Voy. p. C
2. Voy. p. YJH la lettre *\v M. lt? Dr Joubert relative à M. Dupui».
Cependant M. de LagrccT dont la santé avait paru se raffermir pendant les premiers jours de notre résidence à Toug-tchouen, ne tarda pas à tomber sérieusement malade. De graves symptômes hépatiques se manifestèrent : il dut s'aliter complètement. Le voyage de Yun-nan h Tongtchouen, accompli au milieu de vives souffrances, avait épuisé ses forces. L'étude ininterrompue de la langue et dus usages, la crainte des mal eu tendus résultant de l'absence d'interprète et les graves conséquences qu'une erreur de traduction pouvait avoir pour nous, avaient surexcité son cerveau et allumé dans ses veines une fièvre ardente. Sa vaillante et robuste nature se refusait a prendre l'inévitable décision que lui dictait son état. Il lutta vainement pendant quelques jours, et il ressentit une douleur profonde <|u;Hid il dut se reconnaître vaincu par le mat et incapable de supporter de nouvelles fatigues K
11 me chargea de remplir rengagement moral, pris à Yun-nan, de ct*nipleier notre voyage par une excursion h Ta -ly. Je ne me dissimulai pas tes nombreuses difficultés de la tache qu'il me donnait à entreprendre. Di*jà privé d'interprète, je n'avais même pas la ressource d'emmener avec moi l'Annamite Tei\ ca [table d'écrire au besoin ce que je ne saurais pas dire. Son état de santé l'avait Tait comprendre au nombre de ceux de nos serviteurs qui, de Tong-lchouen, devaient se diriger à petites étapes vers Siu4chémi, pour s* y embarquer définitivement h destination d'Han kéou, puis de Shanghaï. Je ne pouvais, au même degré que M. de Lagrcc, inspirer à mes compagnons de voyage la confiance qui, dans une entreprise de cette nature, est la première condition du succès. Je comptais sur leur bonne volonté et sur leur dévoué concours, qui, en effet, ne me firent pas défaut. Je demandai cependant à mon chef des instructions écrites qui, en me traçant une ligne de conduite générale, devaient donner plus de poids encore à mon autorité. 11 me pria de les rédiger moi-même et de les présenter à sa signature a.
Les autorités de Tong-tchouen, Yang ta-jen et Kong ta-lao-yé, qui était le préfet de la ville, prévenus de nos intentions, firent tous leurs efforts pour nous détourner de notre dessein. Ils nous représentèrent les dangers que