FIROLE PLACENTA
Pterotrachea placenta , Less.
QPPME Ne 00e De)
Cette petite firole, longue au plus de 2 pouces, est remarquable par diverses particularités de formes qui l'isolent de toutes les espèces connues. La tête est renflée, conique, ter-
o du corps par un léger étranglement. Les yeux sont triangulaires , rapprochés, très-noirs, portés sur deux renflements du corps en devant. La nageoire dorsale est haute, à bord convexe, mince. Le corps se termine en une sorte de queue cylindrique, sans séparation marquée d'avec le tronc. À sa base un appendice cylindrique , allongé, diminuant graduellement de grosseur, se
minée en avant par ume bouche large et arrondie, et séparée
termine par un nucléus discoïde, élargi, peu épais, coloré en noir mat et bordé par les branchies qui l'entourent en une sorte de couronne. Ces branchies sont coniques, colorées en rose vif, pressées les unes contre les autres, libres à leur sommet, et comme formées de petits fragments soudés et articulés. Le support du nucléus est donc aussi long que l'appendice caudiforme, et ce dernier n'a ni nageoire à sa pointe, ni chapelet à sa suite.
La bouche de cette firole aboutit à un sac assez large vivement peint en rose, qui se rétrécit en un petit canal, qui se dilate et se renfle au milieu du corps, puis diminue de volume en aboutissant au centre du nucléus. Ce mollusque est blanc hyalin, fragile, d'aspect tuberculeux légèrement teint çà et là de rose, principalement sur le rebord de la nageoire dorsale, et sur les lignes les plus saillantes du corps. Le nucléus en dedans est souvent bleuâtre et parfois d'un noir intense. Le cœur nous parait logé dans un renflement placé sous les yeux, et
se fait reconnaître à ses mouvements réguliers de pulsation. Cette firole avait des oscillations assez remarquables, et c'est
par de fortes contractions qu'elle cheminait dans l'eau. C'est le
13 janvier 1824, que nous la rencontrâmes dans les mers qui
baignent les côtes de la Nouvelle-Guinée.