I. Voy. p. Mil
'i i;v*i h- fhttwjrntjtJi. f,r.* hnhîtaut* do la Chili* titjlUout h - liln. s 4m* roulieitf la jfiiine de* fouille*, vi lus montagnard* *o sorvoul do c«*1K*9*ci coin m»* do manteaux pour s'ahrih-r dr h hlujo- fli' pahni' i , uni r-n\ m m. -nu t»<tn|>s qu'un arhiv ulih\ un arbre d'oriU'inoiil du plus jrrtt* rictiï tslM, a »'K i ■» •'•iiiui«,nl iutruduit daofli Midi delà France. \oie dr fauteur,'
VOYAGE D'EXPLORATION EN INDO-CHINE, soleil un degré au-dessous de zéro, et de légères plaques de glace flottaient à la surface des ruisseaux el des étang*. A dit heures du malin, If lac de Kiang-tchotif>n nous apjttrul, encadrant sa nappe d'azur entre des montagne* couvertes de neige. Ses bords M sont ni moins peuplé ni moins cultivés que cent du lac de Tong-hal. Les pentes rongeàlres qui viennent mourir sur le* bords de !Y;m ont Çiittverte- de plantations de Rite»; mail les liaulcttr» «fui dominent le lac sont arides et désertes* et Ton nV trouve guère que des rhododendrons. Une bonne route longe la rive esl; elle est
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l'eau de leurs pieds a bru pis T et défendue par des jetées en pierre contre l'action destructive de la faible houle du lac. A peu de distance de l'extrémité du lac sort un bras de rivière, très court, mais large et profond, qui traverse la petite chaîne longeant la rive, el déverse les eaux dans un second lac d*u ne dimension beaucoup plus considérable. C'est le lac de Fou-bien : ses bords ont un aspect grandiose et sauvage ; l'œil ne peut en distinguer le rivage septentrional, où s'élève l'importante ville de Tcbin-kiang. Eu passant du bassin du lac de Tong-hat dans celui du lac de kiang-lchouen, nous avions laissé sur notre droite, a peu de distance, la ville de Ning-tchéou, Célèbre par ses poteries et par les mines de cuivre situées dans sou voisinage, Kiatig-tchouiUi est une ville petite et sale, que les Koui-tse ont brûlée il y a trois ans, mais qui s est relevée de ses ruines, grâce à cette patiente persévérance d h cette indomptable énergie qui sont les plus précieuses qualités IC6 chinoise. Nous y reçûmes un accueil moins bruyant, moins so- I, mais plus confortable et plus cordial qu'à Tong-haL de la ville nous logea dans un yamen attenant à sa résidence, et nous pûmes, pendant deux jours, nous chauffer tout à notre aise, sans avoir rien à craindre des importuns. Ce fut de ce point que M. de Lagrée adressa à la première autorité civile du Yun-nan, Song ta-jen. et au premier mandarin militaire de la province, Ma ta-jen, deux lettres destinées à leur annoncer notre arrivée.
Song ta-jen, vice-roi intérimaire, avait remplacé Tannée précédente le vice- roi Lao, mort le 22 février 1866 ; il attendait qu'un titulaire fût officiellement désigné par Pékin à la dignité vacante; cette nomination avait eu lieu, disait-on, mais le nouvel élu, peu soucieux de prendre la direction des affaires dans un moment aussi critique, s'attardait dans le Sé-tchouen sous divers prétextes.
Ma ta-jen était un soldat de fortune, dont le vrai nom était Mâ-hien f;
1. C'est de ce maréchal Mu Ma ii-iatj que M. Dupuis a été l'agent en France. Au moment du