Voy. p
vr
stuclle au double environ de ce dernier thiflre. Quant h celle de h province entière, elle ne peut guère être évaluée d'une façon précise: je crois cependant qu'en la fixant à 150 000 habitants on serait plutôt dessous qu'au-dessus de la vérité.
A l'instar de Siam, il existe à Luang Prabaog un premier et tin secoadi* Ce dernier était parti pour Ban Kok et son retour était attendu dans un mm m &n. Nous espérions vaguement que le consul de France profiterait k e casion pour nous faire parvenir nos lettres. Mais il impo rai tout d'entrer en relations officielles avec les autorités de la lobu ir des renseignements sur lelat des pays voisins, sur les diîU ]tii nous y attendaient, et de savoir si nous pourrions compter sur la r don té du roi pour les vaincre. Ce n'est qu'après avoir éclairai tout gestions qu'il devenait possible de déterminer la durée de notre séjour ei étendue des travaux à entreprendre à Luang Prabang. Aussi le corn maniant de La grée entra-t-il immédiatement en pourparlers avec les d géna pour obtenir du roi une audience, en fixer le jour et en ré .erémouial.
Il était très important, dans ces premières négociations, de faire connaître i &$ indigènes l'influence française pour ce qu'elle valait et de
û Ire voir le rôle prépondérant que nous serions un jour appelés ï m cette partie de la péninsule. Le royaume de Luang Prabang se ,e aujourd'hui le centre laotien le plus considérable de toute 1 Chine, le lieu de refuge et le point d'appui naturel de toutes les pop u la * de l'intérieur qui veulent fuir le despotisme des Siamois ou des Birmans despotisme que l'affaiblissement de la puissance chinoise, jadis régula de ces contrées, a laissé sans contrepoids.
Cette domination, bienveillante et sage, qui excitait la production lieu de l'énerver et augmentait le bien-être et les forces vives des popi soumises en les élevant dans l'échelle de la civilisation, abandonne aujourd'hui aux puissances européennes un rôle qu'elle n'est plus capable de remplir. Peut-être l'Angleterre succédera -t-elle à la Chine dans le nord de la péninsule, si souvent bouleversé, ou les populations, en proie à des guerres incessantes, aspirent ardemment k un état de choses plus régulier et plus stable, et accueilleront avec une vive satisfaction l'immixtion étrangère qu'elles ont elles-mêmes souvent réclamée, Quoi qu'il en soit, c'est h Luang P ni ban g que doivent s'arrêter les progrès de l'influence anglaise, si nous voulons tenir la balance égale et occuper dans la péninsule le rang que les intérêts de notre politique et de notre commerce nous invitent à y prendre. La France ne peut pas abdiquer le rôle moral