Guerrat pirâiicat de Filipinas, Madrid
2. Cf. le remarquable oayragé de don Manuel AzcÀrraga y Palmero,
tout, les liens qui unissent la colonie à la métropole ne se sont jusqu'ici jamais relâchés, tant le régime institué par les premiers conquérants s'est trouvé approprié aux mœurs et au tempérament des Indiens.
Aujourd'hui des modifications profondes ont été introduites dans la législation économique; un service de bateaux à vapeur relie Manille aux capitales des diverses provinces ; l'action et le contrôle du pouvoir central sont devenus plus efficaces; depuis plusieurs années, la colonie est entrée résolument dans la voie du progrés, où certainement les plus belles destinées lui sont assurées, si les réformes et les améliorations de tout genre n'altèrent pas les institutions fondamentales du gouvernement avec lesquelles elles sont du reste parfaitement compatibles.
L'autorité suprême de la colonie réside entre les mains du gouverneur général, qui jusqu'à ce jour a toujours été un officier général des armées de terre ou de mer; ses pouvoirs sont très étendus; sous ses ordres un général de division commande l'armée, et un contreamiral les forces navales.
L'armée de terre ne comprend que 1450 soldats espagnols péninsulaires (c'est-à-dire Européens) qui forment un régiment d'artillerie; les autres troupes forment sept régiments d'infanterie indigène à un seul bataillon de 540 hommes, commandés par des officiers pour la plupart européens; en y ajoutant le génie, deux escadrons de cavalerie et les services administratifs, l'armée active des Philippines ne s'élève qu'à 4715 hommes. À ces forces il convient, il est vrai, d'ajouter 3374 hommes de gtcav" dia civil (gendarmerie), corps d'élite, et 2206 carabineros
ancien goavernear civil de Manille : La libertad de -comercio en las Islas FUipinaSy Madrid, 1872.
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(douaniers), qui, en cas de guerre, seraient un puissant renfort pour Tannée. Ces troupes sont indigènes *.
L*escadre comprend 2 corvettes, 6 avisos et 16 canonnières; les équipages et Tinfanterie de marine donnent un total dé 2000 hommes, en partie européens *. Tous les états-majors sont européens.
C'est avec ces forces que TEspagne garde une possession qui compte neuf millions de sujets *, et tient en respect les pirates encore frémissants de Mindanao, de Tarchipel de Soulou et du nord de Bornéo, tant il est vrai que c'est surtout par une organisation convenable qu'on obtient la tranquillité d'une colonie.
La justice est rendue par trois catégories de juridictions qui ont beaucoup d'analogie avec les nôtres. Les goberdanorcillosy comme nos juges de paix, statuent sur les causes d'importance minime et sur les contraventions; Yalcade, qui le plus souvent est aussi gouverneur de la province, constitue à lui seul le tribunal civil de première instance et le tribunal correctionnel; nos cours d'appel sont représentées par la Real Audienda, tribunal supérieur qui siège à Manille.
Le service des finances est centralisé dans chaque province par un administrador de Hacienda (trésorierpayeur général). Le budget est établi par la superintendancia de Hacienda, qui siège à Manille sous la présidence du gouverneur général.
L'impôt direct n'est pas très élevé, du moins pour les indigènes (car les Chinois et les métis payent une capitation spéciale). Chaque couple indigène paye un