‹ Voyage d'Iberville [microforme]Chapitre 3 sur 4 · NORTON SE QUE RER - CON CRT ATS CREER · texte numérisé non relu

NORTON SE QUE RER - CON CRT ATS CREER

brisant us dans rivière ron un ourt au rues de avait la e ce qui r, nous roseaux a peine S casser bles. La

prodimer, il US, qui trouvé ce qui 'eau en ain, ne ait tou-

, nous e, etil , eten aller le

et on sissipi, vivres, art de n vent rouvâresque rafalle sud-est it éloisitôt à ses en là de lepuis mboua des ment

du cêté du tribord en entrant, ses bords parraissent plus noyés, ne

voyant pas de terre du tout, nous vimes le long de la côte quantité de gibiers, canards, outardes, sarcelles et autres; nous aperçumes

aussi un loup-cervier qui courait le long de la côte et un rat qui

est un añimal qui porte ses petits dans une bourse qu’il a sous le ventre. Entre cinq et six heures du soir, nous mîmes à terre, où nous cabannâmes, quelques uns de nos gens furent à la chasse qui découvrirent plusieurs sortes de bêtes, cerfs, chevreuils et bœufs, un assez beau pays; les vents furent toute la journée à l’est nord-

est beau, frais et un froid fort piquant, nous fimes huit lieues, la

voile nous ayant beaucoup aidé, nous pouvions être dix lieues de l'embouchure. On fit la chaudière pour souper comme à l'ordinaire. Les Canadiens et les flibustiers firent le quart tout la nuit étant alternatifs avec les matelots. L4 chaudière deux keures avant le jour pour dejeuner.

Le mercredi 4, Jour des Cendres, on donna les cendres à tout le monde et ensuite on dit la messe, après avoir planté une croix et déjeuné sur les sept heures, nous embarquâmes, le vent était tout calme ; nous ramâmes environ deux lieues. La rivière monte au nord-ouest et nord-ouest quart d'ouest, ensuite elle va au nordouest quart de nord et au nord nord-ouest, nous vimes des canots qui sont faits avec trois paquets de cannes liées ensemble avec de petits bois par le travers, dessus et dessous, apointé par le bout afin de traverser plus facilement. Les sauvages se servent de ces canots quand ils sont en chasse pour traverser d’un côté à l’autre ; sur les 6 heures du soir, nous mîmes à terre où nous cabannâmes, nous montâmes sur des arbres, nous aperçumes la mer à une demi lieue de nous, nous trouvâmes la rapidité du courant plus forte qu’à l'ordinaire ; un de nos canots d’écorce avec trois hommes qui avaient resté derrière à la chasse ont vu au montant trois crocodiles au bord de la riv:ère, nous fîmes cette journée 8 lieues, parceque la voile nous servit beaucoup. Les bois commençaient à grossir et n'étaient pas épais, on pouvait voir à travers, un pays fort marécageux en dedans. Nous faisions 18 à 19 lieues dans la rivière.

Le jeudi 5, trois de nos gens allèrent à la chasse dès la pointe du jour ; ils virent beaucoup de pistes, et entendirent des hurlements des bêtes, on planta une croix et on fit plusieurs marques à des arbres, on tira aussi un coup de pierrier pour avertir les sauvages, on déjeuna à l'ordinaire de la bouillie qui avait été faite avec de l'eau et du lard, on réserveit le lard pour le déjeuner, nous ,vimes un crocodile de la grosseur de la cuisse au bord de l’eau au soleil, les gens prirent aussitôt le canot d’écorce que nous avons à la remorque et lui tirèrent un coup de fusil, il se jeta aussitôt dans la

rivière, sur les 11 heures nous vimes une grande fumée que les sauvages qui vinrent à la chasse avais:nt faite, tant pour renouveler l'herbe sèche qui est dans la praïrie que pour faire sortir le bétail pour le tirer plus facilement. A midi, rous mîimes à terre pour diner, le vent nous étant contraire, sur les trois heures, nous vimes en remontant la rivière un canot fait d’un tronc d'arbre creusé par le feu. Nous l’eussicns hâlé en haut s’il n'eût pas été fracassé, la rivière Cudait au nord-ouest, et au nord-ouest quart d'ouest entre les cinq et six heures nous mîmes à terre en dedans d’une pointe où nous cabanâmes et fimes la chaudière à l'ordinaire, notre journée valait 6 lieues et pouvions être 24 lieues dans la rivière.

Le Vendredi 6.—On distrihua deux corbeillons de pain à 26 avec de la bouillie on tira ensuite un coup de pierrier, sur les 7 heures nous nous embarquâmes d’une brûme si épaisse qu’à peine pouvaiton voir. La rivière continue son cours au nord-ouest et au nordouest quart d'ouest qui est à 27 lieues de son embouchure. Ensuite elle serpente depuis le nord-ouest jusqu’à l’est, et vient par l’est nord-est au nord-ouest au soleil couchant nous mîmes à terre où nous cabanâmes. On fit monter un homme à sa découverte qui ne vit rien, deux de nos gens qui s'étaient embarqués dans l’un des petits canots d’écorce, nous dirent avoir vu irois crocodiles dont il y en avait un d’une grosseur prodigieuse, sur les 7 heures on tira un bœuf, nous faisions à 80 lieues dans la rivière.

Le Samedi 7.—Sur les 7 heures du matin, nous nous embarquämes après avoir planté des croix, et en avoir fait aux arbres, calme plat, sur les 9 hs res en longeant la côte, nous vimes trois bœufs couchés prochc la rivière, nous mîrent cinq hommes à terre pour les suivre ce qu’ils ne purent faire, s'étant aussitôt perdus dans le bois t les roscaux. Un peu de temps après, au détour d’une pointe, nous vimes un canot avec deux sauvages qui se mirent à terre, dès qu’ils nous aperçurent, ils s’enfuirent à une portée de fuail dans le bois; plus loin, nous en virent cinq qui firent la même chose, à l'exception d’un qui nous attendait au bord de l’eau, auquel nous parlâmes par signes. M. d’Iberviile fit embarquer tous ros gens dans nos biscayennes de crainte de les intimider et fit entendre aux sauvages d'appeler tous ses camarades, ce qu’il fit en chantant leur chanson de paix, peu de temps après, ils s’'approchèrent de nous en faisant la même chose, en étendant les bras vers le soleil, et en se frattant le ventre qui est une marque de leur admiration et de leur joie, ct lorsqu'ils furent proches de nous, ils nous passèrent la main sous le ventre, et étendirent les bras sur nous ce qui est un grand signe d'amitié parmi eux.

M. d'Ilerviile leur demanda par signes si les sauvages que nous

e que les nouveler * le bétail Irre pour us vimes reusé par acassé, la est entre 1e pointe tre jourre.

1 26 avec 7 heures pouvaitau nord- Ensuite par l’est terre où te quine l'un des s dont il s On tira

nbarquäs, calme is bœufs rre pour dans le > pointe, erre, dès 13il dans chose, à el nous 108 gens dre aux ant leur nous en et en se : de leur la main n grand

ue nous

avions vu à la Grande qui étaient vis-à-vis de nos navires étaient arrivés, ils nous firent entendre que oui et qu'ils avaient monté par un petit bras d’eau qui sort de ce fleuve et se décharge à la mer en ce mênie lieu où il les avait trouvés, il leur demanda si leur village était bien éloigné, ils firent entendre qu’il y avait cinq journées en nous montrant depuis le lever du soleil jusqu’à la nuit, ce qui nous consterna bien, car nous commencions à nous fatiguer et manquions de vivres. M. d’Iberville leur donna de la rassade, des couteaux et miroirs; ils lui donnèrent. en échange de l’ours et du bœuf boucanné qu’ils avaient dans leurs cannots, nos gens même en trafiquaient pour des bagatelles; un bon vieillard étendit sa viande lot par lot comme on fait dans nos marchés en Europe et s’assit auprès, deux de nos gens furent à lui, ils lui donnèrent chacun un couteau et emportèrent la viande, il pouvait y avoir cent livres ; ils parurent tous trois fort contents. M. d'Iberville ieur demanda s'ils voulaient monter avec nous à leurs villages, ils nous firent entendre qu’ils allaient à la chasse et qu'ils ne pouvaient pas aïler avec nous, il promit à un d’eux une hache pour venir avec nous, ce qu'il accepta de bon cœur, car ils les estimaïent beaucoup. On leur demanda s'ils avaient entendu les coups de pierrier, ils nous firent entendre qu'ils avaient entendu deux coups. Après avoir tiré un devant eux, on vit ces gens tomber dans de grands étonnements r’en ayant jamais entendu de semblables. Après avoir resté près de deux heures avec eux, nous nous embarquâmes dans nos chaloupes et un sauvage avec nous, auquel on donna une chemise devant ses camarades qui ne parurent pas être jaloux, tant ils sont indifférents. La rivière court depuis notre couché au nord-ouest à l’ouest et au sud-ouest, à une heure après-midi nous nous mimes à terre pour diner ; elle court ensuite au sud sud-ouest et au sud, une demi liere après, elle revient au nord-ouest par l’ouest, sur les six heures du soir nous mimes à terre où nous cabanâmes, et nos gens firent le quart à l'ordinaire, nous fimes dans notre journée cinq lieues, 35 lieues de l'embouchure.

Le Dimanche 8.—Après la messe, nous nous embarquâmes sur les 7 heures, la rivière court depuis le sud-ouest jusqu’au nordouest par l’ouest nous trouvâmes les courants plus rudes qu’à l’ordinaire, il nous fallait chercher les détours des pointes en traversant la rivière 3 à 4 fois, il fit pendant la journée une très grande chaleur, sur les cinq heures du soir, il s’éleva un orage qui nous obligea de mettre à terre pour cabaner à cause de la pluie, nos gens tuèrent un crocodile auquel on ôta la peau, ensuite on le mit au pat pour manger, ils tuèrent aussi un serpent sonette de plus de six pieds de iong, dont la morsure est fort à craindre, étant mortelle,

il venta toute la nuit un gros vent de nord, et fit un très grand froid ; nous fimes dans notre journée quatre lieues, 39 lieues de l'embouchure.

Le Lundi 9.—Sur les 7 heures du matin, après avoir fait des croix à l'ordinaire, nous nous embarquâmes ; à midi nous mîmes à terre pour diner, ce que nous faisions ordinairement lorsqu'il ne ventait pas ; nous vimes en même temps une fumée du côté du bas bord de la riviére en montant ce qui nous fit croire que le village n'était pas loin, mais nous nous trompions fort en étant encore éloignés de 20 lieues, comme nous le vimes dans la suite, les courants continuèrent leur rapidité comme le jour précédent ce qui nous obligea de traverser trois fois la rivière pour prendre les détours des pointes. La rivière serpentant depuis le nord jusqu’au sud par l’ouest, à soleil couchant nous cabanâmes, nous fimes cinq lieues, quaraute quatre lieues Ge l'embouchure.

Le Mardi 10.—Sur les sept heures du matin, nous nous embarquârnes, la rivière court depuis le nord-ouest jusqu’au sud sudouest, ensuite elle revient à l’ouest nord-ouest, sur les 10 heures, nous vimes une autre fumée du côté du bas bord que nous crûmes être le même du jour précédent, mais nous nous vimes ensuite le contraire sur le midi, nous mîmes à terre pour diner n’y ayant point de vent du tout, à mesure que l’on monte dans la rivière, on trouve les arbres nlus gros et plus touffus, et la terre plus haute que dans le bas, jusqu à quatre et cinq piedsde hauteur qui inonde dans les débordements près d'un pied au-dessus de la terre, dont les marques paraissent aux arbres, sur les cinq heures du soir, nous cabanâmes, nous fimes dans notre journée six lieues, 50 lieues de

l'embouchure.

Le Mercredi 11—La pluie continua toujours qui nous empêcha

de partir, l'après-midi la pluie ayant cessé, plusieurs de nos gens allèrent à la chasse, entre autres deux matelots Bretons allèrent dans le bois avec chacun leur fusil, qui s’y enfoncèrent si avant qu’il leur fut impossible de retrouver ieur chemin, le bois étant trop touffu, et les carmes trop épaises, sur les sepi heures lorsque nous vimes qu'ils ne revenaient point, on tira quelques coups de mousquet par intervalle du côté où ils étrient allés, la pluie recommença sur le soir qui dura toute la nuit.

Le Jeudi 12.— Sur les cinq heures du matin M. d'Iberville fit tirer un coup de pierrer et détacha quatre hommes kommes qu'il envoya dans le bois pour découvrir leur piste et leur dit de tirer quelques coups de fusil quand ils seraient avancés dans le bois, ce qu'ils firent après avoir entré une lieue, ils s’en revinrent et rapportèrent qu’ils avaient entendu un coup dans le bois fort loin,

es croix à terre ventait bord de n'était gnés de s contiobligea pointes.

ouest, à uaranute

embarud sudheures, crûmes suite le y ayant ère, ON s haute inonde re, dont ir, nous eues de

mpêcha os gens allèrent si avant

is étant lorsque oups de a pluie

ville fit Les qu'il de tirer bois, ce t et raprt loin,

qu’on ne voyait pas leur piste à cause de la pluie qu'il avait fait pendant toute la nuit. Sur les 8 heures du matin, il détacha 8 hommes avec chacun leur boussolle qu'il envoya à plusieurs rhumbes de vent, il leur fit prendre du pain, au cas qu'ils les trouvassent, et leur défendit de venir que lorsqu'il ferait tirer un coup de pier. rier, il envoya aussi la chaloupe deux lieues le long de la rivière pour voir s'ils ne les trouveraient point; entre 4 et 5 heures du soir, il fit tirer un cou» de pierrier pour faire revenir ses gens, le temps fut fort sombre pendant tout le jour.

Le vendredi 13.—Sur les 7 heures du matin nous nous embarquâmes. La rivière fait plusieurs détours, sur les cinq heures du soir, nous trouvâmes deux canots chargés de mille ; nous fûmes à eux, M. d’Iberville leur donna de la rassade, des couteaux et autres choses pour leur mille dont ils parurent fort contents. 11 y en avait un de la nation de Vacha et l’autre Galiagula qui retourna le même soir au village; nous montâmes un moulin de fer que nous avions pour moudre du bled d'Inde, ayant mangé le baril de farine en bouillie, ayant fort peu de pain, nous commençames à faire de la sagamité qui n’est autre chose que du bled d’Inde mouillé ou écrasé, bouilti avec de l’eau et un peu de gras de lard fondu pour assaisonnement sans autre chose que cela pour nous substanter pour boire, l’eau de vie ayant manquée; j'allai oublier de dire que sur les trois heures, nous trouvâmes un grand bras d’eau qui court au sud-est, dans lequel il y a plusieurs nations de sauvages habitées qui peut être à 55 lieues dans la rivière. Nous fimes cette journée là 6 lieues, n'ayant pas trouvé ies courants si violents à cause de ce bras d’eau qui les diminuait beaucoup.

Le samedi 14.—Sur les 6 heures et demi, nous nous embarquämes pour le village que nous savions n'être pas éloigné à ce que les sauvages nous firent entendre que nous avions vu vendredi au soir, nous ramâmes à force afin d'arriver plus tôt; la rivière serpente par plusieurs détours que nous traversions pour prendre les remons ; sur les deux heures après-midi, nous vimes un canot dans lequel il y avait quatre sauvages, savoir : 2 hommes et deux enfants avec un homme de 25 à 30 ans et un vieillard auquel on avait enlevé la chevelure ayant été pris en guerre, il était couvert d'une peau d'ours, le visage barbouillé de boue, croyant être plus beau, tenant en sa main un calumet d'environ 3 pieds de long enrichi de plusieurs plumes d’oiseau de diverses couleurs. Il était député du chef de Mauyoulacha, nous nous vimes ensemble sans nous arrêter aux cérémonies des calumets qui sont fort longues comme on le verra par la suite. Lorsque nous fûmes près le village, l'ambassadeur avec ses associés chantèrent plusieurs chansons

de paix, en faisant quant'‘é de hurlements ; les sauvages s'assemblèrent sur une éminence au bord de l’eau d'environ 6 pieds de hauteur, dont ils avaient coupé les cannes pour nous recevoir. Sur les quatre heures du soir, nous arrivâmes à ce lieu de plaisance où nous trouvâmes les cannes coupées qui ont plus de 25 pieds de hauteur droites comme un jonc, grosses d’un pouce et demi, si touffues qu'il est difficile de marcher dedans. Le chef avait plus de soixante sauvages parmi lesquels il y avait quelques femmes, qui est la plus grande marque d'amitié quand ils les amènent ; M. d'Iberville fut salué à la manière des sauvages, ils commencèrent à lever les mains au soleil, comme par admiration, puis ils passèrent les mains doucement sur le ventre, qui est une très grande caresse parmi eux ; ils en firent de même à M. de Sauval, de Bienville et au père Anastase, ensuite à nos gens. Nous leur rendimes la pareille, ils nous firent asseoir sur des cannes sur lesquelles ils avaient étendu un peau d'ours, ils présentent le calumet de paix que nous acceptâmes et le chef s’assit au milieu de nous ; les autres sauvages firent la mème chose à nos gens, ies uns après les autres, et les firent tous fumer. On apporta ensuite quantité de bled &’Inde différemment apprèté, dont il y en avait un pain tant ronûä que long qu’ils font cuire sur la cendre après que les femmes ont pilé le millet, d'autre it avec de la graisse d'ours et d’avtre en sagamité avec des fèves molles, parmi et d'autre en farine cuite; nous en mangeâmes un peu de chaque sorte. et donnâmes le reste aux équipages qui le portèrent aux chaloupes. M. D'Iberville leur donna de l’eau de vie parmi laquelle il avait mêlé de l’eau, dont chacun but un coup fort petit La trouvant trop forte, n'ayant jamais bu de cette sorte de liqueur, ensuite il leur donna de la rassade, des aiguilles, des miroirs, des couteaux et autres bagatelles qu’ils poritèrent tous un peu à chacun. Toutes ces cérémonies, aussi bien que le repas magnifique durèrent jusqu’à six heures qu’il fit chanter toute la jeunesse tenant chacu!1 une gourde à la main avec des petites graines dedans qu’ils accordaient fort bien à leur voix en les manñiant à la fin <e leurs chansons qui ne sont pas fort longues, et répétant presque les mêmes mots quoiqu'ils les mettent sur différents airs, ils font des hurlements affreux qui retentissent plus d’une lieue dang-les bois. Cette douce harmonie ayant duré plus de deux heures, le chef s’en éfait allé pendant cet intervalle, et nous dit adieu à sa manière, nous Hiffimes entendre que nous irions le lendemain à leur villagejuits'äl umèrent des flambeaux qui sont des fagots de canne secs, &üxquels ils mettent le feu, et puis ils les-plantent debout dans le milieu de la place, ce qui éclaire fort bien ; puis ils se levèrent 4 debont, qui

s s'assemà pieds de s recevoir, de plailus de 25 pouce et hef avait ues femimènent ; )mmencè- , puis ils une très e Sauval, ous leur nnes sur t le caluilieu de gens, les a ensuite en avait près que se d'ours autre en . et donupes. M.

ait mêlé op forte, r donna t autres es Céréqu'à six gourde ent fort qui ne S quoiaffreux harmoendant i flmes lumèuels ils u de la ut, qui

dansèrent en chantant et en hurlant de temps en temps, étendant les bras et frappant des pieds à tous moments de toute leur force ce qui dura plus d’une heure. Ils s’en allèrent presque tous peu de temps après à l'exception de quatre à cinq qui restèrent avec nous. M. d'Iberville leur demanda si la fourche était encore beaucoup éloigrée, ils nous firent entendre qu’il n’y en avait pas. Nous crûmes qu’ils nous disaient cla afin que nous fussions établis parmi eux, ce qui était impossible, étant trop avancés dans la rivière, autre qu'elle serpente d’une si grande force, qu’en six lieues de chemin il faut faire presque le compas, rous marquions la rivière sur du papier avec du crayon ce qu’ils concevaient assez bien. Ensuite nous leur donnions le crayon pour marquer la fourche à l'endroit où on croyait qu’elle était, en leur montrant le lieu où nos vaisseaux étaient qu'ils appellent en leur langue Tinanis qui signifie canots. Ils persévérèrent toujours à nous dire le contraire et qu’il n’y avait pas de fourche. A la fin, lassés de nos demandes, ils nous firent entendre qu’il y en avait une par laquelle ils avaient monté, mais qu’il n’y avait pas d’eau et qu’il leur avait fallu porter plusieurs fois leurs canots. Enfin sur les 11 heures, ils firent un feu proche de nos tentes pour se coucher à cause du froid, n'ayant presque rien pour se couvrir. Nous nous retirâmes jusqu’au lendemain matin. J’allai oublier de dire que le calumet que M. d’'Ibervile avait donné au chef des Bayongaula à la grande terre quatre lieues de nos vaisseaux était de trois à quatre pieds de long fait d'acier, ei l'endroit où on mettait le tabac sur le bout duquel il y avait un pavillon blanc on avait gravé les armes du roi. Ils mirent du tabac dedans qu’ils allumèrent et lui présentèrent pour fumer, après M. de Sauval à M. de Bienville et au père Anastase qui feignit de fumer, ils firent deux petites fourches de la grosseur du doigt, et de la hauteur de trois pieds, sur lesquelles ils le posèrent, ils firent aussi un sac de peau pour le mettre, enfin ils ont une très-grande estime pour le calumet. Je vais présentement faire voir leurs manières, leurs mœurs, leur nourriture et ieur habillement, entre autres celui du chef des Mayoulacha qui était vêtu d’un capot bleu à la canadienne, ses bas pareils, avec une cravate d’une vilaine étcffe rouge qui lui avait servi autrefois de brayer, le tout donné par M. de Couty qui avait descendu le fleuve pour trouver M. de La Salle. Il était d’une fièreté inconcevable, et ne riait jamais, regardait fixement les gens. Pour ce qui est des autres, ils ne sont vêtus que d’une méchante peau de chevreuil et d'ours qui les couvre depuis les genoux jusqu'aux épaules selon que la peau est grande, la plupart sont tous nuds, pas même leur nudité cachée avec un peu de mouches autour de leurs

30 VOYAGE D'IBER VILLE.

verges dont je n'ai pu découvrir la cause. Pour ce qui est des femmes, elles ont une grande peau d'ours qui les couvre, outre une une espèce de brayer qui les prend depuis la ceinture jusqu'aux genoux, ayant tous leurs seins, ventre et gorges découverts, elles ont toutes leurs cheveux coupés et même arrachés autourdu front aussi bien que la barbe, ils laissent seulement une petite poignée de cheveux au bout de la tête, où ils attachent plusieurs plumes d'oiseaux de diverses couleurs; ils en mettent encore au dessus de leurs têtes qui sont comme des queues qui leur pendent par derrière, avec des grelots et âe méchants morceaux de cuivre, comme des patés de nos chandeliers mais beaucoup plus minces, de sorte que quand ils dansent, cela fait un bruit que l’on dirait que ce serait un messager qui arrive dans une ville, ils ont même autour de leurs bras quantité de manilles, outre cela, ils ont le visage tout barbouillé, le tour des sourcis rougi de vermillon, la moitié d’une joue noircie et le nez percé, auquel il pend un morceau de corail de la grosseur du doigt aussi bien que les oreilles dans iesquelles ils mettent un certain morceau de bois de la grosseur du petit doigt. Quant à leur nourriture, ils ne vivent que de pain de bled d'Inde et fort peu de viande, n’en mangeant que lorsqu'ils vont à la chasse aux bœufs et ours qui sont quelquefois éloignés de leur village plus de 20 lieues au bas de la rivière, les chefs ont leur terrain borné pour la chasse, et lorsqu'on veut anticiper sur leurs terres, ils se font la guerre, nous tirâmes sur le soir un coup de pierrer qui les fit tous tomber en admiration. Leur village peut être éloigné de l'embouchure de 60 lieues; ils disent à tout moment afferro, qui signifie leur étonnement.

Le dimanche 15 sur les 4 heures, trois sauvages des principaux d’entre eux vinrent de leur village, chantant et hurlant une chanson avec leur calumet qu'ils présentèrent à M. d'Iberville pour fumer, ensuite aux autres messieurs et à tous ceux qui se trouvaient-là. Il leur fit boire à chacun un coup d’eau de vie, sur les 6 heures on dit la messe, ayant déjeuné,nous allâmes au village voir le chef avec des présents, que nous lui portâmes, comme un justaucorps d’écarlate avec un galon d’or faux, des bas rouges, deux chemises, des hardes, couteaux, rassade et miroirs ; étant arrivés au village, ils nous firent asseoir sur des nattes, après avoir fumé, ils nous apportèrenit du bœuf, de l’ours boucané et du pain dont nous mangeâmes un peu. Ensuite nous allâmes voir le village.et et un temple dans lequel ils tiennent un feu qu’ils entretiennent continuellement. Il y a des figures de bêtes dessus, quelques marques de leurs sacrifices. Deux chevelures de leurs ennemis y pendent pour marques de leurs trophées; nous retournâmes à nos

st des femoutre une jusqu'aux verts, elles irdu front te poignée rs plumes au dessus ndent par le cuivre, 1s minces, ’on dirait ont même ils ont le millon, la d un mores oreilles le la grosnt que de jeant que 1elquefois vière, les eut anties sur le ion. Leur ils disent

incipaux ne chanille pour se trousur les 6 lage voir è un juses, deux

arrivés r fumé, ain dont llage.et iennent es maremis y ès à n0S

cabanes sur les 11 heures. Sur le midi, ils vinrent à nos tentes avec le chef qui avait revêtu l'habit que M. d’Iberville lui avait donné ; quelque temps après, les sauvages arrivèrent en foule au bord de l’eau, qui apportaient du bled d'Inde en plusieurs manières, en épis et en pains, ce qui nous fit beaucoup de plaisir parceque nous n'avions pas de vivres ; et ne sachant pas le chemin que nous avions à faire, tous nos gens allèrent au village qui trafiquèrent des peaux d'ours et de chevreuil passées, pour des couteaux et autres bagatelles qu'ils leur donnèrent. Je vis dans le milieu du village, qui est comme une grande place d'armes, deux grands pieux de la hauteur de 40 pieds devant leur temple, sur lesquels deux chevelures étaient posées. Il y a un chef qui a soin du feu du temple, le village est composé de quatre à cinq cents personnes des deux sexes, tant grands que petits avec de grandes loges faites en dôme dans lesquelles ils couchent plnsieurs sur des nattes qui sont soulevées de quatre piquets de la hauteur de trois pieds de terre sous lesquels ils mettent du feu pour la nuit, afin de tenir leurs maisons ou cases chaudes, parceque les nuits y sont trèsfroides et qu'ils n’ont que quelques peaux remplies de pièces pour se couvrir, leurs champs où ils font leur millé sont auprès de leur village qu’ils bêchent avec des os de bœuf, ils passent la plus part de leur temps à jouer dans cette place avec de grands bâtons qu'ils jettent après une petite pierre qui est presque ronde comme un boulet. Lorsqu'il leur meurt dn monde, ils les portent à 20 pas de leur village sur 4 piquets, où ils mettent leur corps, couvert de nattes dessus et dessous, fait comme un cercueil haut de quatre pieds de terre, auquel ils portent à manger. Le village est composé de deux nations qui sont les Manyoulacha et les Bayonyoula qui ont la même lang..e, et ont deux chefs dont celui des Manyoulachas paraît le premier ; ils ne sont éloignés de la rivière que d’un quart de lieue, sur le soir, nous fimes une grande croix sur laquelle on mit les armes de France.

Le lundi 16.—Entre 5 et 6 heures nous plantâmes notre croix ; tous les sauvages du village avec le chef vinrent nous voir embarquer, et 8 d’entre eux s’embarquèrent dans un de leur canot, et le chef des Bayonyoulas avec M. d’Iberville pour nous conduire au village des Ommas. La rivière serpente beaucoup et a un grand courant qui augmente lorsque le vent va comme elle. Ayant parti à 9 heures nous fimes dans notre journée 5 lieues, sur les 5 heures et demi, nous cabanames près d’une lieue au dessus d’un bras qu’ils disaient à leur village être la fourche, qui n’est autre chose qu’un lac par lequel ils se rendent à quatre à cinq lieues de nos vaisseaux faisant plusieurs passages de leurs petits canots; nous

dimes au chef des sauvages avant de partir de leur village que deux de nos hommes étaient écartés dans le bois, étant allés à la chasse, nous leur fimes entendre de leur donner de quoi vivre, et que nous leur rendrions en passant ce qu’ils conçurent fort bien.

Le mardi 17—Sur les 2 heures du matin nous embarquâmes, la rivière serpente par le même détour que le jour précédent, mais son courant n’est pas si rapide. A 3 lieues de notre couché, nous laissâmes les deux canots d'écorce, et celui des sauvages avec du monde pour la chasse, parceque nous n'avions qu’un peu de viande que nous réservions pour la mer en retournant à nos bords. Sur les 3 heures après midi, nous mîmes à terre près d'une petite rivière, qui est comme un lac, où les sauvages nous firent entendre qu’il y avait beaucoup de poisson, nous y trouvâmes plusiours cabanes couvertes de Lainière faites par les Ommas qui y viennent en chasse et à la pêche; ils y avaient même planté un bois de 30 pieds de hauteur avec des arrêtes de poisson, nous miîmes nos filets dans le lac que nous ne levâmes que le lendemain quelques uns de nos gens furent à la chasse, ils virent des bœufs et des chevreuils qui disparurent dans les cannes ; deux de nos gens que nous avions laissés à la chasse deux lieues plus bas vinrent par terre à nos cabanes, qui nous dirent avoir vu un crocodile d’une grosseur prodigieuse, nous fimes dans notre journée 5 lieues parceque les vents nous favorisèrent beaucoup.

Le mercredi 18, nos canots et celui des sauvages vinrent nous joindre, nous partimes aussitôt après avoir levé nos filets dans lesquels nous ne trouvâmes qu’une barbue, pour nos gens qui étaient restés deux lieues plus bas, ils trouvèrent un ours que les sauvages leur mortrèrent dans le creux d’un arbre, un des sauvages monta au haut de l’arbre avec un tison qu’il laissa tomber dans le creux et descendit en bas ; l’ours aussitôt sentant le feu monta en haut de l'arbre, M. de Bienville tira quelques coups de fusil et le tua, des sauvages le prirent lui faisant entendre qu'ils le lui avaient montré, il leur céda facilement. La rivière serpente depuis l’ouest jusqu’au nord-est, ensuite elle vient à l’ouest par le nord, sur les 3 heures, les sauvages nous montrèrent une petite rivière dont l’eau ne courrait point, par laquelle ils nous disaient que nous eussions abrégé notre chemin de plus d’une journée et demie. M. d’Iberville s’'embarqua dans un petit canot d’écorce pour voir s’il y avait lieu d'y passer n’y ayant que quelques arbres qui bouchaient le passage, il fit mettre tous les Canadiens avec des haches à terre et le reste à hâler avec des cordes les chaloupes. On fit un chemin en applanissant la terre le plus qu’on put. Ensuite on présenta les halans, de sorte que nous hallâmes nos chaloupes de l’autre côté ;

village que it allés à la oi vivre, et t fort bien.

quâmes, la dent, mais uché, nous ages avec qu'un peu nant à nos près d'une ous firent vâmes plumas qui y planté un son, nous lendemain des bœufs ux de nos s bas vin- crocodile se 5 lieues

rent nous dans lesui étaient es SAUVAsauvages r dans le onta en isil et le avaient s l’ouest sur les 3 nt l’eau Bussions d'Iber- .

y avait aient le

terre et min en bnta les e côté ;

il pouvait y avoir 20 pas de terrain et 70 d'eau qui accourcissent de plus de 6 lieues, comme nous le vimes en desserdant, pendai:t ce temps là, nous envoyâmes nos canots d’écorce avec les chawdière faire de la sagamité, de l’autre côté de la rivière, après avohf évnbarqué ce que nous avions À terre, à 18 lieues du village des Manyoulacha, nous vimes une terre fort haute, ce que nous n’aviuns pas encore vu depuis que nous étions dans la rivière, peu de temps après, nous vimes un sli qui s'étend un quart de lieue nord-ouest et sud-est, la rivière court depuis le petit canot que nous trouvämes au sud; nous fimes cette journée là près de 3 lieues.

Le Jeudi 19—Sur les 8 heures du matin,nous nous embarquions ; la rivière fait plusieurs détours; sur le midi, nous mîmes à terre pour diner qui n'était autre chose que du pain de blé d'Inde fait aigre et pesant avec un petit morceau de lard entre une et deux livres, nous embarquâmes, nous trouvâmes la rivière plus large qu’à l'ordinaire ; les gens de nos canots ayant mis à terre pour tâcher de trouver quelque chose, virent un chevreuil fraichement mortqui avait été probablement étranglé par quelque loups cerviers. M. d'Iberville le fit partager aux deux chaloupes; et nous le mangeâmes quoique le ventre commença déjà à sentir. Les sauvages firent aussi boucaner l’ours que M. de Bienville avait tué le mardi précédent et uous en donnèrent ce qui fit faire un bon repas à nos gens, sur les 6 heures, nous cabanâmes à trois lieues des Ommers, nous tirâmes un coup de pierrier pour les exciter, nous fimes dans notre journée 6 lieues.

Le Vendredi 20 —Après avoir fait des marques comme nous en avons fait partout où nous avons couché, nous nous embarquâmes de grand matin, le fleuve serpente depuis l’est nord-est jusqu’à l’ouest par le nord. La brûme était si épaisse que nous ne pûmes pas voir uneisle qui est environ une lieue plus bas que les Ommas. Sur les dix heures, nous arrivâmes au bas de la rivière où les Ommas attendaient. Nous trouvâmes trois des principaux de leur nation qui chantaient tenant à la maïn un calumet; ils présentèrent à nos messieurs à fumer, ensuite à nos gens, nous partimes à 11 heures avec les sauvages, MM. d’Iberville, Sauval, Bienville, le père Anastase et quatre Canadiens pour le village, le chemin est très-difficile, la première demi-lieue des cannes est fort épaisse, ensuite il faut marcher une demi-lieue dans l’eau, après des montagnes fort hautes et difficiles à descendre, étant obligé de mar cher fort vite pour suivre les sauvages, qui n'ayant rien qui les embarasse, marchent fort bien, étant sur une montagne à la vue du village, nous nous reposâmes étant tout en sueur à cause de la chaleur et de la vitesse dont nous avions marché ; ils nova onnEe

rent à fumer, et celui qui nous avait dit d'arrêter courut au village, il revint un moment après, nous fit signe que nous pouvions ent # aussitôt, nous nous mimes en marcne ; étant arrivé aux premières cabanes, comme il pleuvait, nous nous mimes un moment à l'abri, étant passé, nous entrâmes à la grande place nous vimes les trois chefs qui vinrent au milieu de la place nous recevoir avec chacun vne croix à la main, ils nous emmenèrent dans le temple à cause de la pluie, nous firent asseoir sur des natles, nous donnèrent à fumer, eusuite ils nous apportèrent à manger du bled d'Inde et des citrouilles et firent protestation d'amité; M. d'Iberville leur donna des haches, de la rassade, deux chemises, une couverte, des couteaux, miroirs, aleines et grelots; leur fit entendre qu'il leur donnerait autre chose quandils iraient au canot, ce qu'ils comprirent fort bien, ils se levèrent tous pour le remercier criant 3 fois Haû Haû Haû, et étendant les bras, ce qu'ils n’omettent jamais quand ils se donnent quelque chose les uns aux autres. Le chef distribua des présents le remerciant tout de même; la pluie étant finie, on étendit des nattes sur la place proche la cabane du chef, où ils nous donnèrent à fumer de moments en moments et apportèrent ensuite à manger, on disposa tout pour nous donne: les divertissements, ils dansèrent plusieurs danses, les cas‘agnettes à la main, les femmes et les filles mêlées avec la jeunesse matachées et accomodées à leur façon, lesquelles quoique sauvages faisaient fort bien ; le soir étant venu, ils plantèrent un fagot de cannes sèches, dansant jusqu'à minuit en nous donnant à fumer continuellement; le chef ne nous quittant pas, c'était un vénérable vieillard de 60 ans ; ils nous laissèrent seuls à minuit, j'ai oublié de dire qu’étant parti à quatre heures et demi pour m'en retourner, ils re vinrent prendre par le bras pour me faire rester, disant que j: n'avais pas de temps assez ; en effet ils sont à 3 grandes lieues d:: la rivière, nous les interrogeâmes sur la fourche de la rivière sans pouvoir rien apprendre, ce qui nous attrista beaucoup ne sachant quel parti prendre, croyant toujours qu'ils nous voulaient tromper.

Le mercredi 21 au matin, nous les interrogeâmes encore pour apprendre des nouvelles de la fourche sans pouvoir rien apprendre, nous voulions partir, mais ils nous dirent d'attendre, que les femmes pilaient du mil pour nous, qu’ils descendraient au bord de l’eau d’abord qu'ils auraient pilé, en même temps, six de nos gens armés arrivèrent étant en peine de nous, nous partimes entre 10 et 11 heures, en sortant de la cabane du chef, on tira 3 coups, étant aux dernières cabanes on fit une seconde décharge, et sur la hauteur où nous nous reposâmes on en fit une troisième

Fe È

, au vilouvions ivé aux un Mmoce nous US recent dans , natles, nger du iité; M.

1emises, leur fit u canot, > remer- :e qu’ils ans aux même ; roche la lents en ut pour rs dan- 388 avec es quointèrent us donint pas, t seuls > demi bur me effet ils nes sur ui nous pujours

e pour apprene, que ent au , Six de artimes à tira 3 harge, bisième

VOYAGE D'IBFRVILLE 35

de toutes nos armes. Les sauvages vinrent nous accompagner et

toutes les femmes aussi qui pleuraient notre sortie ; à une heure après-midi, nous arrivâmes à nos cabanes, nous informâmes nos gens de tout ce qui s'était passé le jour précédent à notre réception, ils offrirent des femmes à nos messieurs dont ils les remercièrent, ce qui est une marque de bonne amitié et de l'alliance qu'ils veulent faire avec nous, deux heures après que nous fûmes arrivés à nos cabanes, le chef avec quantité de sauvages vinrent chargés de bled d'Inde accomodé comme auparavant, les chefs tenant à la main chacun une croix de bois firent le tour üe la croix que nous avions planté processiounellement, jettant du tabac dessus et autour, chantant à leur manière, ensuite ils présentèrent le calumet à nos messieurs, un des principaux d’entre eux harangua M. d'Iberville pendant une demi-heure où tout le monde parut fort attentif, quoique nous ne sussions ce qu'il disait; toute la jeunesse dansa au feu du flambleau qu'ils allumèrent jusqu’à minuit, au bruit de deux morceaux de bois qu’ils frappaient Les uns contre les autres. Sur le soir,M. d'Iberville fit quantité de présents, comme un beau tapis d'écarlate brodé tout au tour, avec des haches, des couteaux, de la rassade, des miroirs et autres choses, ils le remercièrent à leur façon comme je l'ai dit ci-dessus, ils lui avaient fait présent auparavant de quantité de peaux de chevreuils et d’ours ; dans la nuit le chef partagea: aux sauvages principaux tout ce que M. d'Iberville lui avait donné ; pendant la nuit, plus de quarante sauvages des deux sexes furent à leur village chercher du bled d'Inde, qu’ils nous apportèrent avec quantité de citrouilles et quelques volailles qu’ils apportèrent le lendemain.

Le dimanche ?22.—Le chef des Bayongoulas qui était venu avec nous de son village harangua M. d'Iberville et celui des Ommas aussi ; ensuite ils chantèrent autour de notre croix, et lui jettaient du tabac de temps en temps, comme si l’eussent voulu encenser ; le jour précédent, M. d’Iberville leur demanda s’il y avait encore loin jusqu’à la fourche, ils nous firent entendre qu’il n’y en avait pas, comme j'ai déjà dit, on leur traça la rivière avec un crayon et on leur marqua les nations qui sont dessus, ils persistèrent toujours à nous dire le contraire ; nous crûmes que le chef des Bayongoulas leur avait défendu pour les raisons que j'ai déjà dit, nous leur demandâmes s’il y avait loin pour aller aux Cossias, qui est une nation au dessus d'eux, marquée dans la relation de M. de La Salle, ils nous firent entendre qu’il y avait 9 journées ; nous feignimes d'y vouloir aller à cause qu’il y avait un sauvage qui devait venir avec nous qui était Caënsa, nation plus haute dans la rivière, auquel nous avions fait des présents pour nous dire où

était la fourche ; sur les dix heures du matin, nous nous embarquâmes, ie chef des Ommas avec quelques principaux d’entre eux vinrent conduire M. d’Iberville sous les bras jusque dans sa chaloupe ; ceux des Bayongoulas firent de même à M. de Sauval auquel ils avaient donné un calumet le matin, les Ommas la même chose à M. de Bienville, ils s'embarquèrent 8 dans un canot. parmi lesquels était la femme du chef qui venait nous conduire jusqu'aux Chéboucles qui leur sont amis. M. d'Iberville prit dans sa chaloupe le Caënsa, afin de lui faire découvrir la fourche qui persista toujours à dir? qu’il n’y en avait pas, il nous fit entendre que ceux des Ommas qui nous attendaient à leur village, où ils voulaient nous régaler, de l’autre côté de la rivière, n’en étaient éloignés que de deux petites lieues tant la rivière serpente y ayant 18 lieues à faire par eau et pas quatre par terre, il lui fit la carte de toute la rivière des rations qui sont dessus, ayant fait une lieue nous mimes à terre, tant pour diner que pour interroger les sauvages sur cette branche, ils nous dirent qu'ils n’y en avait pas, après deux heures de réflexion, M. d’Iberville voyant qu'il était inutile de monter plus haut résolut de redescendre le fleuve, et retourner à nos vaisseaux par où nous étions venus. Sur les trois heures, nous nous embarquâmes dans nos chaloupes et nous mîmes pied à terre aux Ommas, aussitôt que nous fûmes arrivés, M. de Bienville avec deux Canadiens mônta au village, qui est éloigné du bord de l’eau de deux lieues et demi ou trois lieues par des chemins fort difficiles, nonobstant cela, ils y arrivèrent sur les six heures où il trouva les Bayongoulas que nous avions laissés au bord de l’eau quand nous partimes, auxquels il demanda s'ils voulaient venir avec nous à leur village et que nous partirions de grand matin, et que nous avions mis à terre aux Ommas pour les prendre, ils promirent qu'ils se rendraient de grand matin au bord de la rivière et que nous descendrions avec eux à leur village, ils partirent sur le champ, et ils arrivèrent à nos tentes sur les huit heures du soir, ils nous dirent que les femmes avaient pleuré notre départ à la peine que nous avions dans un si long voyage, les femmes pleurèrent en nous voyant se resouvenant de leurs pauvres morts, 3 femmes qui arrivèrent peu'de temps après chargées de citrouilles à qui M. d'Iberville donna des grelots, ils promirent de retourner le lendemain 1inatin, 5 Bayongoulas arrivèrent chantant qui nous firent mnille protestations d'amitié.

Le lundi 23, le chef des Ommas avec deux des principaux vinrent avec une petite croix de bois, chantant autour de notre croix, jetant Gu tabac dessus et tous ceux du village arrivèrent ensuite, les uns chargés de pain de bled ü'inde, les autres de bled en grain

ous embar--

d'entre eux jans sa chade Sauval Ommas la

ns un canot.

as conduire le prit dans fourche qui it entendre lage, où ils n’en étaient nte yayant fit la carte it une lieue ger Jes sau- 1 avait pas, qu'il était le fleuve, et Sur les trois es et nous s arrivés, M.

1 est éloigné par des chesur les six s laissés au Aa s'ils vouartirions de Las pour les tin au bord village, ils sur les huit ent pleuré png voyage, t de leurs emps après grelots, ils goulas. arrinitié.

cipaux vinnoire Croix, nt ensuite, ed en grain

‘que nous agréâmes, ensuite le chef présenta le calumet comme à l'ordinaire. M. d’Iberville leur donna des haches, couteaux, miroirs, rassade et d’autres choses en récompense äe leur bled d'Inde dont ils le remercièrent à leur manière, qui est de crier trois fois étant debout h6 h6ô h6, fort long et fort bas, ce village est composé de 6 à 700 personnes qui sont beaucoup plus civilisées et honnêtes que les premiers. M. de Conty y a passé quand il a descendu pour trouver M. de La Salle, l’année 1686 dans le mois d'avril; iis mettent leurs morts sur des piquets comme ceux de l’autre village, et lorsque quelqu'un tombe malade, il y a deux hommes qui coantent pour chasser le mauvais esprit. L’endrois où nous müüex: pied à Lerre pour aller au village est élevé de 10 à 12 pieds de hauteur qui inonde dans les débordements de plus d’un pied par dessus la terre qui inonde par la grande quantité d'eau qui vient d’en haut quand les neiges fondent qui est ordinairement à la fin d'avril ou au commencement de maiet par plus de 300 rivières qui se déchargent dans le fleuve et déracine tous les arbres qu'il rencontre dans son chemin, nous ie vimes assez par ceux que nous rencontrâmes dans les rivières qui descendeni au gré de son courant et sur une multitude d’ilets noyés qui sont plus de deux lieues à l’est de son embouchure, qui sont couverts d'arbres morts que les vents et les courants jettent dessus ; nous y avons même trouvé l’eau sommate autour de ces ilets tant que sa rapidité est grande, en ce temps là, tout le pays que nous avons vu en montant la rivière inonde, sur les dix heures nous embarquämes dans nos chaloupes, ils conduisaient MM. d'Iberville et Sauval par dessus les bras, nous leur criâmes trois fois Vive le roi, ils nous répondirent à leur manière, nous fimes dans notre journée 11 lieues, nous vimes que nous avions abrégé le chemin par le portage que nous fimes le 18 de plus de 6 lieues, quoiqu'il n’y eut que cent pas à traverser de l’autre côté de la riviere, sur les 6 heures du soir, nous cabanâmes, nous fimes la chaudière d’un chevreuil que nos canots d’écorce avaient tué en traversant la rivière; il plut presque toute la journée, ce oui fut cause que le canot des sauvages Bayongoulas qui venait avec nous s'arrêta sur les deux heures de l'après-midi et un de nos canots d’écorce, 12 lieues plus bas au portage que nous avions fait, où ils trouvèrent quantité de crocodiles, et le feu que nous avions fait en passant n'était pas encore éteint.

Le mardi 24, sur le: 6 heures du matin, nous nous embarquâmes apres 4 lieues de chemin nous trouvâmes le canot des sauvages qui s'était arrêté le jour.précédent à cause de la pluie, et notre canot d'écorce un peu plus loin, qui avaient tous d'eux passé par le portage, et avaient par conséquent beaucoup abrégé leur chemin,

sur les trois heures du soir, nous trouvâmes une petite rivière qui est comme un lac, n'ayant aucun cours que les sauvages nous montrèrent et nous dirent que c'était le bras d’eau par où ils avaient à la mer, vis-à-vis nos vaisseaux, mais qu’il leur avait fallu faire plusieurs portages, nous min. :s pied à terre à son embouchure, M. d’Iberville s’enfonça un peu dedans, pour voir s'il y avait lieu d’y pouvoir passer nos chaloupes, maïs le voyant beaucoup embarrassé

par les arbres morts qui étaient tombés dedans, résolut de nous.

envoyer par où nous étions venus, et lui prit le parti de se rendre à la mer par le canal avec nos deux canots d’écorce, il prit un sauvage avec lui, et ordonna de donner des présents au chef des Bayongoulas, il porta avec lui des présents pour donner aux Ananis et aux Mar')ubés, qui sont dans cette rivière afin de faire alliance avec tout le monde, ce petit canal et son embouchure est sud-est ouert nord-ouest, et est à quatre lieues au dessus du villag: dé: Monyanlachas, la pointe de tribord en entrant peut avoir dix pieds de hauteur, sur le bout de laquelle il y a un grand arbre, la pointe de babord est beaucoup plus basse, n'ayant environ que cinq pieds de hauteur, et est beaucoup plus enfoncée et à 20 pas au large de la pointe, il y a plusieurs arbres dans l'eau que [a rapidité de la grande rivière 4 entrainé, la terre est formée comme un petit enfoncement, et le haut peut avoir dix pas de large, lorsqu’on est à son entrée le fleuve à une pointe qui reste à l’ouest quart de nordouest à la portée d’un boucanier, son milieu devient droit au nord jusque par delà cette pointe en montant et à ouest quart de sudouest en descendant plus d'une demi-lieue, sur les 9 heures du soir, nous arrivâmes au Monyanla:has, où nous tirâmes en arrivant uu coup de pierrier pour avertir les sauvages de notre arrivée, quoique ceux qui étaient avec nous montèrent au village, quelque temps après, plusieurs sauvages vinrent aussitôt à nos tentes chantant, présenter le calumet à M. de Sauval, ils nous dirent que nos deux hommes étaient à leur village, ce qui nous causa une joie qu'on ne saurait exprimer, les croyant morts dans le bois, dans cet intervalle, on prit la besace du père Anastase dans laquelie était son bréviaire et un petit manuscrit de tout ce qui s'était passé dans le voyage, il crut qui s'était embarqué avec lui aux Ommas, parce. qu'il avait toujours les yeux dessus quand il disait son bréviaire, cela le rendit inconsolable.

Le mercredi 25 jour de l’annonciation de la Ste. Vierge, sur les 6 heures du inatin, le père Anastase alla avec nos messieurs au village, eux pour des vivres, lui pour dire son bréviaire, il se plaignit au chef que les gens qui étaient venus hier au soir à nos tentes, qu'ils appellent Scouguas, lui avait volé son bréviaire, il connut aussitôt

ière qui es nous avaient lu faire hure, M.

lieu d'y barrassé

de nous.

> rendre un sau- Bayonanis et alliance cost ©:

ge des ix pieds à pointe 1q pieds arge de té de la n petit on est à e nordu nord le sudres du en arrikrrivée, uelque s chanue nos e joie ns cet e était 6 dans parce.

viaire,

ur les

irs au aignit qu'ils ssitôt

la chose, il fit crier trois fois pour les faire assembler tous, ce qui fut fait dans un insiant, il demande à tous s'ils ne l’auraient pas trouvé, durant ce temps là, le père pleurait afin üe les toucher d'avantage, ces pauvres gens parurent si déconcertés de cette demande qu’ils s'entreregardèrent sans rien dire, enfin on ne le put trouver, quelque recherche qu'on en fit. Il fut.obligé de s’en retourner après avoir été à toutes les cabanes, pleurant parcequ’on voulait partir, on fit entendre au chef que nos messieurs l’attendaient au bord de l’eau, il fit signe qu’on pillait du bléd-d’inde pour nous faire du pain, ce qu’on dit à M. de Sauval qui était commandant en l'absence de M d’Iberville, pendant ce temps-là on traita un enfant de 12 à 19 ans esclave pour un fusil, une caisse de poudre, un treboure, et quelques balles, ce pauvre enfant avait si grand regret de quitter ces sauvages, quoiqu'il fut esclave qu’il pleurait incessaminent sans jamais l'empêcher, le matin que nos messieurs furent au village, le chef des Monyanlachas donna à M. Sauval une lettre de M. de Conty écrite des quinipissas, au mois d'avril 1686 à M. de La Salle r:r laquelle il marquait qu’il avait descendu le fleuve avec 25 Français, 5 Illinois, et 5 Chaouanous, 2 nations habitées dans la rivière des Illinois où M. de la Salle avait fait bâtir Le fort de St. Louis ; et faisant en tout 35 hommes ; il lui marquait qu'ayant appris qu’il avait un vaisseau perdu et qu'il avait guerre avec les sauvages de la mer, il était descendu pour lui donner secours, et lui mañdait toutes les nouvelles du Canada, il lui disait ensuite qu'il avait fait la paix avec toutes les nations de la rivière où il avait passé. M. de La Salle était parti de France l’année 1694 pour trouver l'embouchure de la rivière dans le glphe du Mexique, ayant atteré au-dessus comme nous vimes par e journal d’un pilotte qui était avec lui, il ne la reconnut pas, étant äcscendu dans le temps que le pays était noyé, et ne l’étant pas lors qu’il y arriva par la mer, ce qui fitqu’il alla plus de huit lieues à l’ouest, parceque les habitants de St. Domingue lui avaient dit que les malles partaient à l'Est, dans le canal de Bahama ce qui est vrai, mais lorsqu'on est enfoui dans le golphe, elles partent à l’ouest, ce qui fut cause de son erreur, et de son malheur; enfin n’en ayant pu apprendre de nouvelles, il s’en retourna, se contentant de laisser cette lettre, et une autre à 8 lieues de la mer dans un arbre ayant envoyé deux de ses canots, l’un à l’ouest et l’autre à l’est, lesquels ayant fait 28 où 30 lieues selon lenr vent, l’eau dovce leur manquant, M. de Sauval lui donna quelques haches et couteaux pour avoir la lettre, lui laissa le nouveau testament et les images et lui donna mêrue de la poudre qu'il lui demanda, il ne voulut point nous mourer cette lettre en montant le fleuve, nous

prenant pour des Espagnols à ce qu'il nous firent entendre, sur les 10 heures nous nous embarquâmes sur nos chaloupes pour descendre le fleuve et arriver à nos navires ; nous leur criâmes trois fois vive le roi, emmenâmes nos deux hommes que des chasseurs, avaient trouvé 511 bord de la rivière au retour de leur chasse, nous avions vu les même chasseurs, en montant nous perdîmes les deux hommes le 7 du mois comme ie l'ai marqué cidessus qui furent deux jours dans le bois et dans les cannes, sans jamais venir à bord de l’eau, ne sachant quel chemin préndre, tant la rivière ser-pente, et les cannes épaisses, ils mangèrent des serpents auxquel. ‘!s coupèrent la tête n'ayant rien de quoi subsister, au bout deüe "uxs, ils trouvèrent notre cabane, ils y demeurérent jusqu'au le nain matin, ensuite ils marchèrent le long de la rivière en montant pa.cequ'ils savaient qu'il y avait un village un peu plus haut, à ce que nous avaient dit les sauvages que nous avions rencontré qui s’en allaient à la chasse, sur les 3 heures en marchant, ils virent deux canots qui descendaient le fleuve, ils les appelèrent, les sauvages vinrent à eux qui leur donnèrent 15 épis de blé d’inde, et de farine de ce même bled, ils leur dirent de rester là sans en branler, et qu'ils les prendraient dans trois jours, ce qui arriva le mercredi 18 et ils les enmenèrent à leur village où ils vinrent le vendredi 20, ils leur donnèrent de la sagamité, chacun un peu de bled d'Inde et une citrouille cuite dans la braise, ils leur faisaient signe de ne guère manger crainte que c*la ne leur fit mal, il était pour lors 5 heures, etsur les 7 heures ils mangèrent encore un peu de sagamité qu’ils leur donnèrent, plus de 30 sauvages se rendirent chez le : ef où ils étaient qui firent un bruit épouvantable toute la nuit avec des hurlements affreux, afin de s’assembler tous pour faire un espèce de four que le chef avait au milieu de sa case, où étaient les ossement d’un cadavre, la femme du chefentra dans le four, et puis tira les ossements, et la tête qu’elle offrit par trois fois à son mari qui la prit et la mit entre ses jambes, ensuite ils renversèrent le four et brulèrent le bois qui le composait, ensuite ils mirent tous les ossements et la tête dans un panie: que quatre hommes portèrent en chantant devant leur mosquée, tous les sauvages suivant, où ils firent plusieurs tours devant la porte et ensuite s’en retournèrent, après le chef mit trois .pots d’eau dans une cruche avec des feuilles de lauriers qu'ii fit tiédir, ensuite il en prit une tasse qu'il but, et se mit le doigt dans 1 bouche pour s’exiter à vomir l’eau qu’il avait prise, il fit cela par différentes fois, jusqu’à ce que le pot fut vide, 4 vieilles femmes en firent autant, c'étaient apparemment celles qui avaient touché le cadavre, ils buvaient cette eau, afin de se purifier ; Le lendemain un autre chef

sur les 23s pour criâmes que des de leur nt nous rqué ciles, Sans dre, tant serpents ster, au urérent g de la lage un 1e nous ures en , ils les 15 épis rester là jui arrivinrent 1 peu de aisaient , il était un peu > rendiantable ler tous sa case, tra dans ar trois suite ils suite ils > quatre ous les porte et au dans suite il ie pour tes fois, autant, vre, ils tre chef

Au même village en fit autant à un petitenfant qu’il avait chez eux dans une autre four, je crois qu’il n’y a que les chefs qui ont le droit de le faire. Le chef des sauvages traita nos deux hommes avec la plus grande douceur du monde, et s’offrit lui-même avec un vieillard de les mener dans un de leurs canots, jusqu'a nos navires, il leur fit cet offre, en cas que nous n’eussions pas passé par là Sur les 6 heures du soir, nous cabanâmes près de deux lieues plus bas que l'endroit où nous avions perdu nos gens, nous fimes cette journée là 12 lieues.

Le jeudi, 26, sur les quatre heures du matin, nous nous embarquâmes dans nos chaloupes, où nous déjeunâmes avec de la sagamité que nous avions fait cuire pendant la nuit pour épargner notre pain de bled d'Inde que nous avions pris aux Ommas pour notre diner; sur les cinq heures et demie, nous mîimes à terre, du côté du tribord en äcscendant, nous fimes cette journée là 19 lieues.

Le endredi 27, sur les six heures nous nous embarquâmes après avoir déjeuné comme à l'ordinaire, sur les cinq heures du soir nous cabanâmes ; le pain que nous mangions était si aigre, et si gât5 qu'il était presque impossible d'en manger, nous fimes 16 lieues ce jour.

Le samedi 28, sur les 6 heures du matin nous partimes, sur les 10 heures nous trouvâmes deux bras d'eau qui s’entre-trenchaient presque, dont l’un courait au sud-est, et l’autre au sud-oues, par la trace desquels, M. de Bienville mit à travers pour nous attendre, il demanda à M. de Sauval s’il ne voulait pas sonder, et descendre à la mer, il lui répondit qu’il n’était pas nécessaire, parceque nous voyions la mer du côté de l’ouest où il se perdait, les embouchures paraissaient toutes barrées par une infinité d'arbres, et mêma des arbres échoués, et que M. son frère lui avait bien donné ordre de sonder un bras d’eau, mais que c'était celui qui se déchargeait du côté de l’est, qui était une demi-lieue plrs bas que nous trouvâmes une demi-heure après qui courre ‘roit au nord-est, et il paraissait passées, mais suivre celle de l’ouest, commes nous donnions dedans, nous sondâmes, nous trouvâmes 8 brasses d’eau. Un moment après nous touchâmes, notre chaloupe vint aussitôt par le travers par la rapidité du courant qui se décharge à la mer, l’autre chaloupe qui nous suivait se rama dans la rivière et fut à terre, uñ de nos gens se jeta à l’eau, et alla porter une amarre à ceux de l’autre chaloupe, qui nous hâlèrent à flot, nous restâmes la quelque temps pour prendre la hauteur, pour savoir au juste la latitude de l'embouchure de la rivière qui n’était éloignée que de deux lieues et demi, et que la rivière courrait presque est et ouest, 274 48», nous descendimes une demi heure plus bas, et à une lieue de

son embouchure, où nous mîmes à terre pour faire nos tentes à une heure après midi. Nos gens furent à la chasse, tuèrent quelques canards en attendant le lendemain matin pour mettre dehors. Cette rivière court en montant à ouest, nord-ouest, au nord-ouést, comme la cote plus de 12 à 15 lieues, et n’a qu’une langue de terre des deux côtés, ce qui fait qu’elle est inondée, n'ayant pas un pied de terre au dessus de l’eau ; les deux pointes de cette rivière portent plus de 25 lieues au large comme nous vimes par la hauteur, et forment un grand enfoncement des deux côtés, qui sont remplis d’une multitude innombrable d’ilets noyés parmi lesquels il n’y 'a rien dessus que queiques joncs piquants ou méchantes herbes, des arbres morts, que les courants et les vents jettent dessus, nous y trouvâmes des chats sauvages un peu plus grands que ceux de l’Europe, qui ont la tête comme un renard. On les tue à coups de bâton, ils sentent beaucoup le marécage et le poisson, ne vivent presque que de cela, et de quelques oiseaux qu’ils peuvent apporter. Je crois qu’ils sont amphibies.

Le dimanche 29, sur les cinq heures du matin, nous nous embarquâmes d’un petit vent d’est, sud est presque tout calme, à mesure que nous approchions de la passe, nous trouvions qu’il assonnissait ! peu à peu comme 6, #, 3 brasses, ensuite 14, 13, douze et onze pieds d’eau dans le milieu de la passe, qui brisait des deux côtés, qui n’a passes brisants plus de la portée d’un pistolet de large, nous gouvernâmes droit à l’est pour sortir, il nous parut 7 brasses, les deux qui sont du côté du nord nous parurent brisés partout, ce qui nous obligea de prendre celle du sud, où je crois que la mer haute elle peut avoir environ 12 pieds d’eau; mais il y a presque deux pieds de levée, la mer y était toujours grosse en son embouchure à cause du haut pont et de la rapidité ; en sortant de la passe on trouve 15 et 16 pieds d’eau. Quand nous fûmes un peu au large, nous fimes le nord tout le long des buttes de terre qui semblent barrer presque toute l'embouchure qui git nord et sud, nous découvrimes un enfoncement qui courait à l’ouest, et à l’ouest nord-ouest, nous gouvernâmes au nord-ouest deux lieues, les vents se rangent à l’est et à l’est nord d'est, beau temps, nous gouvernâmes au plus près, environ midi nous vimes un [let du vent dont nous pouvions passer au vent à une iieue près de cette Ile à la pointe de l’ouest, nous avions vu une quantité de buissons qui couraient au sudouest, et quand nous fûmes à la portée d’un bon boucanier de la pointe de l’ouest de cette Ile, n’étant embarrassé par les brisants, ne voyant pas de terre sous vent, quoique le temps fut fort beau, et

1 Ce mot est illisible dans le manuscrit.— Note du copiste.

ei © ct bn best

ntes à 1t quellehors.

-Ouést, e terre in pied re porauteur, ‘emplis il n'ya es, des nous y le l’'Eubâton, resque er. dJe

1s em- Ime, à s qu’il douze »s deux large, Jrasses, out, ce

la mer

resque emboua passe large, blent

décou-

-ouest, angent

plus vions ’ouest, u sudde la nts, ne au, eb

la puinte de l’est étaui plus d’une grande lieue au vent, nous résolûmes de passer entre ies brisants, 2t au cas que nous eussions touché, de nous jeter tous à la mer pour pousser nos chaloupes, ce qui ne nous est pas arrivé grâce au Seigneur, car nous passâmes fort facilement, quoiqu’en touchant, on monta au haut de notre mât pour savoir si l’on ne verrait pas d’autres Ilets pour y cabanner à la nuit. On ne vit qu’une Ile qui paraissait très grande et remplie de plusieurs bois, nous y allâmes, mais nous eûmes beaucoup de peine à aller à terre, n’y ayant pas d’eau, nous échouâmes notre chaloupe à 15 pas de terre, nos‘gens se mirent à l’eau, un porta M. Sauval, en s’en retournant, ils virent plusieurs poissons qu’on appelle les faits comme des vases, ils ont un dard, un piqua un de nos matelots, la piqure est si dangereuse qn'il pensa perdre la jambe et ne sera sur pied de deux mois, cette Ile dans son milieu ne gît que nord est sur 10 lieues de l'embouchure de la rivière.

Le lundi, 30 dès la pointe du jour, les équipages des deux chaloupes poussèrent les deux chaloupes au large l’une après l’autre. qui étaient touchées. La mer ayant perdu plus d’un demi pied, nous la poussâmes plus de quatre fois leur longueur, nous nageâmes directement au nord, n'ayant pas de vent du tout, sans voir de terre, sur les 8 heures nous vimes une grande Ile devant nous, entre neufet dix nous étions par son travers, cette, ile est éloignée de celle où nous couchâ:nes nord et sud, quatre grandes lieues, elle s'étend près de lieues au nora, et elle a une autre pointe qui courre plus de deux lieues au nord et au nord-est quart d'est, ce qui nous obligea de gouverner à l’est nord est pour la doubler d’un petit vent de sud, qui commençait à venter sur le midi ensuite nous fimes le nord est pour passer entre la petite ile noyée dont nous en laissâmes deux à tribord de nous, sur les quatre heures, nous arrivâmes au nord-ouest sur une île qui nous paraissait à deux lieues nous laissâmes plusieurs ilets à bas bord de nous à la vue qui ne sont autre chose qu’une contre côte, qui semblent comme la grande terre ; comme nous approchions de cette île, nous vimes une pointe qui partait au large, nous gouvernâmes au nord nord-est pour 14 doubler, ensuite nous fimes le nord quartde nordouest sur une île qui est à deux pieds devant nous où nous arrivêmes sur les six heures du soir ; les vents ayant beaucoup rafraichi nous mimes à terre en la pointe qui part la plus au large, qui est haute de sept pieds de coquillage et de sable, que la mer y avait jetés dans les mauvais temps et tout autour de l’île en est inondé, nous y fimes un abri-vent pour y passer la nuit, où les maringouins pensèrent nous manger malgré tout le feu que nous faisions pour nous en garantir. Sur les 9 heures, nous vimes un grand feu à

nord-ouest qui nous paraissait éloigné, nous ne savions s’il était sur quelques iles, ou sur la grande terre, nous fimes plusieurs routes cette journée, qui ne nous ont guère valu que le nord cinglé 15 lieues.

Le mardi, 31 sur les 6 heures du matin, nous mimes à la voile d’un petit vent d'est, sud-est, nous fimes le nord nord-ouest de peur de passer au largs de nos vaisseaux et afin de reconnaitre la rivière après une lieue de route ou même cas de vent, à la rame et à la voile, nous vimes plusieurs ilets qui formaient un grand enfoncement et entre lesquels il ne paraissait pas de passer, qui semblaient une autre contre-cote étant presque contigue à la grande terre, celle qui était au nord d’est paraissait haute avec de grande herbes dessus nous la reconnûmes pour une ile qui n'a pas deux lieues à l’ouest de nos vaisseaux ce qui nous donna une grande joie, écant près de trouver la fin de la misère que nous avions souffert pendant un aussi terrible voyage. Après que nous eûmes doublé l'ile, nous vimes nos deux navires à l’est de nous obligés de mettre tout bas à cause que le vent étant contraire et fort, et la mer grande nous ramâmes de jour à nos navires où nous arrivâmes, un peu après midi, nous apprimes que M. d'Iberville était arrivé le matin à la frégate avec les deux canots d’écorce, qui nous avaient quittés plus de 60 lieues dans le fleuve par uu petit bras d’eau, qui se déchargeait vis-à-vis nos navires qui n’est autre chose qu’un lac, ils furent obligés de faire plus de 80 portages à cause d’une grande quantité d'herbes qu’ils ont trouvées dans le petit canal entassées les unes sur les autres. Ils nous dit qu’il avait courru de très grands risques à cause d’un nombre infini de crocodiles, qu’il avait trouvés dans les lacs, et nous dit aussi qu’il avait vu aussi plus de 200 taureaux sau. vages.

Le même jour, M. d’Iberville détacha Messieurs de la Villanbray et des Ourdis, enseigne, pour aller sonder une seconde fois une rivière qui est à dix lieues à l’est de notre ile où nous étions mouillés, afin d'y pouvoir établir notre petite colonie, n'ayant rien pu faire du côté du fleuve à cause d’un débordement et que le pays est presque inondé.

Le mercredi, ler avril 1699, sur les dix heures du matin, les deux félouques arrivèrent de leurs découvertes à bord du commandant, auquel ils dirent qu'ils n’y avait pas d’eau. Les vents furent un midisud-est avec une brume fort épaisse, qui régnèrent toute la journée jusqu’au sud ouest et la nuit ils vinrent au nord.

Le lundi ?, M. d’Iberville et de Sauval avec les deux felouques partirent l’après-midi pour aller sonder la côte et la rivière qui est à l’ouest de nous, par où il avait descendu, lorsqu'il nous quitta

vions s’il était mes plusieurs le nord cinglé

mes à la voile 1-ouest de peur aitre la rivière a rame et à la denfoncement mblaient une de terre, celle herbes dessus lieues à l’ouest éiant près de rt pendant un blé l'ile, nous ttre tout bas à ande nous raun peu après le matin à la nt quittés plus qui se déchar- | lac, ils furent ande quantité es les unes sur nds risques à ouvés dans les taureaux sau-

la Villanbray e fois une rions mouillés, rien pu faire pays est pres-

atin, les deux ommandant, ent un midite la journée

x felouques ière qui est nous quitta

dans le fleuve, les vents continuèrent au nord jusqu’au midi, ensuite sautèrent au sud avec de la brume.

Le vendredi 3. Vent d'est sud-est avec une brume fort épaisse, qui ont calmé sur le midi, et qui ont sauté au nord avec une brume continuelle. Sur les dix heures du soir, ils arrivèrent à bord avec bien de la peine, étant écartés plusieurs fois à cause de l'obscurité, ayant passé au large de l’isle car nous étions mouillé, sans le feu que nous portions dans nos haubans de misaine, la mer était si grande qu’ils manquèrent de se perdre avec le petit bâtiment.

Le samedi 4. Les vents coutinuèrent au nord, beau frais qui empêcha nos deux byscayennes de partir, et les deux traversiers pour cette rivière, qui est dix lieues à l’est de nous n'ayant rien trouvé de l’autre côté.

Le dimanche 5. Sur les 7 heures du matin, M. d’Iberville, de Surgères et autres officiers majeurs partirent dans deux petis félouques et 40 hommes de chaque vaisseau, tant soldats que charpentiers, matelots, avec plusieurs haches, et autres ferrement pour couper des arbres dans la rivière que M. de Villantray avait dit.

Le lundi 6, Messieurs de l’'Esquedet, lieutenant de la Badine de Bienville garde de marine revinrent et rapportèrent qu’on y pouvait pas faire d'habitation à cause qu’il n’y avait pas d’eau sur la barre pour entrer les chaloupes, ce qui désola M. d’Iberville et ces messieurs.

Le mardi 7, M. d’Iberville et Surgères visitant pour trouver un endroit, trouvèrent une petite élévation qui paraissait fort commode, ils sondèrent le bas pour y entrer, ils y trouvèrent 7 à 9 pieds d’eau, ce qui les fit résoudre à y faire entrer les traversiers pour y faire un port, ne trouvant pas d’endroits plus commodes et ne pouvant chercher à cause des vivres dont plusieurs s'étaient trouvé gâtés.

Le mardi 8, on commença à abattre les arbres pour construire le fort, nos gens travailèrent si vigoureusement qu’à la fin du mois le port fut achevé, les chaloupes y remportèrent pendant ce temps, les poudres, les canons, les balles, les haches, cochons, taureaux, moutons, poulets d’inde, etc., en sorte que les vaisseaux leur laisserait tout ce qu’ils purent ne se réservant que le nécessaire pour retourner, les officiers étaient tours les jours à l’eau dans les chaloupes il y avait toujours un officier major.

Le dimanche 12, jour des rameaux le père Anastase partit avec M. de Beauharnais, enseigne, à quatre heures du matin pour aller dire la messe aux gens qui travaillèrent, mais le vent devint si grand, qu'ils furent obligés de retarder, sur les 11 heures le vent

s'étant molli, il partit avec la chaloupe sur les deux heures aprèsmidi, M. de Surgères, revint avec la chaloupe.

Le jeudi 16, jour du jeudi saint. Le père Anastase partit après avoir dit la messe avec M. de Beauharnois pour faire faire les pâques à ceux qui travaillaient au fort, la chaloupe était chargée de canons et de balles, nous en fûmes pas à une lieue de nos vaisseaux que le vent se leva bien fort, ensuite la pluie vint avec tant d'abondance qu'il fallait deux hommes pour jeter l’eau; il n’en fallut pas deux doigts que la chaloupe emplit; nous aurions souhaités être aux vaisseaux ; nous continuâmes cependant notre route en sorte que nous arrivâmes sur les deux heures au port, la pluie continua le vendredi 17 jusqu’au samedi 18 à midi comme si on l'avait jetée par sceaux du ciel, de sorte que la baie qui a 8 lieues de de large devint douce pendant 8 jours de temps, ce qui parait presque incroyable et est cependant très vrai.

Le jour de Pâques 19. Le père Anastase confessa ceux qui se présentaient ensuite dit la messe, et l'après midi les vèpres et le sermon.

Le lundi 20. Sur les 11 heures du matin, le père Anastase après avoir achevé de confesser partit avec M. de Lesquelet pour les vaisseaux, pour faire faire les pâques à ceux qui ne les avaient pas fait; on continua à travailler fortement au fort, et à déterminer ceux qui y devaient demeurer ; on choisit pour cela les meilleurs hommes des deux détachements de soldat pour mettre avec les Canadiens, les ouvriers, et les matelots qui devaient servir aux traversiers, M. de Sauval, lieutenant de compagnie, et enseigne de vaisseau pour y être gouverneur, M. de Bienville, garde de marine après lui, et M. le Vasseur Canadien.

Le vendredi 1er, jour de mai et le samedi ? mai 1699. On ramena ceux qui avaient travaillé au fort, il y a quatre bastions, deux sont faits de pièces de bois et quarrés de deux à trois pieds de long les uns sur les autres avec des embrasures, pour mettre du canon etun fossé à l’entour, les deux autres bastions sont faits de pierre fort gros en sorte qu'il fallait quatre hommes pour les porter, il y a d’autres pièces de canon montées à l’entour.

Le dimanche 3, M. de Sauval vint dire adieu à bord sur les 8 heures du matin Il sembarqua dans la biscayenne en débordant on cria trois fois vive le roy, après la sortie de M. d'Iberville, défila son petit Ramier, etaussitôt nous appareillâmes quoique le vent fut contraire, nous mouillâmes au soir, nous continuâmes notre route fort lentement, étant obligés de faire de temps en temps saphe pour [ saphe !, il ne se passa rien de considérable jusqu’au 20, sinon que

oo ss by ni "= Re ds OS US CS. “A 0

GG À bn pd 0 pd D Mn

1 Sic. q

2s après-

it après faire les chargée nos vaisvec tant il n’en ons soure route la pluie ne si on ieues de rait pres-

1i se présermon.

se après pour les ent pas terminer neilleurs avec les rvir aux eigne de > marine

ramena eux sont long les on etun fort gros d'autres

ur les 8 Sbordant e, défila vent fut re route he pour on que

Page 1