‹ Voyage autour du monde (volume 4)Chapitre 183 sur 214 · HYDROGRAPHIE, CARRE · texte numérisé non relu

HYDROGRAPHIE, CARRE

ces deux iles, a recu. spicditnmnt la dénomibsiion de rade

Saint-Louis * Se siaéhes: PR | La baie est. oüxénte: aux vents. ME qui: isosélent quelquefois

Né vembre.

eE>

& * Déce mbre

avec violénce durant l hiver, et le mouillage: n yest pas d'unetrès-

bonne tenue; l'on ne trouve par 19 Et 20 brasses que du gravier

mélé à des coquilles brisées ; par 8.et 10 brasses le fond est.

presque généralement couvert de fucus, dont les racines, peu adhérentes au sol, , empêchent les ancres de mordre et lés: expo- señt souvent à dd La rade de Saint-Louis, qui est la partie.

| Ja plus reculée de cette baie, offre, au contraire, toutes les ga-

ranties désirables pour un oslhet mouillage ; elle est abritée de

tous les vents, etson fond ne présente, sous 4 et 6 brasses d'eau, .- qu'une Fate épaisse de vase d'une. ténacité remarquable. Les

diverses aiguades. et les plages nombreuses qui garnissent Les

rive. de cette rade sont d'un accès facile , et le carénage des

navires pourrait très-bien $ opérer dans le Diane dont |

l'ouverture aboutit à sa partie méridionale. Sur. les. bords de

Lasiéo Saint-Louis . Où nous dressämes nos tentes: durant notre

relàche , on voit encore les ruines de l'ancienne colonie, qui

servent aujourd hui d'abri aux animaux domestiques importés.

tour-à-tour par les Francais et par les Espagnols, et qui, devenus

sauvages, ont peuplére cette partie de. lile dans une Progression |

étonnante.

La couche de tourbe: qui recouvre partout le. terrain enchls. opposer. un obstacle invincible à: la: propagation des plantes

exotiques ; mais si la nature a refusé à à cette contrée les végétaux

essentiellement propres à la nourriture de l'homme, elle l'a du

MOINS dotée avec une sorte de luxe en graminées, qui offrent aux animaux des pâturages abondants. Aussi les chevaux, les bœufs, les cochons et les lapins, répandus en tribus nom-

d Voyez dans l’atlas hydrographique du voyage de la corvette si Uranie, le plan

dé Tà baie Française que nous avons levé en 1820. | 14.

Novembre et.

breuses, multiplient d'une manière rapide au. lie de cette.

multitude d'oiseaux de différentes espèces qui couvrent, pOur

‘ainsi dire, la surface du sol; de ces légions d'oïes, de canards,

d'huitriers, de cormorans, bed ailes -de liens. de van-

neaux , qui ‘prennent leurs ébats sur le: gazon des prairies, dans

les étangs ou sur les bords rocailleux d'une multitude de eriques ; de ces peuplades innombrables de manchots qui, tous les soirs, du fond des habitations souterraines. qu'ils se creusent dans les: slots ou sur les grèves des anses abritées , font retentir

de leurs cris les rives solitaires et les eaux: ‘silencieuses de la

baie Francaise. Hs areas | L'ile occidentale, appelée Falkland je a “été débris par le ca-

pitaine Weddell: et parait parfaitement identique avec l'ile Conti | que nous. vénons de décrire. Sa -côte septentrionale présente

plusieurs ouvertures dont Ja principale est celle qui conduit au !

Port-Egmont : on l'apercoit de la mer à une grande distance, ét: lon peut ÿ naviguer à pleines voiles sans aucun risque. Cest

dans ce port que. l'établissement anglais fut placé: Les ruines

| d'une partie de la ville existent encore et se trouvent sur.le

côté méridional d une montagne qui n'a pas moins de six cents | pieds de hauteur. L' extrême oran deur de ce havre rend la com-

municalion avec la terre désagréable, lorsque les vents soul-

flent avec force. Le mouillage le plus sur est auprès des ruines

par 9 hrnoies d’eau, à environ trois quarts de mille du rivage, |

cet la meilleure sigle: se : trouve au fond de la crique de F éta-

blissement. | Hits |

Le principal mouillage a après le Port-Egmont, est de are de West-Point, situé à l'extrémité Ouest de la presqu ile méridionale de Byron’ s Sound. Deux passages ÿ conduisent, l'un au Nord et

l’autre au Sud. Le meilleur ancrage est Apres: d une petite anse

AU cé dé oyage Si the south pole, performed in the Jears (Base 1824, etc,

à James Weddell; un vol. in-8°, ane édition ; London, 187:

(HYDROGRAPHIE, CHAP. NEO. pu 109

au côté Sud du havre par cinq brasses sur un fond de sable et de vase. Sa latitude est de 51°.24° Fate On peut se e procurer de l'eau dans la partie supérieure de l'anse. | HER Il paraît que de toutes les baies que présente la partie OCCIdentale des îles Malouines, la plus commode et la plus acces- ” sible est celle que le capitaine Weddell nomme Ship-Harbour,

et qu'il place sur la côte Est de New-Island, par 51° 42° 36" de

latitude. On la reconnait aisément à unepetite île ‘qu ‘elle ren-

Novembre et Décembre

ferme. C'est derriere cette petite ile, nommée Ship-Island, qu'est

le meilleur mouillage par sept a d’eau, fond d’ argile dure. = Le manque de bois sur ces iles serait un greai inconvénient, s'il n'y avait pas une bonne tourbe qui y est abondante. Sur l'ile Ship, elle est méprise. et elle ik très-bien remplacer le charbon. Nr:

Le capitaine Weddell dait.: dé «peu. de cas idee tofistolfe. sements que les navigateurs peuvent se procurer dans la partie occidentale des les Malouines. Sous ce rapport, nous pensons que l'ile Conti doit être préférée comme point de relâche, car durant notre séjour à la baie Française, la chasse, la péche fournirent amplement : à nos collections d'histoire naturelle ainsi qu'à la nourriture de. l'équipage. Les quartiers de taureaux, de cochons, de chevaux même, les lapins, les ou-

tardes, les canards, “ex bécassines et de Leg poissons du senre

gobie , étaient servis journellement sür nos tables, et nous trouvions encore dans le céleri sauvage une salade agréable. C est en faisant ainsi bonne chère que nous nous RÉpATERS au “passage. du cap Horn.

ino VOYAGE AUTOUR. DU>MONDE.

ÿ CHAPITRE VI. j

| OBSERVATIONS FAITES. DANS LA TRAVERSÉE DES LES MALOUINES AU CHILI. | |

ble 16 décembre sd nos dispositions étaient. faites pour:

lé départ, lorsque les vents; qui, jusqu à cé Jour, ‘avaient

soufflé de la partie de FO: où du S.O, passèrent à l'E. et arrêtèrent ainsi notre appareillage jusqu'au 18, qu'une brise fraîche

“d favorable nous permit enfin de mettre sous FOR et Les nous ee du mouillage de Saint- Louis.

. À péine avions-nous perdu dé vue l'entrée de la be F rançaise, qu'il fallut lutter contre des vents de S.O. ét des courants assez forts: comme ils: étaient contraires à la route à suivre pour atteindre la Terre- des- États, nous primes la résolution de nous diri cer vers la côte de Patagonie en passant au Nord des îles Mois: | Cette route nous parait, dans tous les cas, devoir être préférée à celle du Sud, parce que, dans ces. PRrRGeS, les courants por-

tent presque toujours au N.E., et qu'en général, l'on ne doit pas compter sur la durée da vents d’Est. Néanmoins nous fumes rejetés par des coups de vents successifs, jusqu’ au 49°

parallèle, et ce. ne fut qu'avec beaucoup de difficultés que nous nous avançâmes vers le Sud.

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Le 26 décembre, ‘étant précisément au tin du canal qui

sépare les iles Abies du continent de l'Amérique , nous

Décembre

passämes à douze milles dans TE: de la posilion assignée au :

rocher de l’Aigle, que Ton dit avoir été découvert, le’ 1° octobre 1817, > par I NN d latitude et 67° 10 de longitude “occidentale. Cet écueil dont nous ignorions alors l'existence, ne se montra pas à notre vue, quoique l'horizon fut clair dans

tous sés points. Cette: vigie, laquelle aurait échappé à l'investi-

| gation de tous les navigateurs qui, depuis Magellan } jusqu’ à nos |

jours, ont sillonné l'Océan dans l'Ouest des iles Malouines, n’a point non plus été retrouvée par le capitaine Weddell, qui, presque en même temps que nous, a croisé dans ces mers, où, “quo: qu'il füt spécialement occupé de la pêche des phoques, il s'est

livré: à dés recherches intéressantes pour la navigation. Voici

comme ils exprime au sujet de cet écueil, dans la relation de son ; voyage, “page 18: « Le 2 janvier 1823, à midi, nous étions par « br° 55° de latitude et 6-° of de longitude. Ce c'était la «latitude assignée au rocher de l'Aigle découvert par le capi- «taine Bristow en 1817, je mavançai dans lE.N.E., dans « intention de le reconnaitre; mais après avoir couru do « milles: > ayant du haut des mâts une vue de dix milles d’é- ( sdtrdée: fe aperçus rien. S'il avait été. ‘exactement placé,

& «] ‘aurais dû le trouver, Ce rocher doit être dangereux , €ar il

«est placé entre les iles Fc 'alkland et la côte de Patagonie. On

« dit que c'est une réunion de brisants de 30 yards es mètres) € d étendue. » | | |

Décembre

” et VOYAGE AUTOUR DU MONDE.

Ce qui précède suffit pour prouver que ce rocher, s il existe | ne peut être placé entre les méridiens de 66° 5o' à 67° 35' par "| latitude qu'on lui assigne ; et aujourd’ hui que des bâtiments de l'état doublent chaque année le cap Horn, ilest à désirer que

le ministère de la marine recommande aux officiers qui les diri- |

gent, Les rectification de ce ses 7 re Ne no

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