CHAPITRE XIV
Populations mi x les Je Xieng Hong.— La Commission abandonne définitivement le Mékong» Voyage de Xieng Hong à Muong La ou Sé-mao. — Arrivée en Chine.
La physionomie Je la population de Xieng Hong se ressentait de la situation troublée du pays, t u grand nombre de gens misérables erraient en et là sans avoir le courage, en présence des incertitudes de l'avenir, de se fixer dans le pays et de s y bAlir une demeure. Des réfugiés, venus des régions voisines, qui se mêlaient en grand nombre aux indigènes; parmi eux, nous remarquions une autre catégorie de Thaï, les Thaï Neua ou Thaï du nord, que la guerre des Phasi avait chassés de leur pays natal, ce pays de Kochampri d'où viennent également les Phongs. Us ne sont pas tatoués, portent les cheveux longs, une veste bleue, un pantalon de même couleur, large et court, quelquefois des jambières connue les samages et un ^rarnl turban de couleur foncée, d'une forme aplatie; par-dessus leur veste, ils nul ordinairement une sorte de plastron en velours de couleur, orné de passementeries. Les femmes portent un costume ■■umlogue, dans lequel la jupe remplace le pantalon. Quelques-unes sont coiffées d'uue espèce de petit bonnet.
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les L#dos et les Yo Jenv Bien que pariant tin distincte «1 »j rhiriMi*. il contient de If* rattacher aux populations chi du Yuo~nan; pour les laotiens, les Lolos «ont <Tancien* Ho* qui errent en nomades dans le paji* Le* LofotSMl as*ex douv ; 1rs Yo Je» pasacat p*ur très habile* ait tir du futil et ao m, lier de udeurs de grands chemins. U* se
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Cependant le temp*» croulait rapidement à iou* le«* \**\ui< de vue, il était important de mettre pied le plu* lût po«iblc Mjr le territoire chinois. Le 7 octobre, aprê* an srjuar d'une semaine a peine a Xieng Hong et maigre tout ce qu'il nous restait encore k y étadier, nous traversâmes sur un grand radeau le Mékong, que nous ne devions plus revoir, et nous uou* mimes eu roule vers h frontière chinoise.
Un peu en amont de la ville de Xieog Hong. de* radeau \ et des barques fonctionnent incessamment pour faire passer les voyageurs, les bêles de *oiniih\ le* marcha ndi*es d'une rive à l'autre. .Nos bagages, nos trois; chevaux, no* porteurs et le personnel de la Commission Turent transportés sur la rive gauche, moyennant une redevance de 8 francs, pavée à l'entreprise du bac. Notai passage s'effectua en deui voyages, sur deux grandes barques, accolées l'une à l'autre et supportant une grande plate-forme sur |uc)le nous primes* place.
C'était la dernière fois que nous naviguions sur les eau* du Mékong; fallait dire un adieu définitif à tous ces paysages imposants ou gracieux avec lesquels un long séjour sur ses bords nous avait familiarisés. Les fêtes sur l'eau, les courses de pirogues, les illuminations vénitiennes, les dangers et les plaisirs qui lui avaient fait une place à part dans nos souvenirs, tout cela allait être remplacé sur la scène du voyage par des décors nouveaux et des impressions d'un autre genre. Allions-nous gagner au change?
Nous passâmes la nuit dans la pagode du village qui s'élève sur la rive gauche, en face de Xieng Hong.
Le lendemain, nous partîmes de bonne heure, et notre petite caravane s'éparpilla bientôt sur les sentiers en zigzag qui gravissent les hauteurs de la rive gauche. La roule se suspend en corniche le long des flancs d'une petite chaîne dont la direction générale est le nord nord-ouest. Vers onze heures, nous franchîmes l'arête de cette chaîne pour en suivre le flanc