Mahométans
2. Souverain des. Français. Président n'a pas d'équivalent en malais.
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les côtés blessants pour son amour-propre de Soulouan et de pandita.
Grâce aux renseignements du pandita, grftce surtout à l'appui moral et matériel de tous les Espagnols, nos observations anthropologiques et nos collections s'augmentent chaque jour. Tantôt séparés, tantôt réunis, M. Rey et moi, nous étendons de plus en plus le rayon de nos excursions dans l'intérieur de Tile et sur la côte.
Nous rencontrons partout les traces de la guerre, des cases en ruines, des plantations de café et de cocotiers envahies par la forêt. Parfois, derrière une clôture en désordre, quelques indigènes, pirates contraints par la dureté des temps au travail du sol, nous lancent un mauvais regard. Mais nous sommes sur nos gardes et toujours bien armés. Un jour, vers midi, par un soleil brûlant, fatigué et mécontent de mon herborisation, j'essaye de retrouver quelques forces à l'ombre d'un mangoustan * gigantesque sur la lisière d'une plantation. J'appelle deux travailleurs qui écorchent paresseusement le sol, et, leur montrant une poignée de monnaie, je les engage à chercher quelque insecte ou quelque reptile. Ils sourient dédaigneusement, puis, soudain, l'un d'eux me prend par la main et, d'un geste me recommandant le silence, me conduit auprès d'un caféier.
Après avoir bien regardé, je découvre un magnifique Irigonocéphale ', lové sur le ventre; son dos vert est presque invisible au milieu du feuillage, mais ses yeux brillent comme deux rubis.
c Prends-le donc », dis-je au Soulouan, qui, pour toute réponse, fait un bond en arrière. Il n'y a pas à hésiter : d*un coup de baguette je jette letrigonocéphale sur le sol ;
1. Le GardMa Mangostan (Guttifères) donne le meillear fruit des tropiques.