‹ Voyage d'exploration en Indo-Chine effectué par une commission française présidée par le capitaine de frégate Doudart de LagréeChapitre 61 sur 197 · CHAPITRE VÏU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VÏU

Rapide de keng-Sao. — Pak Lay. — Rapides de Keng Luong et de Ken^ Sanioc. — Ln radeau naufragé. — Un poisson gigantesque. — Les sauvages Klimous* — Arrivée à Luang Prabanp. — Importance de cette ville au point de vue politique. — Quelques considérations sur le rôle de la France en Indo-Gliine,

Le soir même du 16 avril, nous franchissions les limites du royaume de Lttang Prabang. Nous nous trouvions à l'extrémité du rapide appelé Keng Sao. Le lleuve avait en cet endroit plus d'un kilomètre de large, et présentait un aspect analogue a celui qu'il nous avait otlVrt au-dessus de Sombor lors de la rencontre des premiers rapides, Des brousses submergées, des îlots et des roches encombraient ce vaste espace, et, le lendemain, il fallut nous servir plusieurs fois de cordes pour haler nos kirques dans les passages les plus difliciles d'un chenal sinueux et encombré d obstacles1.

Un peu au-dessus de Keug Sao, le lit du Cambodge se rétrécit et se nettoie un peu. Les collines se rapprochent encore une fois des rives et enferment entre deux patois de roches toutes les eaux du fleuve. Les maisons de Pak Lay apparaissent au milieu des grands arbres qui bordent la rive. Au pied de la berge, qui avait ;i ce moment une quinzaine de melre^ d'élévation au* dessus du niveau de Veau, et devant le village, s'étend un long banc de sable sur lequel avaient été construites quelques grandes cases en bambou, pour

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