PRODUCTIONS ET COMMERCE
de guerre, en Chiue les échanges continuent au milieu de la IuLte et semblent être pour les mandarins un moyen de faire face au\ dépenses quelle entraîne* La population ne se croit pas tenue de partager l'opinion du gou-
CoQToi de marchands ».<n route dans le Yirn-nan. — De*ein de il. heUport**, d'.iprèa nature.
vernement dans les conflits politiques; elle s'en désintéresse le plus possible, et celte manière de comprendre les devoirs du patriotisme ne contribue pas peu | éterniser les rébellions, La révolte de Ta-ly n'aurait eu
BftB VOYAGE D'EXPLORATION EN INDO-CHINE,
eu ne durée, su comme cela se serait inévitablement produit dans un pays européen, toute communication eut été interdite aux rebelles avec le reste de l'Empire. Le gouvernement maliomélau a bleu senti d'ailleurs qu'il devait conserver k tout prix les relations commerciales avec le SAte hou en, et, à l' égard des caravanes de marchands, il s'est départi de ses haliiludcs d exactions et de violences. Si, pour faire acte d'indépendance vis-à-vis de Pékin, il a ordonné h tous ses sujets de laisser pousser leurs cheveux, et s'il a défendu 1 émigration, il a permis en revanche aux négociants et aux porteurs chinois venus du dehors de conserver la queue, signe distinctif de leur origine. Les barbiers du village de Nîoungpoung-tsé, situé près de la douane établie à rentrée du territoire maliométau, ont fort h faire pour raser tous ceux qui entrent dans le royaume de TVly, nu tous ceux (pli parviennent il en sortir. Les premiers tiennent à conserver le signe distinctif qui leur permettra de retourner cher eux; les seconds veulent reconquérir leur nationalité et agissent en haine de leurs oppresseurs. Le mandarin de Pin-tchcTCÛ, de qui dépend la douane de Nioung-pnung-lsé, a les ordres les plus sévères dès qu'il s'agit de caravanes de marchands. Si celles-ci sont dévalisées par les Lolos ou les landes de soldats sans aveu qui battent la campagne, les villages les [dus voisins du théâtre du crime doivent payer le dommage causé. Il est inutile d'ajouter que la taxe imposée est toujours plus forte que la perte subie par les marchands, et que les autorités tirent ainsi double profit de la protection qu'elles accordent au commerce.
On exporle dans le Sé-tchouen, par la roule de N iou n g-poun g- tsê ? du thé qui vient de Pou-eul et du sel provenant des puits de la province ; on importe des cotonnades, de la mercerie, des porcelaines, des faïences grossières, des parapluies, des chapeaux et d'autres objets de vannerie et de boissellerie.
Les échanges entre le Tibet et le royaume de Ta-ly consistent en kouanglien, racine amère qui est très usitée dans la médecine chinoise, en étoffes de laine, en cornes de cerf, fourrures (ours et renard), cire, gommes, résines, huile de noix. Ces marchandises payent à Oué-Si, ville mosso, située aux frontières du Yun-nau et du Tibet, un droit d'un tsien par charge. Les produits importés du Yun-nan entrent en franchise dans le Tibet; ce sont: le thé, les cotonnades, le vin de riz, le sucre, la mercerie et la quincaillerie.
La production industrielle du royaume de Ta-ly a beaucoup diminué depuis la guerre. Elle était importante au point de vue métallurgique. Les mines de cuivre de Long-pao, de Ta-kong, de Pe-iang sont les plus impor-