ALLAH AB AD
ches, des pièces d'or. Le tronc de l'arbre flamboie aux lainpts qui l'environnent, aux dorures des papiers pieusement apposés, et des fleurs, des fleurs, des fleurs t'entourent. Les fleurs glissent à terre, et on marche sur un tapis gluant dont le parfum se perçoit malgré l'âcretê de la fumée des lampes. L'arbre se perd dans le toit, dans la nuit, et sans doute, il étale au plein jour des branches et des feuilles. Mais son pied seul, la partie seule qui se trouve dans le souterrain mérite et attire les adorations.
Le prêtre m'ouvre, k sa manière, un passage dans la foule de ces malheureux, et je me retrouve à la lumière, un peu abasourdi.
J'ai voulu revoir le temple vide.
J'y suis retourné à la nuit tombante alors que les portes en étaient fermées aux fidèles, et j'ai pu le regardera mon aise. J'ai été frappé de sa ressemblance avec le temple, souterrain aussi, qui se trouve là-bas en Egypte, à c6té du Sphinx. Bien entendu nous sommes ici en présence d'une réduction, mais les piliers monolithes, sans sculptures, aux arêtes vives, sont les mêmes. La même pensée certainement a inspiré les constructeurs de celui-ci et de celui-là. Et peut-être sont-ils des temples contemporains. Je m'exprime mal. Je voulais dire qu'ils ont dÛ être élevés par des humanités du même âge.
Le prêtre d'hier ne parlait que l'indoustani. Il me donne, aujourd'hui, pour cicérone, son flis, qui, lui, peut m'exptiquer les dieux dont je vois les statues noircies : le Soleil, la Lune, l'Air, l'Eau, et aussi la représentation d'un fakir qui se brûla lui-même ( ?)
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A cet endroit, on voit encore des moines et des saints hommes qui traduisent les livres sacrés. Mais tout ceJa De m'intéresse pas. Je veux voir à mon aise l'Arbre qui ne meurt pas.
Hélas I
Il n'y a pas deux heures que le dernier fidèle est parti et déjà — qu'on me passe cette expression vulgaire — le ménage est fait. Le tronc d'arbre est là, tout noir, banal et laid. Toutes les pièces de monnaie ont été enlevées, bien entendu, on suppose avec qu^ soin, mais aussi les dorures et les fleurs. Le sol a été balayé, et il n'y a plus dans les coins que de petits tas d'ordures compc^ des fleurs si pieusement déposées par les pauvres gens. Et l'Arbre qui ne meurt pas n'est qu'un tronc d'arbre mort. Il ne se prolonge pas à travers le plafond du temple et n'offre pas ses feuilles au soleil ni ses branches aux oiseaux. Il est piteusement coupé à peu de hauteur. Je ne sais quel artifice voilait tout à l'heure cette mutilation. Ce n'est qu'un tronc d'arbre formé de deux grosses branches qui s'arrêtent trop tôt, comme deux moignons. Je suis sorti attristé par la révélation de cette duperie.
Du haut du fort, j'ai regardé la vaste étendue tantôt couverte de multitude. Elle est déserte. Seules les maisons de paille sont restées. La foule est paitie, car la journée sacrée est terminée. Les dieux ne sont plus là, et les groupes s'en retournent chez' eux, avec leurs étendards roulés, et tous ces hommes et toutes ces femmes marchent silencieusement, courbés sous le poids des fardeaux, toujours aussi tristes.
Mais quel beau spectacle !
La halte dans le Sahara d'une armée tout entière, le (>and-Prix, la fête de Neuilly, Trouville, Lourdes,
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le campement des Turcs devant Constantinople, et tant de choses encore...
Vendraii 11 féorier. — Aujourd'hui, journée de voyage en chemin de fer, et sur le soir, une petite inquiétude, avec une histoire d'Anglais en caleçon.
Sur ]e programme élaboré cet été, j'avais prévu une visite aux temples de Kajraha dont Rousselet, dans l'Inde des Rajahs, a donné une séduisante description. Je désirais aussi sortir de la grande voie fréquentée par les touristes, et voir un coin de l'Inde... sans les Européens. L'excursion à Kajraha permettait tout cela, avec cet avantage que te pays est un pays de culture, et très arriéré.
La difficulté était d'atteindre Kajraha. Précisément, parce que loin des sentiers battus, la contrée n'offre, ©n dehors du chemin de fer (deux trains par jour), aucun moyen ordinaire de transport. Et les temples sont à cinquante kUomètres de la petite station de Mahoba, par la mauvaise route, et à cent kilomètres par la meilleure.
A Calcutta, j'avais conté mon embarras à l'aimable M. Dunlop Smith, secrétaire particulier du vice-roi, et il avait bien voulu me promettre de nous faciliter notre promenade. Et en effet, à Allahabad, je reçois une dépêche d'un résident anglais me disant à peu près : « On a demandé au Rajah de Chatairpur de faire un arrangement pour vous.»
Et là-dessua, sans en savoir davantage, après avoir télégraphié un peu au petit bonheur l'heure de notre arrivée à Mahoba, noua voilà partis.
Je glisse rapidement sur te petit ennui éprouvé la
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veille à Allahabad et qui avait failli tout compromettre. Maladroitement, j'avais attendu presqu4> jusqu'à la dernière roupie avant d'aller prendre de l'argent k la banque, et j'avais remis cette importante démarche jusqu'au dernier moment. Nous devions prendre le train le matin à sept' heures, notez cela. J'étais tout Ber en arrivant devant l'établissement financier et je me félicitais des facilités données par une lettre de crédit. Dans cette belle maison, il y avait de l'aient qui m'attendait, etc... Hélas ! Bureaux fermés à cause de la fête. — Quand ouvriront-ils ? Demain à dix heures. (Méfiez- vous des jours de fête imprévus).
J'ai paràé un mauvais moment. Démarches infructueuses pour forcer la consigne. L'idée me vient enfin d'aller à la gare. Bonne idée, car j'y apprends qu'avec une certaine combinaison de trains, en utilisant pendant deux heures la malle de Bombay, nous pourrons atteindre Mahoba à l'heure dite.
Nous déjeunons à trois heures et nous prenons des renseignements sur Mahoba. J'avais télégraphié au daJAungaîon' pour y commander à dtner et y retenir la chambre. Voilà que j'apprends qu'il est &dix kilomètres de la station, sur une colline. Plus nous approchons de Mahoba et plus les renseignements se précisent : dans le mauvais sens. A l'heure où nous arriverons, il fera nuit noire, et il n'y aura aucun moyen d'atteindre le bungalow que d'y aller à pied. Dix kUomètres en pleine nuit, dans un pays inconnu et en montant I II faut nous forcer un peu pour en rire. Nous déclarons que « ça s'arrangera n et nous nous demandons par quel moyen, le lendemain, nous atteindrons Kajraha.
A éléphant ? L'éléphant fait du quatre k l'heure.
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KAJBAHA 281
Cela représente douze heures d'éléphant pour aller et autant pour revenir ! En charrette à bœufs ? 11 faudra compter six heures, et nos côtes sont à pwne guéries des contusions du dernier voyage de oa genre à Buhbaneswar. Mais qui sait si noua ne trouverons pas une automobile à la station ?
La. voici, la station. II s'f^t de se débrouiller. Il est certain maintenant que nous n'y trouverons rien à manger. Mais il y a une chambre de voyageurs où l'on peut coucher. Nous décidons que nous ne (Unerons pas : nous préférons cela aux fatigues des dix kilomètres pour atteindre le bungalow.
Nous avons un servant depuis quelques jours : un bon mahométan nommé Nobai], de Chandernagor, où il était gendarme. Il n'a, je crois, jamais voyagé, mais il parle français, ou plutôt petit nègre. Ce qui est plus utile, c'est qu'il s'exprime couramment en indoustani. C'est lui qui est chai^ de mes relations avec les indigènes. Il explique donc notre cas au chef de gare. Celui-ci parait fort embarrassé. Jeviensàla rescousse. Je lui demande la b&lroom et, pour vaincre une résistance que je vois et que je ne m'explique pas, je lui montre ma lettre officielle de recommandation.
EtTet rapide.
11 prend une soudaine détermination et nous emmène tous les trois à sa suite. Voici bien la b&lroom. 11 ouvre une porte à deux battants et nous nous trouvons en présence d'un Anglais que le bruit a réveillé en sursaut, et qui se jette hors de son Ut. Les Anglais, en voyage, ont heureusement l'habitude de coucher avec un caleçon. Je surmonte une folle envie de rire : / beg your pardon, sir... Nous gardons notre sérieux. Pendant que je continue à mendier mon pardon, le chef de gare montre ma lettre à l'Anglais qui
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rougit comme une jeune fîlle en se voyant dans un tel costume en face d'une lady et d'un gentleman recommandés par le vice-roi. Il cherche son pantalon, ne le trouve pas, rougit encore, prend sa pipe, la repose, le trouve, passe une jambe, s'excuse, et veut absolument s'en aller et nous céder la place. Je refuse, je proteste. Il ne répond pas et s'habille en hâte.
Il veut aller réveiller son chef qui nous donnera une hospitalité meilleure que celle du bungalow. Je refuse tout net. On réintègre presque de force cet excellent homme dans la bedroom, on en ferme la porte et je suppose qu'il a dû mettre quelque temps à reprendre son somme interrompu.
Nobail revient, il a des nouvelles : une voiture est là qui va nous conduire au bungalow, et il nous apporte une lettre.
Elle est du rajah de Chatairpur, sur le domaine de qui sont situés les temples de Kajraha, et elle est écrite à la machine à écrire : voilà qui éloigne l'idée du voyage à dos d'éléphants. Le texte est des plus corrects, des plus modernes, et nous apprend qu'une automobile est à notre disposition, ainsi qu'une tonga pour les bagages, et qu'une tente sera dressée à Kajraha à notre intention, avec des lits, des victuailles et un cuisinier.
Vive le Maharajah de Chatairpur I
Coucher sous la tente en face des temples, voilà ce que je n'avais pas osé rêver.
La voiture trouvée par Nobail est tout simplement la tonga du Maharajah. Dans ia nuit noire, on y presse, je ne sais comment, et Nobail, et les bedding, et des valises. Nous nous hissons à l'arrière. L'essieu crie et ne se rompt pas. Nous croyons être au complet.
RAJRAHA 283
Non. Un homme saute sur le marchepied : c'est le valet de pied inévitable en Extrême-Orient. Ne vous frappez pas : il est vêtu de haillons. Nous partons dans l'inconnu. C'est délicieux. L'attelage s'arrête de temps en temps : chaque fois, nous nous croyons au but, mais on repart. Le cocher ne sait pas où est le bungalow. On cherche un indigène pour avoir le renseignement et noua arrivons enfin.
Le bungalow est en pleine montagne, et un bon vieux bonhomme tout noir avec une barbe blanche nous salue jusqu'à terre. La garde des bungalow est donnée, en faveur, à d'anciens soldats indigènes... qui font de leur mieux. Ce n'est pas toujours bien. Mais le nôtre a tant de bonne volonté que je ne veux pas insister. Tout de même, il y a loin de la somptueuse chambre à coucher et des salons luxueux du Maharajah de Bénarès, à l'installation d'ici. Il y a même trop loin. Mais la vie est faite de contrastes, et ce que nous avons est un peu mieux — à peine — que l'absence de dîner et d'abri. Seulement cette odeur de brûlé pendant tout le repas est bien désagréable.
Kijribi
Dimanche 13 février. — J'écris devant notre tf nte, sur une petite table, en plein air, après avoir dormi délicieusement dix heures. Depuis hier trois heures, je suis à Kajraha, et j'y goûte un plaisir extrême.
Pourquoi ?
Est-ce la vue des temples ? Ils sont au nombre de six ou sept, à peu près semblables et fort beaux. Mais le décor leur donne un charme particulier. Ils sont situés au milieu d'une grande plaine entourée
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de collines bleues, dans un giand cirque. Les lignes de l'horizon lointain sont d'une harmonie et d'une douceur infinies. Je serais incapable de dire pourquoi le souvenir des nobles contours de la campagne florentine me revient à la mémoire. La plaine, parsemée d'arbres, et immense, n'est gâtée par la ligne droite d'aucune route. Elle est peuplée, cependant. Des hommes, conduisant des bestiaux, vont et viennent. Des cavaliers, coiffés du turban indien, montés sur des petits chevaux fringants, vêtus de belles couleurs, passent sous les arbres. Les bœufs ont au cou des clochettes qui tintent clairement. Personne qui nous ressemble, sauf un vieillard à longue barbe blanche qui dir^ les travaux des temples et qui en semble le génie familier. Il vient à notre rencontre, le plus aimablement du monde. Malgré la pleine chaleur de trois heures, il m'accompagne dans la première visite que je n'ai, pas la patience de retarder, et mon enthousiasme le rend heureux. 11 grimpe avec moi les hautes marches des escaliers, et jouit de mon plaisir.
Mais à part lui, rien qui rappelle l'Europe, rien qui rappelle le temps prient. Pas de touristes, pas d'agences, pas de guides, pas de mendiants. Pas de noms gravés par des imbéciles prétentieux sur les pierres sacrées. L'ensemble n'est pas gâté par des admirations trop nombreuses, et la mémoire n'est pas chargée du souvenir de trop ardentes descriptions. On a la beauté et l'émotion pour soi ; on a la joie de découvrir et non pas le désir de retrouver.
Ces temples sont des bijoux. Ceux qui les ont construits n'ont pas voulu frapper nos imaginations, ni les écraser. Aucune recherche d'horreur, ni de majesté.
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Ils sont petits et ravissants. Bien faits cependant, pour satisfaire le besoin de religiosité d'une foule. Un escalier de pierre, raide, aux marches étroites et hautes, conduit à une plate-forme sur laquelle le temple est édiBé. Un autre escalier amène à la porte. Un corridor, une petite salle soutenue par des piliers, puia le sanctuaire, surélevé encore de trois ou quatre marches. Rien de plus simple. Rien de plus compréhensible. En bas, dans la plaine, le peuple. Sur la plate-forme les dignitaires, les nobles, les puissants. Dans l'étroit couloir, le clergé ; dans la petite salle, les initiés ; et seul en face du Dieu, presque invisible, le grand-prêtre.
Et dans ce petit espace, le ciel a vidé sur la terre toutes ses divinités. Les statues sont en nombre incalculable. Toute la pierre de ce temple est animée. Les chapiteaux eux-mêmes sont faits de personnages. Des moulures, des dessins, des ornements ingénieux supportent, entourent, encadrent, soulignent cette multitude. Hélas I la passion religieuse les a inspirés, la passion relieuse d'autres hommes les a mutilés. Ici, comme dans nos cathédrales, la plupart des têtes ont été brisées. Certains ménagements sont incompréhensibles. Dans un groupe de deux figures, une tête de femme a été épai^ée, ce qui ne peut s'expliquer que par un reste de respect chez les destruc* teurs. Le dieu Vichnou d'un des temples est intact dans son sanctuaire, derrière la pierre des sacrifices. Devant lui, une marche montre le poU émouvant que lui ont donné les fronts qui l'ont touchée pieusement. J'ai rêvé longtemps devant cette pierre-là. L'extérieur du sanctuaire est fait d'un grand nombre de colonnettes, et peuplé, lui aussi, de divinités, à en déborder. Et ils ont débordé, en effet, les petits
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dieux de pierre rouge. Leur foule s'est répandue à l'extérieur du temple, dont les murailles sont faîtes de leurs corps innombrables. Innombrable est le mot juste puisque le souci d'exactitude d'un Anglais n'a pu fixer un chiffre. « J'ai compté plus de huit cents figures », dit Fergusson. Il n'y a pas que des dieux. Tout autour du temple court une frise étroite composée de petits éléphants combattants, tout un défilé spirituel et joliment sculpté qui fait sourire les yeux.
Un aimable éclectisme tolérait, à côté du temple de Vichnou, un temple à Siva. Il est difTérent, formé d'une seule coupole sous laquelle se dresse un énorme Ungam de granit qui doit bien avoir un mètre et demi de diamètre, et qui remplit tout le petit temple.
Planté oi^eilleusement dans le symbole complémentaire de la génération, il reçoit, par une ouverture ménagée dans la coupole, la bénédiction des eaux du ciel, et des oiseaux viennent boire à sa base. Longtemps après que les ardeurs du soleil ont desséché la plaine, ils trouvent encore là de quoi ne pas mourir de soif.
La borne énorme et significative est seule, sous ce dôme qu'elle empUt, et aucune sculpture ne détourne l'attention qu'eÙe accapare, ne distrait la gravité qu'elle impose. Gai nous sommes loin de la grivoiserie, et ce sont seules des pensées élevées et sérieuses qui sont évoquées. Deux petites fleurs, toutes fraîches, posées devant, disent la fidélité d'adora* tours invisibles, mystérieux, qui se cachent peutêtre pour apporter cette offrande, car les temples de Kajraha sont abandonnés. Autour des dieux nombreux et animés, il n'y a plus que la solitude et le silence. Les gens d'ici ne les comprennent plus, et ils
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ont dressé, dans la plaine, en face de ces merveilles, une pierre banale, grossièrement sculptée, oii grimace le dieu informe, tout rouge, grotesque et puéril, à la mesure de leurs aspirations d'aujourd'hui.
...Eu sortant d'un twtiple, dans la clarté de la campagne subitement retrouvée, une bande de dromadaires broute les feuilles des arbres sous l'œil placide d'un ber^r.
Le soir, des feux s'allument, des hommes se groupent autour, des ombres fantastiques et démesurées s'agitent, et là-haut, le croissant de la lune éteint, dans le ciel bleu, un grand nombre d'étoiles.
On vous dira, ou vous lirez que beaucoup de sculptures sont obscènes. Que cela ne vous arrête pas. Il faut les chercher pour les trouver, et savoir, pour reconnaître. Que cela ne vous attire pas non plus. Je vous ai déjà dit qu'elles sont loin de la paillardise : leurs gestes semblent des gestes de sacrifices plutôt que de galanterie.
Cependant, il y a des couples gracieux, et des mains s'arrondissent sur des seins dans de jolies caresses. C'est la première fois depuis la Birmanie, que je vois un emblème religieux dont le but n'est pas d'évoquer la terreur.
...ie me bornerai à dire que non loin de ces temples, on achève un édifice destiné à recevoir les cendres du grand-père du Maharajah actuel.
Le lendemain matin, nous avons fait une nouvelle visite aux temples élégants, puis nous avons parcouru, en auto, à travers la jungle, la longue route poussiéreuse où nous dérangions des bandes de singes, où
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nous faisions s'envoler des quEtntités d'oiseaux bleus et de tourterelles.
En approchant du bungalow nous avons retrouvé, à un certain endroit, les vautours et les aigles qui nous avaient étonnés au départ par leur nombre.
Renseignements pris, c'est là que les habitants du village voisin incinèrent leurs «adavrfs. Pendant le dîner, l'autre soir, ce n'était pas la cuisine qui sentait le brûlé...
A minuit, nous arrivons à Jhansi, et nous couchons dans la salle d'attente, ce qui est normal dans ce pays. Mais on y dort mal, car Jhansi est un endroit où il passe beaucoup de trains, même la nuit.
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