‹ Voyage d'exploration en Indo-Chine effectué par une commission française présidée par le capitaine de frégate Doudart de LagréeChapitre 16 sur 197 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Pnom Penh, — La CommUskm quilte !e Cambodge. — Pnom Bachey. — Rapides de Sombor, — Stung Trenjz.

Comme tous les villages annamites et cambodgiens, Compong Luong se compose d'une longue rangée de maisons parallèles au fleuve et bâties sur l'espèce de chaussée que forme la rive elle-même , et qui domine les terrains environnants. Seulement, tandis que les cases annamites reposent directement sur le sol, les eases cambodgiennes sont élevées sur pilotis à un, deux, quelquefois trois mètres au-dessus. On pourrait croire, de prime abord, que cet usage doit son origine à la nécessité d'échapper aux inondations du fleuve, dont les crues atteignent en cet endroit di\ a douze mètres. Mais, comme on retrouve le même usage dans l'intérieur des terres, en des lieu* où les habitants n ont pas à craindre d'être envahis par l'eau, il faut plutôt ratiribuer a un instinct de race, particulier à quelques peuples de Flnde et de f Indo-Chine, et son utilité réelle est de préserver le logement de 1 humidité, des scorpions, des sangsues, voire même des serpents et autres visiteurs désagréables.

11 n'était déjà plus possible de parcourir les environs de Compong Luong, en raison de la crue des eaux qui a va il pris depuis m tire dépari de* pm-

m VOYAGE D'EXPLORATION EN INDO-CHINE.

porlioDS considérables. 11 n'y avait plus d'autre route praticable que la haule et large chaussée qui conduit à Oudong. Cette promenade même n offrait plus grand intérêt, le roi du Cambodge et toute sa cour s'étanl transportés depuis peu â Pnom Penh. En suivant cette chaussée, on laisse h gauche une colline au sommet de laquelle se trouve une vieille pagode en graûd renom de sainteté et qui possède une statue colossale de Bouddha. À

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droite* et dans le village même de Compong Ltiong, est une pagode neuve où Invi cambodgien moderne a déployé toutes ses magnificences, pile reflet de celles qu'étalent à Ban Kok les temples siamois.

Lé canonnière 32 nous attendait à Compong Luong : M. de Lagrée régla définitivement avec son successeur tout ce qui était relatif aux Magasins e| au petit établissement fiançais de ce village, et les deuv canonnières appareillèrent ensemble le 5 juillet pour Pnom Penh, où nous allions

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