‹ Voyage Autour du MondeChapitre 87 sur 165 · LIVRE III. — De Timor aux Maiuannes inclusivement, jxj · texte numérisé non relu

LIVRE III. — De Timor aux Maiuannes inclusivement, jxj

" s. vu. .

De T homme réuni en société. ‘ *

Hn toi*- nous; leur» combats , leurs travaux et leur» fête» ,

*v * Encore quelque temps ae se reverront plats ,

Et tous ces grandi tableaux sont à jamais perdus.

Deluxe, la Trois règnes, ch. IV. . -

Dans le paragraphe relatif à la géographie , nous avons , pour ainsi J ire, épuisé le peu qu'il y avoit k dire sur les villes et les villages mariannais, misérables débris d’un état de choses jadis plus développé et plus prospère. Peu de monumens, en effet, s'y font remarquer; et quant à leur architecture , il en a été question dans les pages qui précèdent.

[U Goam : Agagna. — Notre planche n.* 60 donne une idée exacte, de la disposition relative des maisons d’Agagna et des quartiers qui subdivisent cette ville. Sur le nombre total des hahitalions, un sixième seulement est bâti en pierre; le reste l’est en bois, ou en bois avec des fondations maçonnées, et de la ferme décrite plus haut sous le nom de maison ordinaire moderne [voye^ pl. 81). Aujourd’hui, chacune dé ces maisons a sa plantation de tabac qui y est contiguc : souvent plusieurs de ces espèces de jardins ne paroissent distingués par aucune limites mais , à peu d’exceptions près , il n’en est point qui aient une clôture quelconque pour les séparer, soit entre eux , soit des rues qu’ils bordent.

Les édifices les plus remarquables sont, à partir du côté de l’Est, le collège royal de Saint-Jean-de-Latran et ses dépendances (pl. 66) \ plus loin, l’cglise et le presbytère, le magasin général, le palais du gouverneur, et le bâtiment des casernes, dont la partie méridionale sert d’hôpital; on voit ensuite ia maison qu’occupe le gouverneur, lorsqu’il n’est pas encore entré en fonctions, ou qu’après son remplacement H attend l’instant 'du départ ( roye j plus haut, p. 1.4a).. C’est là que furent logés les officiers de T Uranie. Dans la rue de la Mar est située la demeure du major D. Lui», qui nous intéresse trop , par les senlimens de gratitude que ce nom rappelle à notre souvenir, pour que nous la passions sous silence. Indépendamment du college royal , dont le nombre des' élèves est illimité , il y a encore deux écoles primaires, une pour les garçons, dans ia rue de, la Escuela;

Ss*

1U. Marianne,.

De rhomme

ViKes et villages.

en-'tociéré.

Ile. Mariannei. l'ffiitre pour les fiHes, dans le quartier San -Ramon : le local de cettev Ue l'homme dernière est' une simple. maison en bois. N’*- . ' , ■

Au Sud d'un fort joli pont de pierre, se distingue un grand hangar soutenu par des piliers en maçonnerie, destiné, à ce qu’il semble, soit à mettre les ouvriers du gouvernement à l’abri , en cas de travaux presses et extraordinaires, soit à des réunions d’habitans pour assister à certains jeux. fl v' a dans le Nord deux hangars plus petits , dont l’un sert à. préserver les pirogues des- ardeurs du soleil, et l’autre est un chantier de construction pour de petits navires.

En s'avançant davantage vers l’Est, on aperçoit un second pont qui sert à communiquer du quartier San -Nicolas aux sentiers conduisant au village de Mohgmon et aux campagnes environnantes. En descendant* la rivière, on trouve différens ponts plus petits, composés la plupart de deux -tiges <ie cocotier mises parallèlement l’une à côté de l’autre., pour la commodité des propriétaires riverains. >

„ - Les deux forts, dont le plan fait connokre la position respective, n’étolent point armés lor» du séjour que nous fîmes à Guam.

• • * Ati «palais du gouverneur, et aux deux corps de bâtimens qui l'avoisinent, est joint un vaste enclos . connu sous le nom de Jardin du gouverneur; c est-là -que-toit établi notre observatoire. Un carré intérieur planté en tabac, ombragé par de magnifiques orangers et quelques cocotiers, fbrmoit, à la chute du jour, une retraite agréable. Notre planche n.° 6y contient un dessin non moins exact que gracieux de ce site.

Méri’io. — Gotte bourgade , déchue de l’importance qu'elle avoit autrefois ç se. divise naturellement en deux . portions , l'une à droite, * lsrutte A gauche de da petite rivière de Papargoan; l’Intervalle qui les sépare n'est que de quelques centaines de toises : tes habitans désignent ia 'première sous -le nom- de -Mtri\p-eat<ui , et la seconde sous celui de Me'riio-rechan (1 ). -Depuis près d’un siècle-, • le nombre -de maisons dont cette ville se -compose a varié de 63 à jp; il étpit de ç 5 à f époque où '** - u

Çj ) Cpei • besoin dexpiicsitoA. L'observat.e-ur placé au bord de la mer et lui taisant ûce, appelle la partie qui - vtu sa^droiip , caian 041 katun 1 celle qui est à sa gauche , r»chan ou Kchun'j celle qui'en cnedf infouen aval ,'wgo ou lugo/ enfin celle qui est en emom ,'7br>à ou kat/o. Gës mots enOrur coiunr» siciliens dans plusieurs noms composé». • ’ * !

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