres Je désordres déjà signalés éclatèrent avec une nouvelle violence. La corruption des mœurs, à laquelle la religion négligée'n'imposoit plus de frein, donnoit naissance à une foule de crimes que la sévérité des lois pouvoir à peine réprimer. Les ecclésiastiques des Marianiies étoient loin de déployer ce dévouement et ce zèfe apostolique qui caracférisoic-nti si bien les missionnaires jésuites ;• l’oubli des devoirs alla même au point'qup la garnison et les principaux habitans jugèrent convenable île (aire parvenir an gouverneur des Philippine» leurs doléances à cet égard s. if» exposoient qu'on ne disoit plus ta messe , même à G nam, et qu'on étoit privé de toute espèce de secours spirituels à Ro(a, où ie P. Francisco-,1 ornas de Santa-Rita, nommé curé de cette île-, avoit positivement refuse Je se rendre.

Un fort fut bâti, en 1 799 , sur l'emplacement où avoit été martyrise, plus d’un siècle auparavant , ie P. Sébàsrian de Mauroy; on donna à cette forteresse, en mémoire de ce douloureux- événement, le nom de Santa- Crut Je los De/ores, . ou simplement de Saata^Cntz- f .4Wtf «tê- -ta»

An - gouverneur D.- M tira -succéda , en ibq'i ,- D< Vizeme -ftiamo, capitaine cTinfonterie, qni «’eur-pàa le bonheûr Je voir la morafe publique s'améliorer sou»son administration. La-justice eut a punit'’ des vols* de» meurtres, des viol» , et un forfait nouveau jusqu’alors , dans ta personne

«** „ VOYAGE AUTOUR -DU MONDE.n ;

Un M»r(innet. d’un père- qui , ■ indigne de ce nom, avoit consommé sur sa propre fille Hùioire. te double crime d’mcesieet d'aduhère. •

iSoi ( wne). Lp navire kt Maria, de Boston, destiné à faire la pèche des holothuries aux Carolines, ayant relâché à Gwam, le major . O. Luis de Torrès saisit cette occasion pour aller rendre visite à ses amis de file Gouliay , qui , depuis long-temps , ne venoient plus aux Mariannes.

L’état de corruption dans lequel la colonie étoit plongée ne fit que

1806. s’aggraver encore après l’arrivée , en 1806, dti gouverneur D. Alexandre Parefio, celui de tous qui a,' dit-on, par son insatiable cupidité, laissé

■ apres lui de moins honorables souvenirs.

1807. U11 ouragan avoit détruit, au mois d’avril de l’année précédente, un

grand nombre d'habitations; pendant deux ans elles restèrent en ruine; encore ne furent- elles relevées que sur un ordre- formel du gouverneur des Philippines. - --M ii s r t» u : -, . -»V- <r*cu-. vit

Une pirogue carollnoise de l'de Roukfot jetée- sur la côte orientale de ^ , Gfflam : malgré son manque absolu de vivres, l’équipage, composé de

quinze personnes, frappé d'une terreur panique, se remit en mer précipitamment; mais ayant heureusement été rencontré par la floue de Lamoursek, qui se rendoit elle-même aux Mariannes avec le roi des Carolines en personne , cette embarcation reçut les secours dont elle avoit le plus wggpMHMfe- *'■ r- --r - lo-oîir wâ»

La vaccine était depuis peu introduite aux Mariannes, lorsque le t '1809. gouverneur dés Philippines rendit, en 1 8oy. le» gobernadorchios responsables, sous peine d’amende, de la conservation de ce prédeux préservatif; il ne pareil pas cependant que cet ordre ait beaucoup excité leur surveillance, car dix ans après, quand TUranie aborda sur ces rivages, • le vaccin ne s'y rrouvoit déjà plus.

Nous n’avons pu savoir exactement l'époque à laquelle les moines de Saint-Augustin furent remplacés par de» religieux doctrinaires. L’un de ées derniers, lé P. Cnstoval y Banez de Saht-Onofre, avoit demandé au g®üvertieur des Philippine» la suppression -des villages de -Tcpangan et d’Apurgaan r celui-ci la refusa, en août 1805», quant au premier de ees villages, c'bmme contraire au vécu des habitons , et décida que ceux d’Aporgsan , composé seulement de trois -maisons,.. pourroient, s’ils y

LIVRE III. — De Timor au* Marianne* inclusivement, zif consentoient , être réunis à la bourgade de Mongmon. Plusieurs de ces II» Mamnnw. religieux doctrinaires existèrent aux Marianne* jusqu'en 1815; mais en Histoire. , r8 17 il n’y en avoir plus dan* tout l'archipel qu’un seul, qui étoitcuré 18*9 («ma). d’Agagna. • : ». • > •*••••*

O11 accuse D. Pareno d’avoir accablé* les Mariannais de vexations et de corvées, sans que, pendant toute la durée de sa gestion, il ait rien payé, soit pour les travaux publics qu'il lit exécuter, soit même pour ceux qu’il commanda pour son propre compte. Aussi , après son départ , les malédictions des habitant le poursuivirent, et dix-neuf causes criminelles, assure-t-on, forent dirigées contre lui à Manille : mai» déjà une partie de sa grande fortune , fruit des exactions dont on l’accusoit , foi avoit acquis de puissans protecteurs ; au ifeu d’être puni, if parvint, selon l'opinion reçue à Geam , à se faire accorder les récompenses dues aux taiens et-aux plus loyaux services. On imaginera sans peine ce qu'a pu être la morale publique sous une telle- administration : les excès, les désordres et les crimes furent pins nombreux que jamais; la vie licen- .

cieuse des veuves, les adultères des femmes mariées , la subornation et l'abandon des lilJes , portèrent te scandale ou (a terreur dans les familles ; nombre de fonctionnaires donnèrent leur démission et plusieurs habitons, abandonnant leurs demeures , cherchèrent dans je* antres sauvages des montagnes un refoge contre les vices de ia société.

Dans ie courant de juin 1 8 1 1 , D. Pareno fut informé qu’ii y avoit à 1811. Savpan et A Tinian neuf Anglo- Américains et vingt-huit naturels des *

iles Sandwich, au nombre desquels on comptoit sept hommes . quinze femmes et quelques enfans. Voici comment iis se trquvoieht là. Un navire (anglais!); ayant en le (jrojetde se rendre de la côte Nord- Ouest d’Amérique à Canton, relâcha aux Sandwich, y reçut en complément d’équipage quelques Anglo-Américains, et enleva les indigènes qui lui avoient apporté des rafraichissemens. Forcé ensuite, par ie manque de vivres, de débafquer ces memes hommes à Tinian , i( leur, laissa de la poudre, des 'armes ,Rin canot, et de plus des clous, quelques autres fer radies, et tous les outils nécessaires pour construire un bâtiment.

Les Anglo-Américains mifent aussitôt sur fe chantier un petit navire-; mais les Sandwichiens , mécontent , après l’avoir brûlé , se sauvèrent avec

Histohe.

1811 (kune).

*î4 VOYAGE AUTOUR DU MONDE.

it*< Marianne*, le canot à Savpan , en emportant toutes les armes et tons Jes outils.

Ce fut alors qu'ayant appris A Goum- l’existence de ces étrangers, le gouverneur envoya un détachement de soldats bien armés pour s’en emparer, et que les ayant amenés- à Agagna, il leur fui permis de s’y JaMbei** •■-<* fijssIftîriP* "UMfr -iSëwèy. vas Ü

D. Pareflo montra , par ses comptes , que la dépense de cette expédition s’étojt élevée à 5 19 piastres [ 3- 87a francs ] , tant pour le paiement des pirogues que pour la gratification qu'il disoit avoir accordée au déta-

* lu ment. fik wOgft jAt'i-s»

Le 25 septembre 1 i8r 2 , trop tard, pour ie bien de ces iies ; D. Pa-

refio remit enfin le gouvernement dès Mariannes à D. José de Médinllla y Pméda , lieutehanr fl infanterie (•j).'dL’administration paternelle de ée nouveau gouvtrneiri ne tarda point À ramener le bonheur et le calme dans un paya qu’ii eût- été facile dé rendre florissant , si les arbitres suprêmes dé -ses destinées lavoîem envisagé d’un Oeil moins prévenu: mais quel espoir de prospérité éut-il pu concevoir, lorsque les gouverneurs généraux des Philippines et les vice-roi» du Mexique ne lui montroien» qu’une malveillante indrttcrence, Naguère encore iis avoient proposé au rai d tspagne de l'abandonner à son propre soèt , ainsi que les îles Babuvanet, avec dix-huit ou vingi-deux mille chrétiens qui gfy trouveW, parce que, disoient-ils , ces colonies coûtent beaucoup et ne rapportent rien a l'Lspagne. - . >*. «%»<' "

. V - * Pendant les premiers temps de la gestion de D. Médiniila , on expédiait

annuellement du Mexique à Manille les fonds nécessaires à i'administra- •tion dés M*riannes; mais instruit que , sous divers prétextes , te gouverneur des Philippines rie les faisoit pai parvenir à leur destination , on ce«9a tout envoi de cette nature, *ur la présomption saris doute qu-011 pouvait bien s pn passer a'Godm. Des obstacles aussi peu motivés para- . lysèrent en partie les efforts de fX Médinilia pour améliorer la situation -d» cés> île»; et la guerre des Espagnols-Américains insurgés vint susciter ■'* rvf"1 - - s,. 1 «4. -éèr ét '• j*. .-v'V'

• f *>• «■‘gwqfclc »«Kk^ , jurait A-uuri trcore-Kui* 21» *n Aniédqita, dos:

àMaiÿüe^eh Jccçuiiye i8oy. Apre* un séjour de deux

cîiargS de gouÇ^enr d« 'Marianne* , qu’il o'ccupoft

LIVRE III. — De Timor aux Mariannes inclusivement. 225 de nouvelles entraves à son zèle , en rendant plus difficiles les commu • lie» Marianne», nications entre Goam et les Philippines. Histoire.

Le nombre des bâtimens qui relâchoient alors aux Mariannes était en générai peu considérable. Depuis long-temps, les galions qui alloient d’Acapulco à Manille ne s'arrêtoient plus sur la route ; en sorte que souvent plusieurs années s’écouloient sans qu’aucun navire étranger à la colonie parût même en vue de la côte. Il y a tel gouverneur qui, pendant toute la dûrée de ses fonctions , n’a vu d’autres vaisseaux que celui qui l’a apporté et celui qui est venu le reprendre.

La flotte carolinoise de Lamoursek , qui prit terre à Agagna en 1 Si 4 > ,8,4-

consistait en dix-huit pros ou pirogues. Dans le Courant de la même année, la frégate de la compagnie des Philippines, le Santiago , se perdit sur l’extrémité Sud du banc de Catalan , à l’entrée du port San-Luis (pi. 59). Ce navire portait 512000 piastres [2780 160 francs] en espèces monnoyées , et pour une valeur supérieure en marchandises diverses : tout fut englouti par les flots. Cependant les sages dispositions prises par D. Médinilla , et l’activité qu’il déploya dans cette circonstance, permirent de retrouver ce que la mer n’avoit pu détruire. Des plongeurs carolinois retirèrent toutes les piastres, éparses sur le fond à une profondeur de plus de 1 3 pieds d’eau , et les remirent fidèlement au gouverneur; quantité d’autres objets d’armement et quelques marchandises furent également sauvés. Quant à la frégate, elle avoit tellement souffert qu’il fallut la démolir.

On apprit à Goam; en 1815, qu’une colonie d’Anglo-Américains, 181 j. d’Anglais et de Sandwichiens s’étoit établie sur l’ile Grigan, l’une des plus septentrionales de l'archipel des Mariannes ( voy, ci-après la carte de la page 229); des troupes furent envoyées pour la détruire et ramener à Agagna les quarante- huit personnes qui s’y trouvoient : ie^ Sandwichiens seuls sont restés depuis dans cette dernière ville.

Quelques navires américains et anglais qui faisoient , en 1807, le commerce du bois de sandal , avaient successivement laissé sur Grigan cent personnes, parmi lesquelles on comptoit encore, en 1815, huit Anglo- Américains ou Anglais, seize femmes et huit hommes sandwichiens, enfin seize enfans métis. Le reste des colons s’étant brouillés avec ceux-

l 'ttyaft dt IC relit. — HUloriquc. T. H. F f

lies AUriannes. là, partirent dans une chaloupe pour se rendre sur une île voisine dont Histoire. on ignore le nom , car D. Médinilia ayant fait faire à ce sujet de tninu- 1815 (suite), tjenses recherches, on n’a jamais pu, jusqu’à présent, connoître quel a été leur sort. Un Anglais, dit-on , fut la cause de la division qui éclata dans cette société naissante, qui d’ailleurs étoit sans chef. Le but des fondateurs étoit, à ce qu’on présume, de faire deGrigan un lieu de relâche où leurs vaisseaux pussent trouver , sans se détourner de ia route, quelques légumes et d’autres rafraichissemens.

Le mouvement des navires dont on fut témoin cette année à- Geam est -très- remarquable , puisqu’on eut successivement au mouillage le bâtiment à trois mâts portugais le Mercurio , la frégate russe ÏOrina , le vaisseau espagnol cl Rey Fernando sçptimo , enfin le navire anglais t Ex-> périment.

Le brig de guerre russe le Rurick, naviguant en découvertes , relâcha 1817. aussi à Goam en novembre 1 8 1 7 , et, cinq jours après , en repartit pour Manille.

Cette meme année, la frégate de guerre /' Argentina . appartenant à l’Amérique espagnole insurgée, et commandée par un officier français nommé Hippolyte Bouchard , avoit établi sa croisière entre Manille et les Mariannes. D. Médinilia fut prévenu par le gouverneur des Philippines' de se méfier de ce bâtiment, qui cherchoit à s’introduire dans les ports espagnols sous le pavillon de cette nation , en se disant expédié par le roi -pour faire des découvertes scientifiques, mais, dans le fait, avec le but d’enlever l’argent des caisses royales et de frapper les habitans de éontributions forcées. Pour éviter de tomber dans le piège, D. Médinilia prit, avec la plus grande activité, toutes les mesures qu’il jugea convenables à la sûreté de la colonie dont il étoit le chef. Des vigies furent .établies sur les principales montagnes de file, afin de signaler l’apparition des navires suspects. Mais si ce vigilant gouverneur préserva Goam de toute surprise , il ne put de meme sauver le brigantin qui lui appartenoit personnellement, et qui , étant alors en mer, fut capturé dans le voisinage des Philippines par ie navire ennemi.

En décembre 1818, la frégate de la marine impériale russe le Kamtchatka , de 44 canons, fit, dans le cours de son voyage de circum-

LIVRE III. — De Timor aux Mariannes inclusivement. 217 navigation , une relâche de cinq jours à Goam , d’où elle se dirigea vers llei Mariannes. l’ile Luçon. ' Hisioire.

Pendant cette année encore, D. Médinilla reçut l’ambassade du roi 'Si# (suite), de Lamoursek, dont nous avons, plus haut, rendu compte dans l’histoire des Carolines.

Le navire de la compagnie amcricaine-russe le Kutusoff, revenant, 1B19. l’année suivante, de conduire un gouverneur dans les possessions russes en Amérique, fit une relâche de dix jours à G «sam. Plus tard, y arriva encore le navire à trois mâts la Pa%, qui, sortant de Manille, poursuivit bientôt sa route vers Acapulco. La corvette l'Uranie enfin aborda sur les mêmes rivages le 16 du mois de mars, et les abandonna le 5 juin.

Tableau chronologique des gouverneurs des Mariaimes , depuis leur origine jusqu'en idrj) , époque du départ de la corvette l’Uranie de ces îles.

1671. D. Juan de Santiago.

1674. U. Damian de Esplana.

1676. D. Francisco d’imsarri.

1678. D. Juan de Salas.

1680. D. José de Quiroga y Lozada.

1681. D. Antonio Sara via.

1683. D. Damian de Esplana.

1688. D. José de Quiroga y Lozada.

1690. D. Damian de Esplana.

1694* D. José de Quiroga y Lozada.

1696. D. José de Madrazo.

1700. D. José Francisco Mcdrano y Asiain.

1704. D. Antonio Villamory Vadillo.

1709. D. Juan Antonio Pimente!.

1700. D. Luis Antonio Sanchez y Tagle.

1715. D. Juan de Ojeda.

Idem. D. Manuel Arguclles Valdes.

1730. D. Pedrç Laso de la Vega.

Idem. D. Diego Fclis de Balboa.

1734. D. Francisco Cardenas Pacheco.

1740. D. Miguel Fernandez de Cardenas.

1746. D. Domingo Gomez de la Sierra.

1 749. D. Henrique de Olavide y Michelena. 1756. D. And res del Barrio y Rabago.

1759. D. José de Soroa.

1768. D. Henrique de Olavide y Michelena. 1771. D. Mariano Tobias.

1774. D. Antonio Apodaca.

1776. D. Felipe de Cerain.

1786. .D. José Arlequi y Leos.

1794* D. Manuel Muro.

1802. D. Vizente Blanco.

1806. D. Alexandro Parreno.

1812. D. José de Médinilla y Pinéda.

rf*

Iles Marianne*.

Siuzation.

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