‹ Voyage autour du monde (volume 2)Chapitre 43 sur 355 · HIPPOCAMPE VENTRU · texte numérisé non relu

HIPPOCAMPE VENTRU

Hippocampus abdominalis, Less., Mém. de la Soc. d'Hist. nat., t. IV, p. 411 (septembre 1828.)

Kïioré , dans la langue des naturels de la Nouvelle-Zélande.

Ce lophobranche à 8 pouces de longueur totale, depuis le bout du museau jusqu'à l'extrémité de la queue. Il se rapproche de l'hippocampe vulgaire par ses formes générales, mais il n’a point d’excroissances barbues et cartilagineuses, surmontant les yeux, ni les aiguillons qui entourent la queue. Sa taille est plus prononcée, et la saillie de l'abdomen est surtout remarquable.

Le corps est aplati verticalement, à sept angles, haut d’un pouce vis-à-vis l'abdomen, qui forme une carëne tranchante et convexe à son bord. Le dos est étroit. L’œil est surmonté de 2 arêtes coniques et simples. La bouche est petite, sans dents, terminale au sommet du museau qui à 8 lignes de longueur. 2 ouvertures ou évents sur la nuque. Tète déprimée et aplatie sur les côtés. 12 anneaux cartlagineux au Corps, à 7 pans ; 47 environ à la queue, à 4 pans. Celle-ci est régulièrement quadrilatère, et, de même que le corps, est lisse, sans appendices aucuns, et présente de simples éminences coniques aux points de jonction des anneaux cartilagineux. La queue à 6 lignes de largeur à partir du corps, et se termine insensiblement en pointe. N ageoire anale nulle. Rayons de la dorsale simples, s'implantant sur le dos par de petits bulbes.

La couleur de l'hippocampe ventru est généralement d'un blanc jaunatre, avec des taches d’un pourpre noir, irrégulières

sur la queue et.les flancs, et arrondies et ponctuées sur la tête et autour des yeux. L'iris est jaune doré, traversé par une bande noire. La dorsale est pointillée de brun. La phrase spécifique que nous lui avions assignée est la suivante : Corpore lœvi, albido, maculis rubro-nigris notato ; pinn& dorsal radirs 26; pinnä pectorali 15; rostro longtore.

Ce poisson que les Nouveaux-Zélandais nomment #ore , habite Les diverses criques de l'immense baie des Iles ou Marion, et différe beaucoup, par le manque d’appendices, du joli hippocampe foliacé (1. foliatus) décrit par Shaw, et qui vit sur les côtes de la Nouvelle-Hollande.

Page 1