‹ Voyage aux îles Gambier (archipel de Mangarèva)Chapitre 5 sur 13 · DEMANDE DU PROTECTORAT DE LA FRANCE PAR LES INDIGÈNES · texte numérisé non relu

DEMANDE DU PROTECTORAT DE LA FRANCE PAR LES INDIGÈNES

DE MANGARÈVA (2).

« Nous, soussignés, le roi et les grands chefs des lies » Mangarèva , ayant par conviction , embrassé la religion

(i) Le Moniteur univerul, discours de M. Odillpn Barrot, député de l'Aisne, séance de la Chambre des députés du 25 JanTier 1845.

(2) Annuaire des ÉtabUuementê françaie de VOcéanie et du Protectorat detileedêla Société et dépendanceê. Papeete , Août 1863 , p. 56. Imprimerie du Gouvernement.

> <>atholiqtte, apostolique et romaine, déclarons solennel- » lement vouloir former un État libre et indépendant sous » la protection inunédiate de S. M. Louis-Pbilippe I*% roi » des Français , et à l'effet de manifester notre union avec n la France, demandons à prendre le pavillon de la grande » nation qui nous a initiés à la civilisation.

» Fait à Mangarèva» le 16 Février 1844.

» Signé : Au Eerekorio, Haputeoa, E âkariki,

TONA TAGATA, Ta KOHaTIA, TbMAPUTAURI. »

« Nous, soussignés , Peeuiid (Chartes), capitaine de vais- » seau , chevalier de la Légion-d'Honneur, commandant la » frégate /a Charte,

» Déclarons, en présence du roi, des grands chefs des » îles Mangarèva et du R.-P. Liausu Cyprien , que nous » acceptons, sauf la ratificaticm du roi et de son gouver- » nement, le protectorat des lies Mangarèva, qui nous est » offert, et que nous nous empressons de transmettre cet » acte à H. le contre- amiral Dupetit-Thouars,. commandant » en chef la station navale de France dans rOcéan paci- » tique , à l'effet de le faire parvenir dans le plus bref délai I» à S. H. le roi des Français.

» Fait à Mangarèva, le 16 Février 1844.

» Signé : Penaud , Liausu. »

Le 12 Décembre 1844, M. Bruat, gouverneur des établissements français de l'Océanie, nomma le P. Liausu son délégué aux Gambier, et Taffirma en cette qualité auprès du roi Maputeo.

En 1849, M. Lavaud, successeur de M. Bruat, ne voulut

pas reconnaître le P. Gyprien Liausu en $a qualité de délégué du gouvernement français aux Gambier.

Dans YAnnmire de Tahiti de 1863, ob Ut à la page 164 : « Le chef de la mi^ion d^s Gambier, a toute autorité dans les moindres affaires du pays, et les indigènes se laissent conduire comme des enfants. » C'est en effet ce cpii a lieu.

Nous ne dirons rien des accusations portées contre les missionnaires de If angarèva ; ce serait sortir du cadre qae nous nous sommes tracé.

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