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pas faire à cheval ; aussi leurs casernes présen-

tent-elles le même désordre et à peu près le même dénûment que les cases des Indiens. Je n’ai pas visité les Puéblos (1), mais j'ai de fortes raisons de croire que leurs habitans ne surpassent guère les soldats en amour de travail et en industrie. Depuis plusieurs années les troubles du Mexique n'avaient pas permis l’expédition du situado, ou secours en argent et en effets pour la paie et l'entretien des troupes.

Entre la baïe et le port San-Francisco, le climat est sujet à de grandes sécheresses. Les pluies commencent en décembre etse prolongent jusqu’en mars. En général les automnes sont très-secs; cependant les productions de la terre proviennent assez bien, la rosée suffisant pour empêcher qu’elles ne soient détruites.

(1) Les Puéblos ne sont en grande partie que des villages habités par de vieux soldats espagnols ou créoles qui, aprés 'avoir achevé le temps de leur service, obtiennent la permission de s'établir dans ces villages ou de retourner dans leur patrie. Ils sont presque tous mariés : on leur accorde des terres et des instrumens pour les cultiver. Ces habitans n’ont ni commandant ni magistrats , mais l'enseigne du Présidio exerce sur eux une juridiction particulière ; c’est en quelque sorte une milice qui sert à peupler le pays.

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