QUELQUES SOUVENIRS SUR LE CHILI’, PAR M. GARNOT
Avant d'entamer notre sujet, il est à propos que nous fassions observer que notre but est de désigner indistinctement sous le nom de Chiliens les habitants civilisés de cette province, soit qu'ils proviennent d’origine espagnole, de race indienne, ou de leur mélange, parce qu'il serait actuellement tres-difficile d'en déméler les traits caractéristiques. Nous ne mentionnerons de même aussi que les habitants de la province de la Concepcion, nous réservant de dire un mot sur les Araucanos.
Un séjour de quelques semaines sur les côtes du Chili nous a mis à même de faire les observations que nous nous proposons de retracer à nos lecteurs.
Nous étions mouillés sur la rade de Talcaguana, petite bourgade à deux lieues de la ville de la Concepcion ?, chef-lieu de la province, dans la même baie où florissait naguère une des plus anciennes villes du Chili, Penco , dont il ne reste de traces que deux pierres sur lesquelles on voit d’une part les armes d'Espagne et une inscription ainsi conçue : Pius VIT, et de l’autre Anno 16857.
Brillant de végétation, le Chili est loin d'offrir les avantages qu'on en pourrait tirer, si les habitants de ce riche pays, moins paresseux, savaient mettre à profit un sol si fertile. L'indolence ou plutôt l'insouciance est portée à un tel point, que les peu-
! Insérés dans le cahier de septembre 1825, du Journal des Voyages. 2? Cette ville a été construite en 1730, et en partie brülée en 1819. 3° Penco a été renversé par un tremblement de terre. Il y a dans les environs de
cette ville une mine de charbon de terre très-abondante.
plades les moins civilisées n'offrent point un spectacle aussi
servent d'asile aux indigents, nous reculons d'épouvante en
déplorable. Jetons-nous un regard sur les huttes enfumées qui songeant que ces misérables sont exposés aux intempéries des saisons, n'ayant pour se mettre à l'abri qu'une chétive maisonnette en bambous que recouvrent à peine quelques branches d'arbres. Une natte étendue sur le sol est le lit commun où repose la famille entière. Les Taïtiens, que nous avons vus depuis, quoique encore dans l'enfance de la civilisation, sont beaucoup mieux logés.
Les Chiliens sont généralement d'une taille moyenne, assez bien pris dans leurs formes, et ont le teint un peu basané, surtout dans la classe intermédiaire de la société. Souvent étendus sur le devant de leurs maisons, et le cigare à la bouche, ils préfèrent passer ainsi un temps précieux qu'ils pourraient employer à labourer la terre, travail qui leur procurerait des douceurs qu'ils ne connaissent pas. Les femmes, dont la taille est svelte, sont en général jolies; les traits de leur physionomie sont gracieux et inspirent la volupté. On admire avec un certain plaisir les contours amoureux de leurs seins. Vives et légères, elles se laissent aisément entrainer au doux penchant de l'amour. Plusieurs de nos marins n’ont pas été sans se repentir d'avoir trouvé des beautés trop faciles. Quelques-uns d'eux en ont emporté de cruels souvenirs.
Le luxe, qui partout exerce son empire, règne aussi dans ces régions lointaines. Les dames de qualité, non moins bien costumées que nos élégantes Françaises, sont loin cependant de mettre autant d'art dans les apprêts de leur toilette.
Les femmes âgées n’ont pas le talent de masquer la perte de leurs charmes : comme les jeunes personnes, elles sont toujours en cheveux, et les cheveux qui grisonnent ne sauraient s acCCOMmoder de cette mode.
Les hommes de la classe aisée, habillés généralement à la francaise ou à l'anglaise, n’ont, à proprement parler, aucune mode, si l'on en excepte le puncho, le seul vêtement qu'ils aient de commun avec la classe indigente.
Les Chiliens aiment les plaisirs. Le dimanche, on danse assez ordinairement dans tous les ordres de la société. Le menuet, le quando, le pericon et les danses à passe sont généralement adoptés. Les graces que les aimables Chiliennes déploient en dansant enivrent de volupté. Le punch et le maté” circulent à la ronde, et l'usage veut que lorsqu'une dame vous offre son'verre, vous l’acceptiez; vous buvez quelques gouttes, puis vous le lui remettez. Si vous êtes le premier à lui en faire la galanterie, elle boit une partie de la liqueur, et vous ensuite devez en faire autant.
Le mauvais ton de fumer qu'on a dans tous les pays espagnols est ici en usage, de sorte que la salle à danser est un véritable estaminet. En France, l'odeur du tabac ferait à nos belles abandonner une assemblée. Chaque pays a ses habitudes. Peu de jours avant de quitter Talcaguana, nous fumes témoins des orgies qui se passent dans le carnaval. Qui le croirait! en ce jour, les graces du sexe perdent de leurs charmes. Des objets enchanteurs, les cheveux épars, la figure barbouillée d'un mélange de terre, de farine, de noir de fumée et même de b.... de vache, ressemblent à des furies qui courent les unes après les autres pour se jeter à la figure ce qu'elles trouvent sous leur main, en criant : Chaiïa!…. Ces farces durent trois jours; le dernier, on se rend à la campagne, et, sur le gazon à l'ombre du feuillage, on sert un modeste repas : point de nappes, point
de serviettes, quelques couteaux et une ou deux fourchettes.
1 Le maté consiste en une infusion de feuilles de psoralea glandulosa de Linné. Cette plante est désignée vulgairement sous le nom d’herbe du Paraguay.
Chacun se sert; les mains de la beauté s'arment de-:gigots, et on dévore à qui mieux mieux. On verse le vin à rasade; et les femmes, il est pénible de le dire, rivalisent avec les hommes, qui ne quittent le festin que lorsqu'ils n’ont plus rien à boire. Le repas fini, on se jette réciproquement à la figure les sauces et la lie de vin; puis on recommence de nouveau le chaïa, et la fète se termine enfin en se rendant sur le bord de l’eau, où les hommes s'emparent des demoiselles pour les y plonger.
Lorsqu'on nous invita, M. Jacquinot et moi, à assister à la partie, nous étions loin de nous attendre à un spectacle si dégoutant. Nous gémissions de voir la brutalité avec laquelle les hommes se saisissaient des femmes. Mersedita F...., Isabella S..., recevez ici nos éloges, vous seules n'avez point entièrement participé à ce désordre. Vous avez su conserver cette retenue qui sied à votre sexe. Au retour de la campagne, nous dansämes pour couronner la scandaleuse fête. Les bacchanales n'étaient sans doute pas plus crapuleuses.
La veille de notre appareillage, passant de nuit près d'une maison où l'on dansait, nous vimes, dans le fond de l'appartement qu'éclairait un grand nombre de flambeaux , un enfant exposé, couronné de fleurs et entouré de linges artistement arrangés. Nous crûmes que c'était une figure en cire, et nous ne revinmes de notre erreur, quoiqu'on nous assuràt du contraire , que, lorsque nous en étant approchés, nous reconnümes la réalité. Etonnés d'une semblable cérémonie, nous nous informâmes de ce que c'était, et nous apprimes que c'est l'usage, lorsqu'un jeune enfant meurt avant l'âge de sept ans, de danser et de se réjouir, parce qu'on présume qu'il va droit au ciel. Nous avons retrouvé cette coutume au Pérou.
Le repos des Chiliens est troublé par des tremblements de terre fréquents, et par les attaques inopinées des Araucanos, peuple qu'on n'est point encore parvenu à mettre sous le joug,
Les Araucanos vivent par peuplades, retirés au-delà de Biobio, à environ une trentaine de lieues de la Concepcion : les habitants de Valdivia ne jouissent pas du même avantage; ces terribles voisins entourent leurs murailles.
Les Araucanos sout belliqueux, audacieux et entreprenants; leurs chefs portent le nom de Caciques : leur conduite dans les diverses guerres qu'on a eu à soutenir contre eux est une trop malheureuse preuve de leur cruauté. [ls mettent ordinairement à mort tous les prisonniers.
On dit cependant que, dans leur dernière guerre, ils ont été plus humains ; ils chargèrent du soin de garder leurs troupeaux les infortunés qui tombèrent en leur pouvoir. Une dame, qui a été leur prisonnière, m'a assuré qu'elle n'avait eu qu'à se louer de leur chef. Quoi qu'il en soit cependant, on rapporte que dernièrement quatre bâtiments baleiniers anglais en relâche à l'ile Sainte-Catherine ont été surpris par les Araucanos, qui ont massacré les hommes des divers équipages qui se trouvaient à terre. Un capitairie espagnol, du parti royaliste ‘, que nous n'avons vu malheureusement que trop peu de temps pour recueillir des renseignements sur ces peuplades, se plaint beaucoup de la conduite des Araucanos envers ceux qui ont été chercher un asile parmi eux.
L'Araucanos est furieux, dit-on, quand les feux de l'amour ont embrasé son cœur : toute résistance est vaine, il lui faut assouvir sa délirante passion. On rapporte à cet égard que le fils d'un cacique devint éperdument amoureux d'une jeunepersonne, dans un bal donné à la Concepcion. Le jeune homme la demanda en mariage. La demoiselle, que son père ne voulait point contraindre, balançait à accepter cette proposition; mais l'Araucanos menaça de l'enlever, si elle ne consentait à l’épouser. La
1 Tous les Espagnols qui étaient du parti royaliste se sont retirés à l’île de Chiloé.
jeune personne, dont les mœurs étaient loin d'être en harmonie avec celles des Araucanos, pour éviter des suites sans doute funestes, pensa dès-lors qu'il était plus sage de se rendre aux vœux de son amant.
Les Araucanos montent et domptent les chevaux avec infiniment d'adresse. Ils sont tellement agiles, que souvent lorsqu'ils s'avancent pour combattre, ils sont, la lance à la main, placés le long des flancs de leur coursier. L’ennemi, qui dans le principe ne connaissait point ce stratagème, pensait, lorsqu'il les voyait s'approcher, que c'était une troupe de chevaux; mais bientôt remontant sur leur dos à l'aide d’une de leurs jambes qui y était appuyée, ils fondent sur leurs ennemis qu'ils poursuivent même jusque dans leurs demeures en brandissant leurs longues lances. Blessés, ils n’en sont que plus terribles ; il faut que le coup qu'on leur porte soit mortel pour les mettre toutà-fait hors de combat. Les femmes les suivent à la guerre, et
sont chargées de ramasser le butin, de seller et de brider les chevaux. Les hommes n'ont d’autres fonctions que de monter à cheval et de se battre. La lance et le lacs sont leurs seules armes : dans la guerre du Chili, quelques émigrés leur ont procuré des armes à feu ; mais ils préfèrent la lance et le lacs, avec lequel ils enlacent souvent le cheval et le cavalier. Les Gaouches" se servent aussi avec beaucoup d'avantage du lacs, et maintenant les troupes chiliennes Font adopté pour leur cavalerie. Plusieurs fois nous avons été à même de voir avec quelle promptitude ils saisissent un cheval au galop.
Lorsque le lacs, que l'on ne peut lancer qu'à dix brasses, ne suffit pas, alors ils lancent deux boulets attachés à une corde dans les jambes des chevaux, qui tombent et mettent le cavalier a la disposition de l'ennemi.
! On nomme Gaouches les peuples indigènes des bords du Rio de la Plata.
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Dans diverses courses à la ville de la Concepcion, nous avons eu l’occasion de voir quelques Araucanos. Ces hommes indomptables sont forts, vigoureux, bien musclés : leur face rébarbative est large et pleine; le bas de la figure est arrondi et plus volumineux que le front : leur teint est cuivré.
Plusieurs familles chiliennes élèvent des enfants de cette nation. Puissent-elles un jour par ce moyen attirer à elles et soumettre ces barbares voisins! Si les Indiens du Pérou forment la même race que ceux du Chili, comme on le pense généralement, ils en diffèrent sous bien des rapports. La couleur bronzée de leur système cutané est, ce nous semble, la seule chose qui leur soit commune.
L'Araucanos est grand; sa large figure lui donne un air féroce, contraste frappant de dissemblance avec la douce physionomie du Péruvien et leur petite taille. L'Araucanos, vivant en quelque sorte sans lois, ne respirant que le carnage, et encore indompté, n'est-il pas loin de ressembler au Péruvien, qui n'aime que la tranquillité et sait se soumettre à un code de lois? Long-temps avant la conquête du Nouveau-Monde, le paisible Péruvien ne vivait-il pas sous des lois sagement ordonnées ?
Entièrement civilisé, le Péruvien est industrieux, laborieux, tandis que l'Araucanos ne connait d'autre art que la guerre. Nous regrettons qu'un trop court séjour ne nous ait pas permis d'étudier plus fructueusement le caractère physique et moral de ces peuples. Nous terminerons ce que nous avons à dire sur le Chili, par quelques considérations sur l'histoire naturelle. Le Chili est un terrain de première formation; des montagnes escarpées entourent les villes de la Concepcion et de Talcaguana. Escalade-t-on les hauteurs qui dominent cette dernière, l'on découvre un point de vue très-étendu. D'un côté, c'est Talcaguana , l'immense baie de la Concepcion, l'ile Quiriquine et la
pleine mer; de l’autre, la baie de Saint-Vincent, la vaste plaine Voyage de la Coquille. — Z. Tom. I, Partie 11. 72
de Penco , les mamelles de Biobio, la rivière de l'Estéro et la route sablonneuse de Talcaguana à la Concepcion.
Des bois charmants embellissent ces contrées; le myrte et la famille des laurinées y croissent en abondance; les poiriers, les pomnmiers, les oliviers, les noyers et les péchers sans soins et sans culture fournissent considérablement de fruits. L'avelana (guevilana avelana, Ruiz et Pavon, F1. péruv.), petit fruit arrondi et rouge, dont l'amande cuite à un peu le goût de la châtaigne, se voit dans tous les bois. Ce fruit, qu'un certain auteur a comparé à l'amande et à la noisette, ne nous à pas paru avoir un souût aussi délicat. ;
Les légumes prospèrent également très-bien au Chili et y sont très-variés ; C'est ainsi qu'on y trouve des petits pois, des haricots, des pommes de terre, des choux, des betteraves, du céleri, de la laitue , etc. , etc.
La vigne croit assez bien dans certains sites; le vin qu'elle produit est sucré et laisse souvent un peu d'âpreté à la gorge. L’alcohol qu'on retire de ce vin est fort et rude.
Des rivières ( Biobio et Estéro ), des ruisseaux, arrosent et fertilisent ces belles contrées, qui ne réclameraient que peu de soins de la part des habitants, pour rivaliser avec notre riche Europe. Des prés émaillés de fleurs prétent un charme séduisant à la nature. Le botaniste est émerveillé de trouver sous ses pas la calcéolaire, les amaryllis jaune et rouge, le lys des incas, des orchidées, des onagres, la lapagerie, la sarmienta, le fuchsia, la sagittaire, etc., etc.; des plantes qui semblent propres à tous les pays, les mourons et les renoncules y croissent abondamment.
Toutes riches que sont ces régions sous le rapport botanique, M. d'Urville y a recueilli moins de plantes qu’au Brésil : la raison
en est, comme il le pense, que nous n'étions pas au Chili dans une saison bien favorable.
ZOOLOGIE. Et
Le géologue peut tirer des conjectures en étudiant les contours de la côte, la coupe des montagnes et les produits minéralogiques. M. Lesson pense que la presqu'ile de Talcaguana devait être jadis une ile.
Le granit, le schiste, le grès sur les bords de la côte, et l'argile rouge, forment la croute géologique des environs de Talcaguana et de la Concepcion.
Quoique les oiseaux qu'on trouve au Chili soient loin d'offrir les couleurs brillantes, métalliques de ceux du Brésil, lornithologiste n'y trouve pas moins de l'intérêt. Sur à peu près quatrevingts individus que nous nous sommes procurés, il y a quarante et quelques espèces. Nous avons vu et entendu plusieurs manakins qu'il nous a été impossible de tirer. Les oiseaux de proie sont très-nombreux : le vautour (vultur aura, Viell.; Ze percnoptère aura, Cuv.), qu'on trouve à Sainte-Catherine du Brésil et aux iles Malouines, et diverses espèces de buses, jettent l'effroi dans la gent volatile.
Parmi les moucherolles, il en est un noir (le traquet à lunettes de Buff.), à bec jaune, dont l'iris d’un beau jaune est surmonté d'une membrane festonnée de la même couleur; il se tient dans les myrtes fleuris qui ornent la vallée de Saint-Vincent. Le genre grive nous a fourni trois espèces différentes. Le troglodyte à couleur sombre comme celui d'Europe est assez commun : on voit beaucoup de bruants et de moineaux.
L'étourneau blanche raie ( sturnus militaris, Gmel. ), si multiplié aux Malouines, perd de son éclat au Chili. Sur les bords de la rivière qui arrose la plaine de Penco, dans les arbres touffus qui leur prétent leur ombrage, se voit un grimpereau à queue fourchue et étagée, que nous présumons être une espèce nouvelle. Les bois qui couvrent le versant de la montagne à gauche de la baie de Talcaguana sont embellis par une espèce d'oiseaumouche à tête rubis,
Le cri désagréable de la perruche-ara de Buffon attire l'attention du chasseur. La tourterelle perchée au sommet des arbres roucoule et semble défier les atteintes du fusil. Le vanneau armé et l'ibis habitent les plaines. Le bihoreau se promène le long des ruisseaux ; tandis que sur les bords de la mer courent les alouettes, les chevaliers et les huitriers ( Aæmatopus ostralegus, L.). De nombreux palmipèdes reposent sur le sein de l'onde; tels sont : des becs en ciseaux (rhynchops nigra ), des hirondelles (sterna hirundo ), des goëlands, des fous, des cormorans et des srèbes. Quoiqu'il y ait dans ce pays diverses espèces de quadrupèdes, nous n'avons pas été assez heureux pour en enrichir nos collections. Nous vimes dans la baie un grand nombre de phoques et de cachalots.
Le Chili offre peu d'animaux marins. M. Lesson ne s'y est procuré que quelques patelles , des fissurelles, des moules, etc., des astéries et deux ou trois espèces de poissons. Les reptiles ne nous ont offert que quelques couleuvres et de petits lézards.
Le Chili, offrant une température douce et uniforme, doit ètre en général très-salubre. La dysenterie et la série des inflammations abdominales sont les affections qui se montrent le plus ordinairement. Souvent appelés pour voir des malades, nous n'avons eu principalement à traiter que des dysenteries chroniques et quelques gastrites. L'on s'étonnait de ne nous voir employer que les moyens les plus simples dans nos prescriptions, parce que l'habitude ou plutôt l'empirisme veut que les émétiques et les purgatifs soient administrés dans tout traitement.
L'usage du maté contribue beaucoup à détruire l'émail des dents, et amène à la suite la carie, affection très-commune. La syphilis et la gale exercent leur dégoûtant empire sur la majeure partie des habitants. Tels sont les souvenirs que nous avons gardés de ce pays : puissent-ils offrir quelque intéret !