U s'ûgil toujours du fleuve Bleu
î. Ltif oyplor.^ pnr Francs Gnrnior *n 1873. Voy. De Pari» au Ti**tt p. 173*
lapins gracieuse hospitalité. Les joies du retour en m menaient vu me rappellerai toujours la sensation extraordinaire que j1 éprouvai le soîr en me couchant entre des draps d'une blancheur éblouissante: il y avait plus de deux ans que pareille chose ne m'était arrivée.
À llan-kéou, je retrouvai le Chinois Thomas Ko, qui nous avait devano s par la roule des lacs. À notre arrivée à Saïgon, le contre-amiral Obier voulut hien continuer mes promesses et l'attacher h la mission. Il est retourné depuis en Chine, après un séjour de dix-huit mois à Caris, elle ministre delà marine lui a décerné une grande médaille d'or, en témoignage des services qu'il m'a rendus comme traducteur,
AI, Guénand, chancelier de M. Dahry de Tiersant, gérait à ce moment le consulat d'Han-kéou; il nous en fit les honneurs avec une cordialité et une bienveillance que nous n'avons pas oubliées. La colonie européenne noue attendait depuis longtemps et nous lit l'accueil le plus sympathique. Je suis heureux d'adresser tout particulièremenU M, le capitaine 0'Keel>om mandant de VHavaCy mes remerciements les plus affectueux. Nous nous hàiAnie* d'ailleurs de congédier la lourde jonque sur laquelle nous venions de parcourir plus de 1 100 kilomètres depuis Tehong-kin fou.
En rade se trouvait un de ces rapides steamers qui fout le service entre llan-keou et Shang-haï. Un pareil moyen de locomotion était passé pour nous dans la région des rêves; il nous tardait de nous assurer dr sa réalité. Nous partîmes donc le 10 juin sur un vapeur américain, le Pit/moittft Bock* bornas Ko, qui, je viens de Je dire, nous avait devancés a llan-kéou, s'embarqua avec nous. Le 12 juin, nous jeta1 mes l'ancre en rade de Shang-hnî; la plus gracieuse hospitalité nous attendait au consulat de France; nous retrouvâmes chez Mme Brenier de Montmorand ce charme et cette élégance française dont nous avions, hélas! perdu les traditions. Les barbares qu'elle a reçus jadis sont heureux de lui témoigner ici leur respectueuse* reconnaissance.
La colonie française de Shang-haï tint à honneur de fêter les explorateurs. Un banquet qui nous fut donné par nos compatriotes me fournit l'occasion de les remercier de leur enthousiaste et patriotique réception.
Le 19 juin, nous quittâmes Shang-haï sur le paquebot des Messageries le Dupleix; nous arrivâmes à Saigon le 29. M. le contre-amiral Ohier, gouverneur delà Cochinchine française, n'avait reçu que l'avant-veille le rapport dans lequel je lui annonçais la mort de M. de Lagrée. Cette perte fut vivement ressentie dans la colonie, où le souvenir des services et des éminentes qualités de cet officier vivait dans le souvenir de tous. Des honneurs