MOT
Le style natt du sentiment et de la pensée. Le souffle intérieur crée le style; le souffle intérieur donne au style sa forme, comme l'air de la poi~ trine au cristal.
Ce qui fait un style plus ou moins vivant, c'est plus ou moins de souffle. Le souffle, c'est ta respiration du style. Un style qui n'a pas de souffle est un style mort.
GénALD.
Tous les grands écrivains ont le souffle à diverses puissances. Chacun d'eux a, de plus, un caractère propre, et brille par une qualité dominante.
KOI.
Par exemple, madame Sand a le naturel et le mouvement; M. de Chateaubriand, le coloris; M. de Lamennais, l'accent ; M. Victor Hugo , le
relief.
GÉSALD.
Et Lainnrline?
J'allais le nommer. Il a, lui, le charme, la fécondité. Il prend l'intonation qu'il veut. Ses inspirations sont, à son gré, poèmes, romans, discours, histoires. Sa faculté la plus organique est l'essor. II monte toujours.