THYRSITE ACINACEE
Thyrsites lepidopodea, Cuv., Gal. de Paris.
CLIN VE ne)
Pect., 14; 1°° dorsale, 15 ép.; 2° dorsale, 16 ; fausses nageoires, 4; catopes, : ;
anale, =; fausses anales, 4; caudale, 18.
Le thyrsite acinacée parait être le poisson figuré et décrit par M. Bory de Saint-Vincent, dans son voyage aux quatre iles d'Afrique, et reproduit aussi dans l'Atlas du Dictionnaire classique d'histoire naturelle. Ce serait encore, suivant M. Cuvier, le scomber dentatus de Bloch, ou le scomber atun d’Euphrasen et de Lacépède.
L'individu que nous avons figuré avait seulement 10 pouces de longueur totale. Le corps est fluet relativement à son peu de hauteur , et comprimé; sa forme serait celle du fuseau aminci latéralement, mais terminé en pointe du côté de la tête, et très-grêle à la naissance de la caudale. De très-petites écailles régulièrement imbriquées couvrent tout le corps. Les maxillaires et le palais sont garnis de dents saillantes, pointues, espacées et toutes égales , moins les deux supérieures et antérieures qui sont beaucoup plus longues que les précédentes, cylindriques et très-atténuées à leur pointe. La bouche est fendue. La mâchoire inférieure dépasse la supérieure, et s’arrondit à sa terminaison. Le préopercule échancré à son bord dans la partie inférieure et arrondi, et l'opercule légerement creusé vers en haut, sont très-lisses, amples et
s'étendent jusque sous la gorge. La ligne latérale nait du bord supérieur de l'opereule, devient convexe, puis se fléchit et se dirige horizontalement sur les côtés de la queue, qui est sans carène. Les lignes supérieures et inférieures du corps fléchisssent , mais doucement et sans saccades.
La pectorale est élarsie, à bord postérieur rectilisne . à som- Ï Se Sue ;,
met aigu. La premiere dorsale formée par une rangée d'épines droites, aiguës , arrondies et minces , que réunissent
des membranes échancrées à leur bord, sont régulières, et naissent au niveau de l’attache de la pectorale, et vont toucher la deuxième dorsale. Celle-ci est composée, moins la première qui est comme épineuse, de rayons cartilagineux, divisés au sommet, et dont les premiers plus grands diminuent graduellement jusqu'au dernier. Quatre petites nageoires, dites fausses, espacées entre elles, occupent l'intervalle entre la deuxième dorsale et la queue. L'anale , précédée de trois épines gréles et simples, a la forme de la précédente, et, comme elle, est suivie de quatre fausses nageoires. Les catopes placées sous la pectorale, sont petites, ayant l’épine droite et cinq petits rayons anastomosés. La queue est régulièrement fourchue et assez robuste, les sommets de chacun de ses lobes sont un peu arrondis.
Ce thyrsite a l'œil orangé, le corps bleu ardoïisé en-dessus et sur les côtés, les joues, les flancs, et le dessous du corps vêtus d'argent très-brillant. La dorsale épineuse est blanche, la pectorale bleuâtre, la caudale rosée, bordée et terminée de verdatre, et les deuxième dorsale, anale et fausses nageoires supérieures et inférieures, de même que les catopes, rosées. Les dents de ce poisson sont verdâtres.
Le thyrsite habite l'océan Atlantique entre les tropiques, et principalement les côtes du Brésil.