‹ Voyage d'Italie, 1714-1715 par le comte de Caylus. 1. éd. du code autographe annotée et précédée d'un essai sur le comte de CaylusChapitre 37 sur 197 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

ny a pas de mal que Von s'occupe un peu de ce grand] homme. Ainsi un M. Bitaubé nous a donné V Iliade traduite] en prose j mais il Va donnée abrégée, raccourcie^ corrigée. Je ne ni accoutume pas à voir Homère mutilé ; ces corrections ne me paraissent point pardonnables et faime mieux h ridicule d'un auteur qui ne paraît ridicule que parce qm le genre de ses contemporains, les usages de son pays et la finesses de sa langue nous sont inconnus, que de voir ui Homère- Bitaubé comme nous avons vu, il y a trente ans, un Homère-La MotteK »

A propos des Matinées du roi de Prusse.

« On a d'abord voulu donner cet ouvrage à Voltaire, car on lui donne tout, mais il na pas assez de véritable esprit, c'est-à-dire de profondeur ou de justesse pour en être capable On les attribue maintenant au roi de Prusse, et je

vous avoue que Je n'ai pas vu de tête plus singulière que celle de l'auteur de ce petit ouvrage qui pense, qui voit d'une façon lumineuse et qui ne court point après l'esprit^.

Je vous envoie cet ordinaire l'Expulsion des Jésuites, livre de D'Alembert mais que faurois cru être fait par un manœuvre de l'Encyclopédie. Il a le diable au corps avec son esprit philosophique ; c'est une marotte cjuil ramène à tout et Von peut assurer qu'il est un des plus mauvais Français que je connaisse^.

Les Anglais ont de l'esprit, mais pas tous : ils ont plus sûrement des préventions et des guinées. »

Les gens qui n'ont qu'une affaire sont dangereux dans le sens qu'ils croient en posséder eux seuls la clef, ils s'en attribuent le monopole et se tiennent à Tabsolu. Caylus ne

Page 1