Gendarmerie
lâS VOYAGE AUX PHILIPPINES ET EN MALAISIË
atmosphériques au voisinage des cyeloues. Espérons que le terrible météore ne vient pa3 une fois de plus déchirer Manille. Je me rappelle pelui que j*ai vu en 1874, dans la m^r de Chine, et encore ce n'était que la queue d'un qycloneî Le R. P. Faura, directeur de Toibservatoir^ de Manille, qui les observe avec Timpassibilité d'qn astronome, nous donne de bien curieux détails à leiir sujet. Pour le savaiit élève duP. Seccbi, les cyclones pe produiraient pas, ainsi que le veut M. Faye, un tourbillon à spire desceadante; le mQUvemeut giratoire serait toujours ascendant ; la production du çy^sloue et sa persistance seraient toujours liées à la condensation de la vapeur d*eatt squp l'influeuce d0 deux courants d'inégale température, et à l'énorroeévaporation qui en serait la conséquence, au contact du courant inférieur. Je ne me charge pas de décider entre les deux astronomes, mais toute hésitation disparaît s'il s'agit de remercier le savant directeur de son obligeance et des renseignements qu'il nous donne avec la plus large libérç^lité. L'observatoire de Manille est surtout un observatoire météorologique, et dans cette région classique des cyclones et des tremblements de terre, l'observation de ces phénomènes dépasserait la mesure des forces d un homme moins bahile et moins dévoué. Grâce à l'initiative du P. Faura, l'observatoire est bien pourvu des instruments nécessaires. Les variations de la température, de la pression, des oscillations du sol sont notées par des appareils enregistreurs ; l'observatoire est en relation télégraphique avec le nprd et le sud-est de Luçon et Hong-Kong. On sait que les cyclones suivent une trajectoire elliptique dont la branche inférieure se forme au nord du dixième parallèle * ; la branche supérieure passe par les parages de Hong-Kong. Chaque fois qu'un cyclone a passé dans la zone soumise aux observa-