Plusieurs espèces du genre Dioscorea (Diosc
3. Espèce de sabre court servant à la fois de couteau et de hache. On
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le sampitan S au moyen duquel ils lancent des flèches empoisonnées : les singes et les oiseaux sont le plus souvent hors de la portée de leurs traits.
£t pourtant les Manthras ne manquent pas d*intelligence, mais Tinsouciance et la paresse semblent leur interdire tout progrès spontané. Je vois ici combien est juste l'appréciation du R. P. Pouget, qui connaît depuis longtemps les Manthras, et qui, au prix des plus grands efforts, parvient à en maintenir quelques-uns à la mission A'Ayer Salaky prés de Malacca.
Tels sont ces malheureux sauvages, que leur taille ' et d'autres caractères anthropologiques rapprochent des négritos des Philippines.
Quant à leur langue, d'après le R. P. Pouget, qui a fait une étude approfondie des dialectes de la péninsule, elle n'est, comme celle des autres tribus sauvages des montagnes de l'intérieur, qu'un dialecte du malais mélangé de quelques mots siamois.
lies jours suivants, nous visitons des tribus de Jakouns, de Knabouïs, d'Udaïs. Us sont analogues aux Manthras; je passe sur les détails qui n'ont d'intérêt que pour l'anthropologie. Au milieu de la forêt de Rangkun^ une tribu d'Udaïs isolée est réduite à un homme, à une fenune et trois enfants. C'est au milieu d'un paysage
le retroave, soos des noms divers, et airec de légères variations de forme^ dans tonte la Malaisie.
1. Sarbacane. Les Manthras fabriquent la sarbacane et les flèches, mais acquièrent le parang par voie d'échange.
2. 1489 millimètres pour les hommes et 1424 millimètres pour les femmes, d'après nos observations; la taille des autres tribus que nous avons visitées dans les environs de Kessang est un peu plus élevée. Comparez avec la taille moyenne des Français (hommes), qui égale 1657 à 1660 millimètres. La taille minima pour le service militaire est chez nous de 1540 millimètres depuis la loi de 1872; elle était de 1560 millimètres d'après la loi de 1832. Voy. mon Rap* yort tur une mittion, etc., chap. uu
féerique, dans une hutte vermoulue, que nous trouvons ces infortunés, proie assurée pour les tigres, dont ils entendent les rugissements chaque nuit.
n y a beaucoup de tigres dans ces forêts, mais ils se promènent peu pendant le jour, et si on ne rencontre pas de faisans argus S gibier dont ces fauves sont très friands, on a peu à craindre leur voisinage; la nuit venue, ils sortent de leurs tanières et rôdent autour du village de Kessang. De temps à autre des rugissements terribles, l'effarement des poulaillers et des écuries, avertissent que le seigneur de la forêt est là, quaerens quem devoret. On peut du reste être tranquille; le tigre ne cherche jamais à enfoncer les portes et les parois des cases malaises, dont la résistance est pourtant insignifiante; mais il ne serait pas bon de se trouver sur son passage. Deux Chinois de Kessang ont fait ces jours derniers, au crépuscule, cette fâcheuse rencontre ; heureusement, ayant aperçu l'ennemi d'assez loin, ils ont eu le temps de grimper sur un arbre, où ils ont passé une bien mauvaise nuit. A la lueur de la lune ils apercevaient le tigre campé sur la route et flairant son dîner; de temps à autre il paraissait se décider à grimper jusqu'à lui, puis reprenait sa position d'observateur. Au lever du soleil, le fauve est rentré dans la forêt, fort mécontent sans doute, et les deux Chinois ont pu arriver à Kessang, où, pendant plusieurs jours, l'émotion les a tenus tremblants et accablés.
Au temps de Godinho les tigres étaient, je pense, encore plus redoutables qu'aujourd'hui. Le descobridor portugais ' dit que les sorcières, élèves des Banuas ^ syl-