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plus rares et plus petits : ainsi le Kentucky peut êire considéré comme le sol natal de cet arbre. (1)
Michaux avait donc résolu de tracer la topographie des arbres de l'Amérique septentrionale. Déjà, il avait visité le sud et avait parcouru les Florides; il lui restait encore à faire un voyage beaucoup plus long et plus diflicile, mais en méme temps beaucoup plus utile que ceux qu’il avait entrepris jusqu'alors, ©était de visiter le Canada et de se rendre jusqu'à labaie d'Hudson Ce projet, il lexéeuta en 1792. Il partit de Charleston au mois d'avril, et résolut de se rendre par terre jusqu’à Québec. Son journal manuscrit, dont nous avons déjà parlé, nous donne les dates suivantes.
André Michaux se rendit d'abord à New-Vork, puis ayant pris une embarecation à New-ITaven, il arriva à AT bany le 14 juin ; le 18 nous le retronvons à Saratoga et le 20 il s'embarque à Whitehall, pour se rendre au lac Champlain. Le reste de ce mois fut employé à herboriser sur les bords de ce lac, le traversant à différentes reprises pour herboriser à la fois sur ses deux rives. Sa flore fait mention d’un grand nombre de plantes qu’il y rencontra. Inutile de donner ici le nom de ces plantes : nous référons nos lecteurs qui aimeraient à les connaître aux pages indiquées dans la note ci-jointe (?).
Poursuivant alors son chemin, il arriva le 30 juin à Mon. tréal, qu’il laissa quelques jours après pour se rendre à Québec. En descencant le fleuve, il s'arrêta à Sorel: c’est encore sa flore qui nous fournit ce dernier renseignement. Il y rencontra le Rhodora canudensi: (3) Ce joli arbuste a
@) Le Tulipier etle Magnol'a sont les deux plus beoux arbres d'ornement de nos forets canadiennes. La richesse de leur feuillage et la beauté de leurs fleurs les font rechercher des amateurs. Le premier comme nous l'avons dit, commence à paraitre & Hamilton, le sccond se rencontre sur les bords de la rivicre Niagara.
(2) Ftoru Doreali-americana. Jn Canada ad ripas lacus Chmplain. Vol. I. fol 47, 75, 196, 193, 304 Vol. IT fol : 2S, 198, 227, 249,
(3) Flora Borcali-americana. fn fruticetis Canadæ cirea Sorel. Vol: I. f. 259,
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ceci de remarquable, c’est qu’il se couvre de fleurs avant ’apparition de ses feuilles et dans le temps même où la terre est encore couverte de neige en plusieurs endroits. Quelques jours plus tard, c’est-à-dire vers la mi-juillet, Michaux arriva à Québec.
Michaux ne resta que peu de temps dans cette ancienne métropole du Canada. La saison avaneait; ilse hâta de prendre des informations sur la baie d’fladson, et se munit des provisions nécessaires et d’objets d'échange ; puis descendant le fleuve Saint-Laurent, il se rendit à Pembouchure du Saguenay.
A Pentrée du Saguenay se trouve Tadoussac, premier poste de la Compagnie de la baie d’Huéson ; c’est 1à que les sauvages venaient tous les ans faire la traite des pelleteries : il y débarqua, afin d’y acheter deux eanots d’Ecorce. Tadoussac est un joli petit village bâti sur une pointe de ro. cher qui s’avance à l’endroit où les eaux du Saguenay viennent se mêler à celles du Saint-Laurent. Sa petite chapelle, longue de vingt-cinq pieds environ se distingue des autres babitations par son toit rouge et son joli petit clocher. Les édifices qui environnent,les hautes montagnes dont les sommets soureilleux contrastent avec Ja sombre forêt de sapins quise trouve au picd, tout contribue à donner à ce lieu un aspect des plus pittoresques. Michaux profita du séjour qu'il y fi! pour explorer les mornes voisins et les rivages environnants ; sa flore mentionne plusieurs plantes qiil y
trouva (1). Mais le temps le pressait ; il s’'embarqua de nou-
(1). Michaux, A. Flora Boreali-Arrericana, Ad ripes duminis &, Laurentit
juxta Tadoussac Vol, E fol, 166,177. In flumiais 8, Lausentié avis afflucnte mare sube4sis Vol. I fol 1, 67, 95, 102, 192.
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