Métis de Chinois et d'Indiennes (Tagales, Bicoles, etc
sur ces murs de maçooDerie est posé, comme UDe cage gigantesque. Tunique étage supérieur; les parois en sont garnies de panneaux à lames de nacre demi-opaques ; ik peuvent glisser les uns derrière les autres, et tout Tintérieur communique alors librement avec Tair extérieur; la toiture est en tôle galvanisée. Cette architecture est admirablement appropriée aux inconvénients inhérents à ces régions, savoir : Texcés de lumière pendant le jour et, en tout temps, la chaleur, les tremblements de terre et l'incendie.
Un large escalier en bois de camagon ^ aux teintes chaudes, soigneusement ciré, mène au premier étage, dont le grand salon et la salle à manger sont inondés de lumière. Narcisso et ses associés nous attendent sur la dernière marche, en grande tenue, la queue déroulée, la serviette soûs le bras. L'étiquette chinoise interdit aux femmes de la maison la vue des étrangers, mais notre amphitryon, qui se pique de belles manières, a invité plusieurs métisses, qui étalent dans le salon, sous le feu des lustres, leurs sayas ^ éblouissantes et leurs diamants gros comme des noisettes encore moins brillants que leurs regards. Au milieu du salon, une grande table supporte une montagne de pâtisseries.
Impatients de faire honneur au festin^ nous passons dans la salle à manger et nous nous asseyons devant une table couverte de mets azur, verts, rouges; toutes les couleurs de Tarc-en-ciel paraissent s'être donné rendez^ vous dans la superbe argenterie de Narcisso. Celui-ci, debout derrière nous, dirige une nuée de muchachos sur un épais bataillon de bouteilles, où figurent toutes les boissons connues, depuis le gin jusqu!au vin de Champagne.