Voy. De Paris au Tibet, p. 182 à
RENCONTIlE DK THOMAS KO. 637
fleuve, cuire Tchong-kiu et Koui-lcliéou, que je lis la rencontre du Chinois qui, pendant deux ans, devait rester attaché, en qualité de lettré, î\ la mission scientifique que je présidais K 11 était déjà nuit close quand notre jonque accosta les quais de la ville. Un Chinois sexprimant en latin avec facilité 3 demanda à me parler : il me dit qu'en lTabsencc du prêtre qui dirigeait la chrétienté de TchoiiDg-tchéou, il croyait devoir, comme catéchiste chargé de le suppléer, venir nous offrir l'hospitalité et se mettre à notre entière disposition ; nos chambres étaient déjà prêles au presbytère, et des chaises à porteurs nous attendaient sur le quai. Je restai frappé de la bonne mine et de l'air intelligent du jeune chrétien. Tout en déclinant ses offres, je le retins quelque temps pour causer avec lui. Il avait la plus grande envie de voir l'Europe et la France. Son imagination lui représentait sous les couleurs les plus merveilleuses ces régions occidentales d'où venaient ses maîtres en religion. De mon côté, je senlais vivement la nécessité d'avoir auprès de moi un Chinois lettré pour m 'aider à traduire les documents écrits que je rapportais de notre voyage à travers le Céleste-Empire, et A conserver, dans le récit que je devais écrire, la couleur