‹ Voyage autour du monde (volume 3)Chapitre 82 sur 98 · COLOMBE GÉANT · texte numérisé non relu

COLOMBE GÉANT

Columba spadicea, LATH.

Koukoupa, dans la langue des Nouveaux Zélandais.

Columba spadicea, Temm., Pigeons, pt

C. capite, collo, dorso, caudä&, alisque aureo-virescentibus ; abdomine niveo ; caud& infrà brunneo ; rostro et pedibus rubescentibus.

Le nombre des espèces qui viennent se classer naturellement dans le genre Columba est considérable, surtout sous l'équateur; mais les terres de l'Océanie et de l'Australie n’ont pas peu contribué à l'augmenter encore. Celle que nous rappelonsici, en rectifiant les descriptions qui en ont été faites, et dont nous tuâmes plusieurs individus dans les alentours de l'immense baie desIles, décrite primitivement par Latham ( /ndex Orn. supp. Sp. 7 ), et figurée par M. Temminck , dans son histoire des pigeons, offre cependant quelques légères différences, et c’est pour cela que nous en présenterons une rapide esquisse.

Cette espèce si remarquable par la couleur verte métallique qui la colore, a seize pouces et demi de longueur totale. Sa taille est celle du pigeon ordinaire. Sa queue, longue de six pouces, est à-peu-près rectiligne ou légèrement échancrée au milieu. Le bec est un peu renflé près la pointe de la mandibule inférieure : il est d’un rouge de carmin brillant à sa base, ainsi que les pieds, dont les tarses sont emplumés jusqu'aux doigts. Les yeux sont entourés d'une membrane d'un rouge vif, et l'iris est de la méme couleur.

Toutes les parties supérieures de cet oiseau, le dos, le croupion, le dessus des ailes, la gorge, jusqu'à la poitrine, sont d'une teinte verte chatoyante à laquelle se mélent des reflets rouges de cuivre de rosette, affectant des nuances irisées et

ZOCLOGIE. TITI

brillantes plus sombres sur les grandes pennes. La poitrine , le ventre et les plumes anales et des tarses, sont d'un blanc pur. Le dessus de la queue est d’un brun légèrement verdätre, et le dessous est d’un brun plus foncé en dedans et à l'extrémité.

Cette brillante colombe dont la chair est excellente est trèsmultipliée dans les bois des environs de la baie d'/piripé ou des Iles. La première que nous nous procuràmes fut tuée et remise à l'expédition par M. de Blois de la Calande, un des officiers de la corvette {4 Coquille. Toui, chef de lhippah de Xaouera, près duquel nous étions mouillés, nous en apporta ensuite plusieurs fois à bord. Celle que décrivit Latham sous le nom de chesnutshouldered pigeon , provenait de l'ile de Norfolk, peu éloignée de la Nouvelle-Zélande, et M. Temminck indique aussi les îles des Amis ou de Tonga comme la patrie de cette belle espèce. Nous sommes autorisés à penser toutefois qu'elle ne doit point s'y trouver. En général, l'indication des objets apportés par les particuliers de plusieurs contrées lointaines n'est jamais précise, et on ne saurait trop avoir de réserve à ce sujet. Nous en avons eu fréquemment de nombreux exemples.

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