‹ Voyage aux Philippines et en MalaisieChapitre 29 sur 86 · Entada pwrseta, Mimosées · texte numérisé non relu

Entada pwrseta, Mimosées

formes de la vie, il semble que la mort elle-même ait perdu ses terreurs. Les funérailles sont toujours accompagnées de grands banquets et de tout l'appareil d'une fête. Voici un enterrement : c'est celui d'un enfant. Une fanfare remplit l'air de ses notes de cuivre et précède le petit défunt porté sur une civière ornée de dentelles et de rameaux. L'enfant, revêtu de ses plus beaux habits, le visage découvert, paraît souriant et endormi au milieu des fleurs blanches de Vylang-ylang * et du calachuchi *, qui font ressortir son teint bronzé. La pauvre mère, qui suit en pleurant, passe inaperçue au milieu du bruyant cortège.

Il est pourtant à Daraga, comme sur tous les autres points des Philippines, des habitants doués d'un esprit froid, circonspects et patients. Ce sont les Chinois, dont les qualités positives atteignent de prompts résultats au milieu de ces populations imprévoyantes. A Albay comme ailleurs, plusieurs maisons chinoises ont acquis une importance considérable, et los Chinos ont presque complètement remplacé les indigènes dans tous les métiers qui s'exercent à l'intérieur des pueblos. Les qualités <\u Chinois, si évidentes pourtant, n'obtiendraient pas un succès aussi rapide, si elles n'étaient merveilleusement secondées par Tespôce de franc-maçonnerie qui, à l'étranger, unit tous les sujets du Céleste-Empire. Il est bien rare qu'un Chinois aborde à Manille sans avoir l'adresse de quelque compatriote, qui le dirige aussitôt sur le point où ses aptitudes peuvent être employées avec le plus de profit ^

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