‹ Voyage aux Philippines et en MalaisieChapitre 17 sur 86 · Jetée qui s'étend sur la rive gauche du Pasig · texte numérisé non relu

Jetée qui s'étend sur la rive gauche du Pasig

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de Marivélès, dessine leurs sommets sur les nuages où For et la pourpre se heurtent et se confondent dans un fond enflammé; quand les yeux se détournent, fatigués de cet éclat de fournaise, ils se reposent délicieusement sur la verdure sombre des glacis de Manille, où çà et là les camisoles blanches et les sayas rayées des métisses se détachent vivement.

Notre prévenant compatriote M. E. Génu, malgré les affaires dont il est surchargé, trouve cependant le temps de nous faire visiter Manille et de nous initiera la vie des Philippines, chaque fois que nos préparatifs et nos excursions nous laissent quelques loisirs. C'est ainsi que nous avons le plaisir de voir avec lui la fête de Paco, village des environs de Manille. Emportés par un joli attelage de chevaux de la Pampanga ^, sveltes et nerveux comme nos chevaux de Tarbes, nous passons rapidement au milieu d'une foule de caromatas et nous arrivons à six heures du soir sur la place principale de Paco: là, comme dans tous les pue blos, s*élèvent l'église et le beffroi, constructions en pierre qui dominent les maisons de bois des cabezas et les cases de nipa des autres indigènes. Les Tagalocs sont dans leurs plus beaux habits; les hommes portent sur le pantalon la chemise courte en fines fibres de pina ', qui vaut jusqu'à 40, 50 et même 100 piastres '; les femmes sont toutes en saya de soie; bien que le pueblo soit pauvre, le sanctuaire, les chapelles, les murs de l'église sont surchargés d'ornements d'une richesse massive et compliquée; le maître autel et une statue de la Vierge sont en argent massif; tous ces objets sont fabriqués aux Philippines, où le plus pauvre village possède un platero ^, ouvrier qui plus tard

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