Voy. p. 384 et la note
signature que M, de Lûgrée apposa !
bas de ces instructions dut être son dernier acte comme chef ile la mission-
Le docteur JouberL le matelot Moue] la et trois Annamites restaient auprès rie lui. Kn échangeant avec nous une dernière poignée de main, il nous donna rendez-vous à SiiMcbéou fou, où il devait s'acheminer, des son rétablissement, pour faire préparer les barques nécessaires à notre retour.
Le jour de Tan chinois était arrivé le âojanvier. On sait avec quelle solennité se célèbre en Chine cette fète annuelle. La vie commerciale est interrompue pendant plusieurs jours; les aulels domestiques* richement décorés, voient se réunir devant eux, en intimes festins, les membres de charpie famille; les jeux publics, les feux d'artifice, les réjouissances bruyantes, succèdent ensuite à ce recueillement intérieur. ÎNous eûmes donc quelque peine h trouver des porteurs. Nos bagages, réduits à l'indispensable, ne nécessitaient heureusement que pou dti monde : neuf hommes
: suffisaient an lieu de vingt-cinq ou trente* Nous finîmes parles trouver, grâce à rinlerveution de Y an g ta-jen et à la promesse d'une forte récompense. Nous étions neuf aussi : quatre officiers deux tagals et trois Annamiles, tous bien armés, assez bien portants et surtout résolus, Nous nous mîmes en route le 30 janvier, profondément attristés de L'étal où nous laissions M, de Lagrée, mais ayant encore bon espoir en son rétablissement
Un sortant de la vallée de Tong-tchouen, nous traversâmes une petite
phïnc bien cultivée, où le lit d'un torrent puissamment endigué forme une sorte de chaussée élevée de 2 ou 3 mètres au-dessus du sol, Des flancs de cette chaussée partent de nombreux canaux qui distribuent 1 eau dans les champs. Ici encore, la patiente industrie du laboureur a transformé une fnree stérilisante et dévastatrice en une source de fécondité et de richesse. L'aspect de cette plaine repose agréablement la vue : les colzas y mêlent leurs grappes jaunes aux corolles solitaires, blanches ou pourpres des pavots. Du col qui la ferme, on aperçoit un profond sillon dans la me montagnes qui ondule à l'horizon. C'est la vallée du s'appelle le Kin-cha kiang ou. « Fleuve au sable d'or ».
Nous descendîmes sur le flanc, incliné à 45 degrés, de montagnes schisteuses, recouvertes de coulées calcaires subitement refroidies le long des pentes. L'effritement continu de ces roches sous Faction alternative du soleil et de la pluie oblige à entourer chaque champ, chaque maison, chaque