INDUSTRIE LOCALE
tantes de cette région, où se trouvent aussi des gisements d'or, d'argent, de mercure, de fer, de plomb et de zinc. A Ho-kin, on fabrique du papier de bambou ; avec les tiges de celte plante on forme des faisceaux d'égale longueur, que l'on pile et que l'on fait macérer dans de la chaux. On les met ensuite dans un four en contact avec de la vapeur d'eau et l'on chauffe pendant vingt jours ; puis on les expose à un courant d'eau froide et on les dispose de nouveau par couches, dans un second four; chaque couche est recouverte d'un enduit fait avec du saindoux et de la farine de pois. Après une nouvelle cuisson on obtient une pâte, que l'on étend sur des treillis, en couches très minces, et que Ton fait sécher au soleil. On obtient ainsi des feuilles d'un papier assez grossier et inégal, mais très résistant.
A Ta-ly, l'or et l'argent s'échangent dans le rapport de 1 à 12. La chair d'àne est très estimée, et il s'en débite des quantités considérables. La chasse du chevrotin musqué est l'une des occupations les plus productives des habitants des montagnes. Le musc se vend, sur les lieux mêmes, au poids de l'argent. La vallée de Pien-kio renferme de nombreux moulins ù sucre. À Ho-tchang, au nord de Rouang-tia-pin, se trouvent des fabriques de chaudrons et de bassines en fer. 11 y aurait, m'a-t-on dit. du platine dans le pays.
Un prêtre mahométau ik» Ta-ly. — Dossiu de Jaucl-Luuge, d'après un»' photographie.
An in lu n la rivière et au vilJtigc do Kiaug*li \\oy. p. fllî). — Dessin de M. Delaporle,
d'nprns nature*