ASCENSION DE L*ALPE AU PRINTEMPS
Le printemps est proche ; La neige se fond déjà.
Le ciel est bleu, Le coucou a chanté Que déjà le printemps revient.
Allègrement sortons de Tétable Avec les chères vaches l Voici notre beau temps;
AUX ALPES. t7t
Le plaisir et la liberté dous attendent Là-haut, sur les rochers.
A la charrue va le paysan,
Elle lui donne tant de peine I
Il enfonce le soc à droiXe, à gauche,
Il travaille et gémit.
Paysan, sois matinal,
Nous sortons frais et contents
De ton village en mai.
Nous sommes de robustes vachers,
Nous ne connaissons pas tes soucis;
Nous nous réjouissons et sommes gais.
Bien des petits oiseaux gazouillent;
Bien des petits garçons sautent;
Ils sautent bruyamment
Sur l'herbe, et se roulent;
Et la fillette chantonne.
Attachez donc les grandes cloches
Et les petites sonnettes I
Rien ne rend un plus beau son, au printemps,
Qu'un joyeux carillon de vaches,
Et une forte voix de vacher.
Le nias embaume, près du buisson.
Et, sous le buisson, la violette.
Et toutes sortes de fleurs en gerbes,
You heh ! you heh ! you heh !
Taureau, tu auras un siège à traire
Fixé entre tes cornes,
Et un gros bouquet dessus,
Des plus belles tulipes
Qui croissent dans les jardins.
Les vaches, on ne peut les contenir;
Hans I mets-toi en avant ,
Et fais-toi bien large.
Nous ne voulons plus attendre;
Nous voulons maintenant aller à TAlpe I
Égosillez-vous tant que vous pourrez,
Égosillez-vous, et criez
Surtout à travers les villages ;
Alors les gens regarderont par la fenêtre.
Et tout le monde viendra voir.
Hoh I çà, çà, hoh I hoh 1
Laissez aller doucement.
Sont-elles toutes loin de la crèche?
Alors nous partirons.
Les grandes, les premières !
Dieu vous garde, vous paysans.
Nous prenons de vous congé.
Nous vous remercions. Ne vous lassez pas.
Que la rude famille de paysans
Ne vous ennuie jamais I