L'once chinoise vaut environ 37 grammes
{Xote de Vauteur.)
ei tam chef, travaillent encore a et* sr^mrnL* L eiphtiLaboo e» est libre, ei le gouvernement ne prrlevr aucuo împvt : quelque* puit* appartiennent à de* mandarin*, qui les font exploiter a leurs frais; le brage de* sables de* torrent* e*l encore ce qui parait donner le* meilleur* résultats: maU
en un jour, (ail que Ton creuse dans tous l*> sens de longues et profondes galerie* ; ta roche qui eu est ei traite «I conciliée et tamisée, pais Irai 1er comme le* &ible*. On rencontre quelquefois aussi de Fardent, mai* ea très petite quantité. Jamandailleur» Ymtri î sacra farn*- n<- -"..M rêtelee à me* jeu* dune façon plut frappante qu'à l'aspect de cette montagne désolée el aride, fouillée el bouleversée tjm oo acharnement ci une ardeur que le succès couronne bien rarement LTne autre production de* environ* de Ti4ao attira notre attention : c'est le fil qne I on tire de la toile d'une araignée d'une e*pèee particulière, vivant datis le> broussailles et dans les bois taillift. Ce fi) est très ré*i*tant; on l'envoie à Yun-nan jtour fabriquer de* étoffes; il te vend environ 3 franc* la liviw*
Nous quitLiiii^ Ta-lan le 10 novembre. Non.* loogeimes l'enceinte de In ville et non* gravîmes immédiatement les hauteurs qui bordent a l'est la vallée du Lai-phoOff lio. C'est le nom de la rivière de Ta-lan. Sur le bord de la route, une léte fraîchement coupée et placée dans une petite cage en bois attestait aux voyageurs que les entreprises des bandits étaient, sinon prévenues, du moins punies par les autorités locales. Près du sommet de la chaîne que nous gravissions, nous aperçûmes les premiers champs de pavots que nous eussions encore rencontrés. Comme pour nous prémunir contre les effets de la dangereuse plante, un de nos porteurs, ivre d opium, laissa échapper le paquet qu'il portait et se coucha sur le bord du chemin, incapable de faire un pas de plus; il fallut le remplacer par un des soldats de l'escorte. Nous redescendîmes ensuite dans une petite plaine couverte de villages, point central d'où rayonnait une série de gorges profondes qui donnaient au pays la forme d'une étoile. Les talus des rizières étagéesen amphithéâtre sur les pentes dessinaient tout à l'entour comme une suite de courbes de niveau aux formes ondoyantes et capricieuses. La pluie battante, rabaissement exceptionnel de la température, nous décidèrent à chercher un asile dans le premier village que nous traversâmes. Nous y restâmes claquemurés par le mauvais temps pendant toute la journée du 17, et, le thermomètre n'étant abaissé jusqu'à 4 degrés, nous fûmes contraints de faire du feu. Tous
LE HO TI KIANG OU FLEUVE DU TONG KING. 479 nos Annamites étaieut enrhumés et grelottants. Nous tuâmes le bouc que nous avait donné le gouverneur de Ta-lan, et cette viande, nouvelle pour nous, fut, à l'unanimité, trouvée excellente.
La physionomie des habitants de cette contrée est assez profondément altérée par le croisement avec les races sauvages des environs, et surtout avec les Ho-nhi, pour perdre presque complètement son caractère chinois. L'un des villages de la plaine est habité par des gens du Poutou, parlant le chinois; ne seraient-ce pas d'anciens Pou-thaï? Les femmes Ho-nhi sont facilement reconnaissablcsà la ceinture qu'elles portent sur les reins et à la pièce d'étoffe bleue qui entoure leur tète.
Nous repartîmes le 18 et, chemin faisant, nous admirâmes de plus en plus la science agricole des habitants. Si le pays continuait à offrir de nombreuses traces de dévastation; si nous continuions à rencontrer ça et là des maisons ruinées ou des villages abandonnés, les cultures témoignaient de soins minutieux, de précautions raffinées, qui charmaient nos regards. Malgré les pentes abruptes, l'étroitesse des gorges, les empiétements des torrents, pas un coin du sol n'était perdu. Chaque mamelon s'entourait, de la base au sommet, de gradins circulaires retenant, comme autant de bassins, les eaux distribuées avec art; la variété de teintes des diverses cultures, les contrastes, fortement accusés, de lumière et d'ombre que forment les brusques ondulations du terrain, composaient un tableau d'une originalité agrcsle qui aurait séduit un coloriste.
Nous avions quitté le bassin du Pou-kou kiang, et nous suivions les bords d'un torrent qui se jetait dans le Uo-ti kiang, branche principale du fleuve du Tong King.
La route en corniche surplombait à une grande hauteur au-dessus des eaux bouillantes d'un torrent qui bouillonnait au fond du vallon; de temps en temps un rocher noirâtre, précipité des cimes, était venu barrer la rivière, et de blanches taches d'écume diapraient le miroir troublé de Tonde. Au-dessus de nos tètes, une ligne transparente de pins dentelait le sommet des chaînes comme une couronne légère, et rendait au paysage l'aspect sauvage que le travail de l'homme avait presque réussi à lui faire perdre.
Sur la route la circulation continuait à être très active ; des convois nombreux d'ânes et de mulets chargés de sel se dirigeaient comme nous vers Yeun-kiang. En sens opposé, nous rencontrions des convois d'huile, d'eau-dc-vie, de riz, de papier, de faïence, de noix d'arec. Ce dernier produit nous indiquait que nous approchions d'une contrée plus chaude ou d'une vallée plus profonde. La plupart de ces caravanes étaient escortées de soldats. Dans le Yun-nan, tous les mandarins font du commerce, et nous
vu que les nécessités gouvernementales exigeaient souvent qu'ils le V&J sur une grande échelle K
Chemin faisant, ou me dit qu'il existait une route directe conduisant de Ta-lan k la vallée du Nam Hou.
À chaque détour de la rouie que nous suivions, ou nous racontait une histoire de brigands. Cela n'avait rien d'étonnant, eu égard à la quantité de déclassés qu'ont créés les Koui-tse. Un grand nombre d'habitante d<* celte région se sont réfugiés sur les terres de Luang Prabang, au moment de l'invasion musulmane. Apres l'expulsion des Kom-tse, les mandarins chinois ont vainement réclamé du roi de Luang Prabang le retour de leurs administrés.
Nous traversâmes enfin le torrent sur un pont magnifique, produit de la souscription des villes voisines, Une plaque en marbre blanc, que je lus a nies compagnons de route 2) contenait le nom des souscripteurs et racontait les longs e (Torts te niés pour alTermir, sur l'eau rapide, les arches hardie de cette belle construction. A plusieurs reprises les crues de l'hiver raient emporté les travaux de Tété. Au delà du pnnt se dressait une pente rai île et rocailleuse, du sommet de laquelle il eut suffi de faire rouler quelques pierres pour nous précipiter tous dans le torrent. Ce lieu, favorable in embuscades, avait déjft été le théâtre de l'attaque d'un convoi appartenant à Li ta-jen et à Tin ta-jen ; ceux-ci avaient perdu Irois cents chevaux ou mulets, et n'avaient eu, pour loule compensation, que le stérile plaisir de f.me pendre cinq îles brigands. Au récit de cette aventure, et sur le de notre mandarin d'escorte, nous eûmes soin de charger nos fusils.
Après une heure et demie d'une montée des plus rapides, nous jouîmes d'une vue magnifique. A l'ouest, sur une immense étendue, une merde montagnes accumulait en flots pressés ses croupes sauvages et arides; à l'est, une haute chaîne dentelait l'horizon. Au pied de ses mornes jaunes et dénudés s'étendaient, tout inondés de lumière, le fleuve 8 et la ville de Yucn-kiang, dont on apercevait les eaux bleues et les terrasses blanches, à travers une brume voilant sans les éteindre les tons chauds des montagnes. Rien de plus saisissant que ce paysage oriental ayant pour fond ces monts aux teintes fauves et brûlées, et pour sujet, cette ville qui mire dans Tonde d'un beau fleuve sa couronne de créneaux. La teinte grise de ses maisons, ses toits plats, les jardins qui bordent intérieurement ses remparts, lui donnent l'aspect d'une ville turque ou arabe. En ce moment la plaine est nue