Calamus maximm, C. mollis, C. usUatus, P. Bl
plaine entourée d'ondulations et bornée à Touest et au sud-ouest par la ligne continue des monts Humayan et Yamawan,
Le soir, les deux esclaves pris à Dagohoy me supplient de les laisser partir ; je leur déclare qu'ils ne sont plus esclaves, mais libres ; s'ils veulent me suivre ils seront nourris et soldés comme mes muchachos; ils pourront me quitter quand il leur plaira, et à l'instant même s'ils le veulent. « Puisque nous pouvons te quitter, me répondent-ils. nous rentrons chez notre maître. » Ces esclaves volontaires partent en eiîet, impatients de reprendre leurs fers, quoique je puisse dii*e pour les en dissuader.
Il a plu fréquemment et abondamment tous ces joursci; j'ai pu cependant observer plusieurs fois pendant les éclaircies, et je détermine la position de Bunauan, à 8*» 8' 58' latitude nord et 123» 33' 53' longitude est.
6 décembre. — Départ de Bunauan à dix heures du matin. Je descends le rio Simulao, qui se rétrécit bientôt, devient sinueux et court entre des berges basses chargées de bitoon *, où s'e'panouissent de merveilleuses fleurs à corolle blanche entourant une aigrette d'étamines écarlates.
A 1 h. après midi, j'entre dans le lac de Linao^ que je traverse au milieu d'une végétation aquatique; à 3 h. 30 je retrouve l'Agusan, profond de 6 mètres, large d'une cinquantaine, couvert d'une végétation flottante de quiapo ^ ; ses rives plates, indécises, sont occupées par de larges marais.
Le 7 décembre, à 6 h. du malin, je suis à Talacogon, village de Manobos convertis, où je trouve le R. P. Santiago Punlas, dont Taccueil est aussi cordial et aussi empressé que celui des RR. PP. de Bunauan; à 9 b. 30,